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Répéter…le moins possible

Mon 1er prof suisse (Bruno Biot) me disait que répéter plus de 3 fois était inutile.alpinistes au coucher/lever du soleil J’ajouterai que ça abrutit. Si vous répétez faites-le de plusieurs façons différentes pour voir des angles différents. La main et l’oreille «scannent» les mouvements et les sons pour en faire une sculpture virtuelle interne (un gabarit) que le jeu suivra lors de l’interprétation.

La musique doit éveiller, la répétition endort. La répétition rend vrai ce qui est faux. L’enseignant doit «guider» l’élève dans les mondes imaginaires/réels et lui apprendre à lire les signes laissés pour nous par le compositeur. Quelle insulte pour le compositeur  j’entend de certains élèves qui disent ne pas être intéressés. En fait, aiment-ils la musique???

Lors de l’apprentissage d’une oeuvre il faut créer une trame esthétique, une sorte de «mapping»  qui servira de support à l’oeuvre. Ce que Heinrich Neuhaus (prof. de Richter au conservatoire de Moscou) appelait l’image esthétique. (aesthéticos; de ce qui est senti).

Il faut d’abord faire parler l’oeuvre, saisir son sens, la questionner, se questionner.

Heinrich_Neuhaus_1962On doit être créatif au niveau de la compréhension de l’oeuvre mais aussi acquérir des connaissances générales (histoire, philosophie, psychologie, anthropologie). À ce sujet, bien peu de pianistes ont de l’intérêt pour ces sujets, ils préfèrent se mettre la tête dans ce qui est pour eux un«objet» vide de sens mais d’une beauté et d’une perfection au delà de l’intelligence humaine. Pourtant, ils ne voient souvent pas très loin devant. Avoir de la VISION, voilà ce qui est primordial. C’est pourtant très rare dans le monde des artistes où un artistes à de la vision pour 20 qui suivent sans voir.

Combien de fois ai-je demandé à un ou une pianiste ce qu’il ou elle voyait dans une oeuvre. La réponse est presque toujours «rien» et ce, surtout avec des pianistes de formation. La «vision» et l’imagination ne font pas partie du curriculum. Elles sont même indésirables créant un goût pour la liberté qui ne cadre pas avec l’immense discipline requise par ce système.

«Mettez les 10,000 points noirs de la partition là où ils doivent être et ne faites pas d’erreurs sinon…»
Pourtant, la créativité, la vision et l’esthétiques sont des alliés précieux dans la création musicale. Mais oui, la création. Jouer une oeuvre, c’est la faire renaître pour une vie entière. Chaque enfant vient au monde pour une vie. Cette sera la sienne etet elle peut être imprévisible.

La sonate «Waldstein» de Beethoven peut prendre différents aspects. Bien sûr, c’est subtil mais, quelle aventure extraordinaire qui nécessite une grande intégrité. Pensez seulement à tout l’espace évoqué, tout «l’air» toute la respiration et l’extase du 2e mouvement après l’euphorie et la folie du 1er mouvement.

Orangutans Laughing

 

Jean Genest    (514)294-1241

Maître en musique. Auteur des 12 jeux d’improvisation, compositeur «La légende de Yakou». Interprète de Chopin, Jazz et autres styles de musiques.

Cours de piano pour tous à Montréal

Le programme famille pour débuter du bon pied et de la bonne neurone

famllComment aborder le piano avec ses enfant ou même avant leur arrivée? Il peut coûter cher de faire apprendre le piano aux enfants pour souvent un intérêt mitigé voire même une indifférence absolue. Il y a même des cas où après des milliers de $$$$ l’enfant avoue détester le piano (ou le prof). Parfois, les parents sont démunis à savoir comment faire fructifier les cours; pas de pratique à la maison, pas de musique pas de plaisir. C’est pour cette raison que j’ai créé le programme famille où tous sont appelés à participer. L’enfant croit souvent être le seul au monde à jouer du piano. Il se sent anormal et s’il est le seul à la maison c’est pire. Bien sûr, si votre garçon et souvent surtout, votre fille demande en bas âge demande à apprendre le piano,il faut lui en offrir la possibilité. En participant au programme famille, vous apprenez des jeux et des pièces qui vous permettrons de le suivre et de participer à son apprentissage et son épanouissement. Ça représente un grand plaisir! Jouer un morceau avec maman ou papa. Se lancer dans un tango ou un blues. Attaquer une symphonie à 4 mains. Un avantage du programme est que le parent ne retient pas les mêmes choses que l’enfant ce qui consolide la mémorisation et la compréhension des pièces. Imaginez les soirées de musique en famille plutôt que les soirées chacun pour soi sur le Ipod ou l’ordi… La musique est un outil formidable pour consolider les liens familiaux. De plus, à travers le programme famille, vous dénicherez facilement lequel de vos jeunes et moins jeunes à la piqûre et vous sauverez une petite fortune. Jean Genest enseigne aux jeunes de tous âges (de 4 à 85 ans) depuis plus de 30 ans dans le respect des goûts et de la personne. Dans la simplicité et le plaisir. Pour lui, rien ne vous est impossible si vous aimez une pièce ou une oeuvre. Beattles, Mozart, Chopin, Stravinsky, Deep purple, Billy Joel, Elton John ou les grands du jazz, il vous ouvrira toute grande pianosnoopyla porte et vous y accompagnera. En couple de jeune amoureux, jouer un tango ou un blues est une excellente façon de se connaître et par la suite en jouant ensemble pour bébé, vous le préparerez à y plonger lui-même. L’impro et la musique pour piano sont aussi des excellents outils pour relaxer et s’énergiser pendant une grossesse et après l’accouchement. Seul ou en duo vous êtes les bienvenu(e)s

La musique dans la quarantaine

Souvent, après la vie de famille, on se retrouve déconnecté de soi. Pendant longtemps on était absorbé par les responsabilités familiales et soudain, les enfants partent pour les études, pour leur propre vie et le parent se retrouve seul et plus souvent seule. C’est alors souvent la crise de la quarantaine. On s’est donné, on s’est parfois perdu. Vous avez parfois même l’impression d’être comme le vieux sofa qu’on va remplacer bientôt.  Comme disent les anglais « Heeeeeeeeeee! »

C’est à ce moment que la musique peut devenir une alliée précieuse. Elle permet de renouer avec la créativité et la sensibilité qui était présente dans l’enfance et la vie de jeune adulte. En d’autres mots, elle permet de
se retrouver.

On ne parle pas ici de préparer une carrière mais de se ressourcer. Oubliez donc les gammes et pensez à la musique que vous aimez. Vous écriviez des poèmes étant jeune (vous l’êtes toujours). Retrouvez-les et mettez
les en musique avec l’aide d’un professeur ouvert d’esprit et non quelqu’un qui est prisonnier des règle de la composition classique.
60 ans de musiques pop et plus encore jazz représentent une banque extraordinaire de vocabulaire harmonique,
rythmique et mélodique. Bien sûr le langage classique et romantique sont riches aussi. « Sky is the limit ».

Vous adorez le jazz? Alors plongez-y!
Chopin et Mozart vous fascinent, n’hésitez plus!

Retrouvez ce que vous avez toujours rêvé de jouer sans même oser y penser

Ainsi vous aurez la chance de faire une introspection dans le plaisir de créer sans tomber dans la dépression de la quarantaine. Alors, allez fouiller dans vos tiroirs pour trouver vos futures compositions.

Faites-vous donc plaisir! …et donnez-moi un coup-de-fil

Jean Genest (514) 294-1241

 

Le grand amour ou la créativité, la phényléthylamine

baiséPhényléthylamine: alcaloïde produit par le cerveau chez l’amoureux et l’amoureuse. Rappelez-vous cette impression de bonheur absolu ressenti lorsqu’on est vraiment amoureux.

Que ce soit en amour, au piano, dans l’écriture, la danse, la peinture, la créativité semble être présente, ainsi que l’euphorie quasi amoureuse.

Comme artiste, je ressent la même émotion lors des périodes créatives que lorsque je suis amoureux. Serait-ce que la créativité stimule la production de la phényléthylamine par le cerveau? Lorsque j’écris ou que je joue du piano, je ressent ce bonheur absolu.  Ici je parle de créativité et non de jouer en essayant de ne pas faire d’erreurs, de fausses notes.

Comment être créatif au piano?

Pourtant, la créativité est totalement absente dans la plupart des approches pédagogiques. J’ai reçu de mes professeurs d’origine suisse cet

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enseignement qui venait en fait des pianistes allemands réfugiés en Suisse pendant la 2e guerre mondiale. C’est très très simple. On doit esquisser

 

richetr.jpgun scénario basé sur les « images esthétiques » (Heinrich Neuhaus, L’art du piano). Heinrich Neuhaus a été le professeur de Sviatoslav Richter. La base del’enseignement  est celui-ci: on ne doit pas pratiquer une pièce avant de la connaître « par coeur ». Par coeur et pas de mémoire??? Oups, c’est quoi la différence? Par coeur veut dire qu’il y a une histoire d’amour entre vous et la pièce musicale. D’abord, laissez tomber Czerny. Choisissez des morceaux que vous aimez pour une personne que vous aimez: VOUS.

Jouer sans pratiquer? Là je suis dans la totale hérésie. Les professeurs interdisent de jouer. En général, un élève qui a du plaisir à jouer devient suspect. Neuhaus disait que l’élève talentueux joue fort. Il s’amuse, il ne pratique pas. Pourtant, il n’a pas de blanc de mémoire lui. Oublions un peu la pédagogie noire pour un moment. La pratique vient en son temps. Voici la méthode pour entrer dans l’univers de Schnabel ou Fisher et tout les grands artistes créatifs.

Cette approche est accessible autant pour les débutants et les pianistes avancés (plus difficile pour ces derniers étant donné une éducation anti-créative bien enracinée)

  1. Je commence une pièce, que faire?
  2. quel est le sentiment que je ressens à l’écoute de la pièce. Il faut d’abord la jouer mais sans se soucier du produit fini. Plutôt entrevoir ce que le compositeur veux nous faire voir
  3. Est-ce triste ou gai?
  4. Quelle sorte de tristesse ou gaieté? Ou les 2 en même temps?
  5. quelle action imaginez-vous?
  6. à quel moment du jour, de la nuit, à quelle saison, dans quel environnement se déroule l’action
  7. observez les transformations, de couleurs, de température  Une pièce peut évoquer l’hivers ou le printemps, écoutez biens « Le tilleul » de Schubert. arbre sans feuilles; hiver, arbre avec feuilles; printemps ou été.
  8. Quelle hérésie! direz-vous peut-être. Comment un élève peut-il se permettre de mettre ses propres idées sur la musique d’un Beethoven ou d’un Chopin?
  9. Déjà un professeur pourra dévaloriser votre façon de sentir et vous faire douter de vos sentiments et de vos émotions. Qui suis-je pour exprimer mon sentiment dans l’oeuvre d’un grand compositeur élevé au niveau presque d’un DIeu ou d’un extra-terrestre. Ne l’écoutez pas. Beethoven avait le même nombre de neurones que vous dans le même type de cerveau que vous.
  10. Dites-vous « So what » et gardez confiance en vous-même.
  11. Créez un scénario, votre scénario, de l’histoire musicale que vous explorez.
  12. et voilà, c’est parti! la créativité est un processus difficile à tuer quand il est déclenché, comme le coup de foudre. Mais là, vous êtes maître de votre destin à travers l’oeuvre en restant intègre au texte et à l’époque. Mozart ne roulait pas en Ferrari mais, le cheval était un moyen de transport qui excitait beaucoup l’imagination depuis toujours. C’est la même chose pour la plupart des moyens de transport. La musique est un moyen de transport.
  13. Maintenant l’oeuvre a sa vie propre. Elle vous parlera. Vous rêverez peut-être même que vous rencontrez le compositeur et discutez avec lui.
  14. Je suis un homme et ça marche pour moi. Les femmes ont une prédisposition pour tout ça. Faites-vous confiance.
  15. Enfin, à la toute fin, confirmez vos intuitions par une recherche historique, une psychanalyse, une étude de l’esprit (spirituelle) et une analyse formelle de l’oeuvre.
  16. Ne faites jamais une analyse au début de l’exploration de l’oeuvre. L’analyse tue la créativité! Un de mes maître disait « l’analyse paralyse ».
  17. À la phase suivante, la pratique, l’analyse consolidera votre interprétation.

Jean Pierre Vetter

Mais, j’en reviens au sujet de l’article.

Cette approche créative vous fera vivre une belle et grande histoire d’amour, sans douleur et la phényléthylamine vous fera planer au 7e ciel

Merci à mon maître Jean Pierre Vetter

L’infini lapsus de l’improvisation

Lorsque les doigts glissent hors de contrôle et s’échappent de notre volonté, on livre tout ses secrets. Glissement Freudien chez les anglos, lapsus chez les romains. Heureusement, le langage est codé, indéchiffrable mais…universel. Nos secrets sont sauvés. Mais, nous  sommes nu et l’auditoire aussi.

L’improvisation est un champ d’exploration infini. Lorsqu’on l’aborde, on le fait totalement, absolument même si on ne fait que l’effleurer. Lorsqu’on a découvert l’Amérique, on n’a commencé que par les berges et on découvre encore aujourd’hui. Ce n’est jamais fini.

Parfois on entend cette question: Est-ce que les ordinateurs pourront bientôt remplacer les compositeurs? Quelle question ridicule. La composition n’est pas simplement l’agencement de notes en suivant un plan donné. L’improvisation et l’art sont une exploration de la psyché humaine et…cosmique. Car la psyché est l’intermédiaire entre nous et l’univers.

Nous ne faisons que commencer à redécouvrir notre psyché. C’est le bagage de centaines de milliers d’années d’évolution. Depuis 800 ans on a essayé de l’effacer. Alors, l’ordinateur compositeur?  Il n’en a pas de psyché. Un bios peut-être mais pas une psyché.0911061257440997444

Si la science nous amène à comprendre l’univers physique, l’art, la musique, l’improvisation et tous les arts de création, incluant les arts martiaux (qi gong, gong fu, tai chi), sont autant de ponts vers l’univers métaphysique.

Qui sommes-nous? Beaucoup de connaissances sur qui nous sommes ont étés perdu. Rappelez-vous, la sainte Inquisition. Allez-donc écouter les visions célestes d’Hildegarde, composées seulement 50 ans avant le plus grand cataclysme qu’aie subi l’humanité (idem pour l’orient) et vous trouverez une musique qui a été composée il y a 800 ans et qui utilise des procédés harmoniques qui n’ont pas été visités depuis. Tout y est possible. La musique métaphysique pure, l’accord acoustique et les sons qu’elle entendit lors de ses transes. La musique céleste. 50 ans plus tard, elle aurait passé au BBQ la guerrière protectrice spécialiste en plante médicinale. Il a tout de même peut-être un peu forcé sur l’opium la demoiselle. Alors, les Rolling Stone feraient bien de se rhabiller.

Mais ça ne répond pas à la question: qui sommes-nous??? Ah oui, je suis un Maître de ceci, Docteur de cela, un Champion, Président, Vedette ou Petit Boss des Bécosses. On exhibe son curriculum vitae. Et le Surmoi, le Moi et le Ça. Pourtant nous ne sommes rien de tout ça. Nous sommes tout le reste, poussière d’étoile,  battement d’ailes dans l’histoire du cosmos, grain de sable, l’infini…et surtout, TOUT et RIEN, un chaînon.

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Lors d’une véritable improvisation on dépasse les états de consciences connus pour arriver quelque part où nous n’avions jamais été.

Keith Jarret disait à propos de sa collaboration avec Miles Davis qu’il arrivait toujours à tirer de lui quelque chose d’extraordinaire et d’insoupçonné de lui. C’était toujours quelque chose imprévisible. Miles arrivait à mener ses musiciens dans des lieux musicaux inconnus. Il était véritablement un Chaman. Wayne Shorter aussi a travaillé avec le grand magicien comme Bill Evans, Chick Corea et tout ceux qui ont fait avancer le Jazz. Miles a été la locomotive de cette musique.

En créant les 12 jeux d’improvisation, je ne faisait qu’ouvrir une porte. Les jeux ne sont rien en tant que tel mais c’est ce qui se passe de l’autre côté de la porte qui compte. Le côté droit du cerveau, bâillonné depuis des siècles nous livre à nouveau ses secrets. Sachez les reconnaître. Vous voyez, quelquefois il y a comme un glissement, une perte de contrôle, une délicieuse perte de contrôle où les doigts se rebellent et prennent le contrôle du navire. On devient soi-même, spectateur de miracle de la créativité pure et de la cohérence involontaire. Moment magique. C’est ce qui arrivait aussi quand Chopin s’assoyait  au piano.  On disait que c’était encore plus beau que ses compositions.

Mon rôle concernant l’improvisation est de vous y amener, comme Miles l’a fait toute sa vie. C’est pour ça que les 12 jeux ont été créés et ce n’est jamais fini.

Ce n’est que le commencement.

Je vous laisse sur la photo de Miles, Boris Vian et une de leurs muses, de nos muses: Juliette Greco « Jolie môme ». Grande chanteuse!

On est le roi et, quand on la voit, on n’arrive plus à prononcer un mot. Cent-mille ans dans nos cellules, se bousculent pour bredouiller quelques mots. Regardez la gueule de Miles. Tout petit, tout petit même de haut.

Un ordinateur se contenterait de lui demander son numéro de sécurité sociale…comme la Gestapo.vian-greco-et-miles-davis-

Pianistes en burnout

10 ou 20 ans ou plus… dédiés, sacrifiées  au piano et voilà…: le MUR!

Pourtant, la musique devrait apporter le bonheur absolu! Elle devrait libérer et pourtant, elle emprisonne. Devenir un pianiste demande de la discipline, de l’abnégation parfois démesurée. Enfant, on répète, pendant ce temps, nos amis jouent dans le parc ou la ruelle, ou découvrent le monde. Et vous, assis au piano repreniez ce passage difficile de Bach ou cette

satanée gamme, encore et encore. Vous en êtes même au point détester la musique et taper à coup de poing sur le piano. Ça pourrait être pire. Vous pourriez vous cogner la tête sur les murs ou vous jeter dans le fleuve. SVP, ne le faites pas. Réagissez! AAAAAAHHHHHH! Oui, allez-y criez un bon coup, c’est déjà un début.

Le piano…heures après heures, jours après jours, années après années. Pourquoi?

Où est l’erreur? Y’a t’il de l’espoir?

Lorsqu’on se retrouve en panne devant le piano,  que peut-on faire? Après tout ces efforts…. On est prêt à tout. Mais on a suivit une longue route avant d’entrer dans le désert et on n’a pas apprit à trouver les oasis. D’ailleurs, l’ascèse est devenue depuis longtemps la norme. Il faut revenir loin en arrière pour trouver le moment du choix. Le jour où on a choisit de s’oublier. Pourquoi s’oublier? Pour ne plus souffrir de ne pas vivre, pour oublier qu’on n’a jamais choisi de jouer du piano. Parfois même, pour oublier qu’on a toujours détesté ça. C’était la seule façon parfois d’avoir l’amour et la reconnaissance parentale.

Dans l’apprentissage de la musique classique,on fait souvent appel à la « pédagogie noire » (voir Alice Miller), Cette psychanalyste a bien étudié ce phénomène qui parfois prend un tournant extrême.

L’approche que j’ai développé aide à revenir à la source et de se retrouver « Soi ».  Redonner vie à la musique en se redonnant vie.  Ce n’est pas facile et tout le monde ne réussit pas. C’est un parcours d’émerveillement et d’éveil mais ce n’est pas dénué de souffrance réprimée depuis longtemps mais aussi d’apaisement et au bout du chemin, il y a le bonheur et aussi, le bonheur musical. Évidement la musique est un véhicule vers ce bonheur rare que nous offre cette univers: la dimension musicale. En plus, le « qi gong » et le « tai chi » amène des outils très efficaces dans ce cheminement. Les arts martiaux nous mettent face à nos démons, nos dragons. La seule façon de les vaincre c’est de les regarder droit dans les eux. Comme on dit « notre pire ennemi est en nous ». C’est vous qui avez mis toutes ces énergies à arriver là où vous en êtes et seulement vous pouvez vous en sortir. Mais méfiez-vous, vous n’êtes pas cet ennemi. Retrouvez-vous, retrouvez vos retrouvez et la vie en vous et tout le reste suivra.

Beethoven et Chopin vous parlerons et vous surferez de nouveau sur cette merveilleuse vague qu’est la musique.

arbre

Alice Miller, Adolphe Hitler et la « pédagogie noire »

Quand on lit ce bouquin extraordinaire d’Alice Miller, la question qui nous vient est: Pourquoi?

Elle y décrit cette forme d’éducation qui a été et est toujours si répandue et où toute forme d’affection et tout encouragement est vu comme un signe de faiblesse. Elle y décrit l’enfance d’Adolphe Hitler, non pour l’excuser mais pour y voir la source des grande psychose sociales et politiques. Elle parle aussi de l’enfance Nietsche, de Picasso et explique comment on peut être sauvé de ce gouffre par un seul geste, une seule personne qui posera un geste d’amour inconditionnel envers l’enfant.

Dans une vie, c’est parfois un simple professeur qui fera la différence.

Jean Genest

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