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Pianistes en burnout

10 ou 20 ans ou plus… dédiés, sacrifiées  au piano et voilà…: le MUR!

Pourtant, la musique devrait apporter le bonheur absolu! Elle devrait libérer et pourtant, elle emprisonne. Devenir un pianiste demande de la discipline, de l’abnégation parfois démesurée. Enfant, on répète, pendant ce temps, nos amis jouent dans le parc ou la ruelle, ou découvrent le monde. Et vous, assis au piano repreniez ce passage difficile de Bach ou cette

satanée gamme, encore et encore. Vous en êtes même au point détester la musique et taper à coup de poing sur le piano. Ça pourrait être pire. Vous pourriez vous cogner la tête sur les murs ou vous jeter dans le fleuve. SVP, ne le faites pas. Réagissez! AAAAAAHHHHHH! Oui, allez-y criez un bon coup, c’est déjà un début.

Le piano…heures après heures, jours après jours, années après années. Pourquoi?

Où est l’erreur? Y’a t’il de l’espoir?

Lorsqu’on se retrouve en panne devant le piano,  que peut-on faire? Après tout ces efforts…. On est prêt à tout. Mais on a suivit une longue route avant d’entrer dans le désert et on n’a pas apprit à trouver les oasis. D’ailleurs, l’ascèse est devenue depuis longtemps la norme. Il faut revenir loin en arrière pour trouver le moment du choix. Le jour où on a choisit de s’oublier. Pourquoi s’oublier? Pour ne plus souffrir de ne pas vivre, pour oublier qu’on n’a jamais choisi de jouer du piano. Parfois même, pour oublier qu’on a toujours détesté ça. C’était la seule façon parfois d’avoir l’amour et la reconnaissance parentale.

Dans l’apprentissage de la musique classique,on fait souvent appel à la « pédagogie noire » (voir Alice Miller), Cette psychanalyste a bien étudié ce phénomène qui parfois prend un tournant extrême.

L’approche que j’ai développé aide à revenir à la source et de se retrouver « Soi ».  Redonner vie à la musique en se redonnant vie.  Ce n’est pas facile et tout le monde ne réussit pas. C’est un parcours d’émerveillement et d’éveil mais ce n’est pas dénué de souffrance réprimée depuis longtemps mais aussi d’apaisement et au bout du chemin, il y a le bonheur et aussi, le bonheur musical. Évidement la musique est un véhicule vers ce bonheur rare que nous offre cette univers: la dimension musicale. En plus, le « qi gong » et le « tai chi » amène des outils très efficaces dans ce cheminement. Les arts martiaux nous mettent face à nos démons, nos dragons. La seule façon de les vaincre c’est de les regarder droit dans les eux. Comme on dit « notre pire ennemi est en nous ». C’est vous qui avez mis toutes ces énergies à arriver là où vous en êtes et seulement vous pouvez vous en sortir. Mais méfiez-vous, vous n’êtes pas cet ennemi. Retrouvez-vous, retrouvez vos retrouvez et la vie en vous et tout le reste suivra.

Beethoven et Chopin vous parlerons et vous surferez de nouveau sur cette merveilleuse vague qu’est la musique.

arbre

En passant

Ateliers d’improvisation au piano les dimanches 19 et 26 mai 2013 Avez-vous toujours rêvé d’improviser, de voler au fil des sons en vous laissant porter par vos émotions dans ce monde caché en vous? Il y a toutes sortes de … Lire la suite

Trouver le talent chez l’élève

Trouver le talent chez l'élève

Bien sûr,il ne faut pas toujours se fier à ce qu’on voit. Un tas de facteurs peuvent « cacher » le talent d’un candidat à une audition. L’anxiété, la confiance en soi, l’hyper sensibilité. Pourtant les artistes sont des hypersensibles.
Je dis souvent: « le bon professeur est celui qui trouve le talent chez l’élève et pas celui qui trouve les élèves qui ont du talent ».
Le meilleur professeur est devenu compétent à force de régler des problèmes et de travailler avec des élèves difficiles qui ont des problèmes qui cachent parfois un grand talent.
Le professeur sélectif aura des élèves chez qui les problèmes ont étés réglés par le ou les professeurs précédents. Ceux dont on ne verra pas le nom dans le CV.
Les professeurs qui prennent les débutants, les élèves difficiles et en font des musiciens heureux sont des héros. Ce sont eux les bons professeurs. Dernièrement je travaillais avec une petite élève ayant une facilité extraordinaire, l’élève à laquelle on n’a pas expliquer et je me disais que si je n’avais que des élèves comme elle je serais probablement un professeur médiocre. Je n’ai jamais refusé un défi, que ce soit de « frère Jacques » ou une étude de Chopin.
Il y a une solution à tout les problèmes (physique ou psychologique).

La confiance en soit s’apprend. L’anxiété et le stress se gèrent. Au lieu de les nourrir, le bon professeur les évacueras. Il y a des techniques pour cela et bien sûr, ça ne sert à rien de crier ou de dévaloriser un élève. Il y a des milliers d’enfants et d’adultes qui s’initient à la musique chaque année. Souhaitons que ce sera une expérience agréables pour la plupart d’entre eux.

Jean Genest    (514)294-1241

Alice Miller, Adolphe Hitler et la « pédagogie noire »

Quand on lit ce bouquin extraordinaire d’Alice Miller, la question qui nous vient est: Pourquoi?

Elle y décrit cette forme d’éducation qui a été et est toujours si répandue et où toute forme d’affection et tout encouragement est vu comme un signe de faiblesse. Elle y décrit l’enfance d’Adolphe Hitler, non pour l’excuser mais pour y voir la source des grande psychose sociales et politiques. Elle parle aussi de l’enfance Nietsche, de Picasso et explique comment on peut être sauvé de ce gouffre par un seul geste, une seule personne qui posera un geste d’amour inconditionnel envers l’enfant.

Dans une vie, c’est parfois un simple professeur qui fera la différence.

Jean Genest

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La leçon… de piano

La leçon… de piano

Voici une histoire assez impressionnante qu’a partagé monsieur Tom Kenyon
lors d’un atelier.

« Une pianiste professionnelle, début quarantaine, venait d’apprendre qu’elle était atteinte
d’un cancer du sein. Son médecin lui avait annoncé que la maladie s’était propagée dans tout
le corps et qu’il n’y avait malheureusement aucun traitement possible.

De retour chez elle, en état de choc, elle s’installa au piano. Ses yeux se posèrent sur une œuvre de Brahms qu’elle était censée apprendre pour un futur concert. Mais cela n’ayant plus aucun sens, elle referma la partition. C’est alors qu’elle sentit que la partie d’elle qui souffrait cherchait à s’exprimer et à se faire entendre. Elle qui n’avait jamais osé improviser se mit à jouer… et à jouer. Les sons qui sortaient du piano étaient cacophoniques, laids et disharmonieux,
mais elle poursuivit… et poursuivit.

Elle joua ainsi tous les jours durant des mois. Avec le temps, ses douleurs diminuèrent et
elle remarqua qu’un semblant de mélodie était apparut. Plus elle jouait, mieux elle se sentait
et plus la musique retrouvait harmonie et beauté.

Vous devinez la suite?…. Quelques mois plus tard, après examens, son médecin
lui annonça que toute trace de cancer avait disparu. »

Une bien belle leçon… de la vie.

Thérapie pour pianiste en burnout

Comme un poisson dans l'eauVous reconnaissez-vous?

Être à l’aise au piano comme un poisson dans l’eau. Bien sûr c’est le rêve de tous! On en connait quelques uns, des « Gregory Charles » , mais pourquoi les autres n’y ont ils jamais accès?

Souvent, le résultat de cours de piano est décevant. Un poisson qui tourne en rond dans son bocal sans jamais trouver la sortie. Les autodidactes obtiennent souvent des résultats supérieurs, croyez-moi.

L’apprentissage de la technique et du solfège en suivant les règles devient bien souvent un ensemble de limites plutôt qu’un véhicule pour explorer. Un bocal sécurisant pour certains, un cocon étouffant pour les autres.

Pourtant la musique est un outil d’apprentissage de la liberté.

L’improvisation et le jeu « à l’oreille » sont necéssaire pour obtenir un jeu fluide et agréable.  Jazz, blues, improvisation romatique ou classique ou impro libre; Il n’y a pas de limites. Juste des points de départ qui mènent toujours à la musique.

Toute ma vie, j’ai joué avec plaisir, sans limites. De Chopin à Gershwin, de Miles Davis à Dave Brubeck. Du pop au folklore et du club à la salle de concert. Dans l’ocean de la musique, il n’y a pas de limites.

Il n’y a que la découverte.  Alors, laissons un peu tomber « do ré mi fa sol la si do »  et faisons de la musique.

Pour relaxer, pour le plaisir ou pour faire une carrière, il faut sortir du bocal!