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La musique dans la quarantaine

Souvent, après la vie de famille, on se retrouve déconnecté de soi. Pendant longtemps on était absorbé par les responsabilités familiales et soudain, les enfants partent pour les études, pour leur propre vie et le parent se retrouve seul et plus souvent seule. C’est alors souvent la crise de la quarantaine. On s’est donné, on s’est parfois perdu. Vous avez parfois même l’impression d’être comme le vieux sofa qu’on va remplacer bientôt.  Comme disent les anglais « Heeeeeeeeeee! »

C’est à ce moment que la musique peut devenir une alliée précieuse. Elle permet de renouer avec la créativité et la sensibilité qui était présente dans l’enfance et la vie de jeune adulte. En d’autres mots, elle permet de
se retrouver.

On ne parle pas ici de préparer une carrière mais de se ressourcer. Oubliez donc les gammes et pensez à la musique que vous aimez. Vous écriviez des poèmes étant jeune (vous l’êtes toujours). Retrouvez-les et mettez
les en musique avec l’aide d’un professeur ouvert d’esprit et non quelqu’un qui est prisonnier des règle de la composition classique.
60 ans de musiques pop et plus encore jazz représentent une banque extraordinaire de vocabulaire harmonique,
rythmique et mélodique. Bien sûr le langage classique et romantique sont riches aussi. « Sky is the limit ».

Vous adorez le jazz? Alors plongez-y!
Chopin et Mozart vous fascinent, n’hésitez plus!

Retrouvez ce que vous avez toujours rêvé de jouer sans même oser y penser

Ainsi vous aurez la chance de faire une introspection dans le plaisir de créer sans tomber dans la dépression de la quarantaine. Alors, allez fouiller dans vos tiroirs pour trouver vos futures compositions.

Faites-vous donc plaisir! …et donnez-moi un coup-de-fil

Jean Genest (514) 294-1241

 

L’infini lapsus de l’improvisation

Lorsque les doigts glissent hors de contrôle et s’échappent de notre volonté, on livre tout ses secrets. Glissement Freudien chez les anglos, lapsus chez les romains. Heureusement, le langage est codé, indéchiffrable mais…universel. Nos secrets sont sauvés. Mais, nous  sommes nu et l’auditoire aussi.

L’improvisation est un champ d’exploration infini. Lorsqu’on l’aborde, on le fait totalement, absolument même si on ne fait que l’effleurer. Lorsqu’on a découvert l’Amérique, on n’a commencé que par les berges et on découvre encore aujourd’hui. Ce n’est jamais fini.

Parfois on entend cette question: Est-ce que les ordinateurs pourront bientôt remplacer les compositeurs? Quelle question ridicule. La composition n’est pas simplement l’agencement de notes en suivant un plan donné. L’improvisation et l’art sont une exploration de la psyché humaine et…cosmique. Car la psyché est l’intermédiaire entre nous et l’univers.

Nous ne faisons que commencer à redécouvrir notre psyché. C’est le bagage de centaines de milliers d’années d’évolution. Depuis 800 ans on a essayé de l’effacer. Alors, l’ordinateur compositeur?  Il n’en a pas de psyché. Un bios peut-être mais pas une psyché.0911061257440997444

Si la science nous amène à comprendre l’univers physique, l’art, la musique, l’improvisation et tous les arts de création, incluant les arts martiaux (qi gong, gong fu, tai chi), sont autant de ponts vers l’univers métaphysique.

Qui sommes-nous? Beaucoup de connaissances sur qui nous sommes ont étés perdu. Rappelez-vous, la sainte Inquisition. Allez-donc écouter les visions célestes d’Hildegarde, composées seulement 50 ans avant le plus grand cataclysme qu’aie subi l’humanité (idem pour l’orient) et vous trouverez une musique qui a été composée il y a 800 ans et qui utilise des procédés harmoniques qui n’ont pas été visités depuis. Tout y est possible. La musique métaphysique pure, l’accord acoustique et les sons qu’elle entendit lors de ses transes. La musique céleste. 50 ans plus tard, elle aurait passé au BBQ la guerrière protectrice spécialiste en plante médicinale. Il a tout de même peut-être un peu forcé sur l’opium la demoiselle. Alors, les Rolling Stone feraient bien de se rhabiller.

Mais ça ne répond pas à la question: qui sommes-nous??? Ah oui, je suis un Maître de ceci, Docteur de cela, un Champion, Président, Vedette ou Petit Boss des Bécosses. On exhibe son curriculum vitae. Et le Surmoi, le Moi et le Ça. Pourtant nous ne sommes rien de tout ça. Nous sommes tout le reste, poussière d’étoile,  battement d’ailes dans l’histoire du cosmos, grain de sable, l’infini…et surtout, TOUT et RIEN, un chaînon.

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Lors d’une véritable improvisation on dépasse les états de consciences connus pour arriver quelque part où nous n’avions jamais été.

Keith Jarret disait à propos de sa collaboration avec Miles Davis qu’il arrivait toujours à tirer de lui quelque chose d’extraordinaire et d’insoupçonné de lui. C’était toujours quelque chose imprévisible. Miles arrivait à mener ses musiciens dans des lieux musicaux inconnus. Il était véritablement un Chaman. Wayne Shorter aussi a travaillé avec le grand magicien comme Bill Evans, Chick Corea et tout ceux qui ont fait avancer le Jazz. Miles a été la locomotive de cette musique.

En créant les 12 jeux d’improvisation, je ne faisait qu’ouvrir une porte. Les jeux ne sont rien en tant que tel mais c’est ce qui se passe de l’autre côté de la porte qui compte. Le côté droit du cerveau, bâillonné depuis des siècles nous livre à nouveau ses secrets. Sachez les reconnaître. Vous voyez, quelquefois il y a comme un glissement, une perte de contrôle, une délicieuse perte de contrôle où les doigts se rebellent et prennent le contrôle du navire. On devient soi-même, spectateur de miracle de la créativité pure et de la cohérence involontaire. Moment magique. C’est ce qui arrivait aussi quand Chopin s’assoyait  au piano.  On disait que c’était encore plus beau que ses compositions.

Mon rôle concernant l’improvisation est de vous y amener, comme Miles l’a fait toute sa vie. C’est pour ça que les 12 jeux ont été créés et ce n’est jamais fini.

Ce n’est que le commencement.

Je vous laisse sur la photo de Miles, Boris Vian et une de leurs muses, de nos muses: Juliette Greco « Jolie môme ». Grande chanteuse!

On est le roi et, quand on la voit, on n’arrive plus à prononcer un mot. Cent-mille ans dans nos cellules, se bousculent pour bredouiller quelques mots. Regardez la gueule de Miles. Tout petit, tout petit même de haut.

Un ordinateur se contenterait de lui demander son numéro de sécurité sociale…comme la Gestapo.vian-greco-et-miles-davis-

Pianistes en burnout

10 ou 20 ans ou plus… dédiés, sacrifiées  au piano et voilà…: le MUR!

Pourtant, la musique devrait apporter le bonheur absolu! Elle devrait libérer et pourtant, elle emprisonne. Devenir un pianiste demande de la discipline, de l’abnégation parfois démesurée. Enfant, on répète, pendant ce temps, nos amis jouent dans le parc ou la ruelle, ou découvrent le monde. Et vous, assis au piano repreniez ce passage difficile de Bach ou cette

satanée gamme, encore et encore. Vous en êtes même au point détester la musique et taper à coup de poing sur le piano. Ça pourrait être pire. Vous pourriez vous cogner la tête sur les murs ou vous jeter dans le fleuve. SVP, ne le faites pas. Réagissez! AAAAAAHHHHHH! Oui, allez-y criez un bon coup, c’est déjà un début.

Le piano…heures après heures, jours après jours, années après années. Pourquoi?

Où est l’erreur? Y’a t’il de l’espoir?

Lorsqu’on se retrouve en panne devant le piano,  que peut-on faire? Après tout ces efforts…. On est prêt à tout. Mais on a suivit une longue route avant d’entrer dans le désert et on n’a pas apprit à trouver les oasis. D’ailleurs, l’ascèse est devenue depuis longtemps la norme. Il faut revenir loin en arrière pour trouver le moment du choix. Le jour où on a choisit de s’oublier. Pourquoi s’oublier? Pour ne plus souffrir de ne pas vivre, pour oublier qu’on n’a jamais choisi de jouer du piano. Parfois même, pour oublier qu’on a toujours détesté ça. C’était la seule façon parfois d’avoir l’amour et la reconnaissance parentale.

Dans l’apprentissage de la musique classique,on fait souvent appel à la « pédagogie noire » (voir Alice Miller), Cette psychanalyste a bien étudié ce phénomène qui parfois prend un tournant extrême.

L’approche que j’ai développé aide à revenir à la source et de se retrouver « Soi ».  Redonner vie à la musique en se redonnant vie.  Ce n’est pas facile et tout le monde ne réussit pas. C’est un parcours d’émerveillement et d’éveil mais ce n’est pas dénué de souffrance réprimée depuis longtemps mais aussi d’apaisement et au bout du chemin, il y a le bonheur et aussi, le bonheur musical. Évidement la musique est un véhicule vers ce bonheur rare que nous offre cette univers: la dimension musicale. En plus, le « qi gong » et le « tai chi » amène des outils très efficaces dans ce cheminement. Les arts martiaux nous mettent face à nos démons, nos dragons. La seule façon de les vaincre c’est de les regarder droit dans les eux. Comme on dit « notre pire ennemi est en nous ». C’est vous qui avez mis toutes ces énergies à arriver là où vous en êtes et seulement vous pouvez vous en sortir. Mais méfiez-vous, vous n’êtes pas cet ennemi. Retrouvez-vous, retrouvez vos retrouvez et la vie en vous et tout le reste suivra.

Beethoven et Chopin vous parlerons et vous surferez de nouveau sur cette merveilleuse vague qu’est la musique.

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Alice Miller, Adolphe Hitler et la « pédagogie noire »

Quand on lit ce bouquin extraordinaire d’Alice Miller, la question qui nous vient est: Pourquoi?

Elle y décrit cette forme d’éducation qui a été et est toujours si répandue et où toute forme d’affection et tout encouragement est vu comme un signe de faiblesse. Elle y décrit l’enfance d’Adolphe Hitler, non pour l’excuser mais pour y voir la source des grande psychose sociales et politiques. Elle parle aussi de l’enfance Nietsche, de Picasso et explique comment on peut être sauvé de ce gouffre par un seul geste, une seule personne qui posera un geste d’amour inconditionnel envers l’enfant.

Dans une vie, c’est parfois un simple professeur qui fera la différence.

Jean Genest

http://www.amazon.ca/LA-SOUFFRANCE-MUETTE-DE-LENFANT/dp/2700721098/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1334330338&sr=8-1


Les 12 jeux d’improvisation

Une approche simple et accessible à tous!

J’ai créé ces jeux en 1996 afin de permettre à toute personne de pouvoir improviser au piano.

Et ce quelque soit le niveau (débutant ou pianiste) je les utilise depuis ce temps avec succès.

J’ai eu le plaisir de les présenter en atelier au congrès de la FAMEQ (Fédération des Associations de Musiciens Éducateurs du Québec) cette année et l’accueil a été très enthousiaste.

Il s’agit de 12 points de départ vous plongeant immédiatement dans des langages différents.

  1. Blues
  2. Musique ancienne (pour les gammes jazz)
  3. Casse tête (musique contemporaine. Vous savez ce qu’on dit « C’est plus agréable à jouer qu’à entendre » mais c’est l’fun quand même)
  4. Chromatisme (mystère)
  5. Danse du soleil (ou tam tam danse)
  6. Jeux d’eau (pour l’oreille intérieure et virtuelle)
  7. Échos
  8. Jeux sur les touches noires (new age, asiatique amenant vers le blues)
  9. Les tritons
  10. La peinture sonore
  11. Les arcs en ciel (harmonie et accompagnement romantique)
  12. Gammes par tons et gamme diminuée (jazz et halloween)

couverture_improChacun arrive à s’y  »mouvoir » avec une bonne aisance. C’est un peu la chance du débutant. Le secret c’est de la garder avec un prof qui sait comment s’y prendre sans vous déconstruire.  »L’instinct musical ».

Ce livre est disponible sur le web à jbgenest.com (20$)

 

Aussi interprétation créative classique, initiation au jazz et au blues.

  ;o)

La leçon… de piano

La leçon… de piano

Voici une histoire assez impressionnante qu’a partagé monsieur Tom Kenyon
lors d’un atelier.

« Une pianiste professionnelle, début quarantaine, venait d’apprendre qu’elle était atteinte
d’un cancer du sein. Son médecin lui avait annoncé que la maladie s’était propagée dans tout
le corps et qu’il n’y avait malheureusement aucun traitement possible.

De retour chez elle, en état de choc, elle s’installa au piano. Ses yeux se posèrent sur une œuvre de Brahms qu’elle était censée apprendre pour un futur concert. Mais cela n’ayant plus aucun sens, elle referma la partition. C’est alors qu’elle sentit que la partie d’elle qui souffrait cherchait à s’exprimer et à se faire entendre. Elle qui n’avait jamais osé improviser se mit à jouer… et à jouer. Les sons qui sortaient du piano étaient cacophoniques, laids et disharmonieux,
mais elle poursuivit… et poursuivit.

Elle joua ainsi tous les jours durant des mois. Avec le temps, ses douleurs diminuèrent et
elle remarqua qu’un semblant de mélodie était apparut. Plus elle jouait, mieux elle se sentait
et plus la musique retrouvait harmonie et beauté.

Vous devinez la suite?…. Quelques mois plus tard, après examens, son médecin
lui annonça que toute trace de cancer avait disparu. »

Une bien belle leçon… de la vie.