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Faire partie du 1%?

rageJean Genest (514) 294-1241

Voilà la gageure que beaucoup de parents relèvent pour leurs enfants.

C’est bien ambitieux car le taux de succès sera tout de même seulement de 1%.

Ce 1% deviendra 0,1% avec la sélection naturelle du marché de la musique.  Combien d’enfants sont inscrits à des cours de musique au Québec? 50,000? Plus? Et que deviens le 99%? On s’en fout, on a un grand virtuose international chaque 10 ans et on se pète les bretelles.

N’oubliez pas ceci; ce qui est bon et très bon pour vous (comme la musique) peut aussi vous détruire et faire du mal à votre enfant.

Trop souvent la méthode d’enseignement est conçue pour la compétition et se base sur une approche rigide qui ne vise pas l’épanouissement de l’intelligence et de la personnalité de l’enfant mais l’atteinte des objectifs le plus rapidement possibles. Cela laisse des traces indélébiles dans la psyché d’un enfant qui deviendra un adulte…anxieux, perfectionniste à l’excès et incapable de s’apprécier et d’apprécier ses propres réalisations. S’il est encore capable d’entreprendre des projets. Le perfectionnisme amène souvent à la stérilité.

czernyEst-ce que cette image vous rappelle de bons souvenirs? Pas sûr?

À mon avis, on peut viser les deux objectifs lorsque l’élève le souhaite et a le potentiel pour l’atteindre. Je vise prioritairement le développement de l’enfant mais si un élève le désire je peux lui donner tout ce qu’il faut pour être concertiste. Aujourd’hui, même les professeurs se sentent souvent inadéquat en enseignant le programme traditionnel qui vise la profession de pianiste. Peu d’enfants y sont intéressés et la plupart abandonnent sans résultats. Les pièces sont souvent ennuyantes et on a peur d’en donner que les enfants aimeront car par la suite, ils ne se plieront plus au répertoire «nécéssaire» aux gammes et aux exercices. Pourtant le répertoire regorge de pièces excitantes et inspirantes.

Chez Bach il y a des bijoux comme chez Mozart et Beethoven mais on n’y touche pas de peur de les profaner. On préfère ne pas les enseigner plutôt que de les faire jouer trop imparfaits.

Le jazz apporte un complément riche mais on prétend, à tort, que ça va «briser la technique» de l’élève. FAUX!

Avec les avancés pédagogiques, on resserre souvent plus l’étau que l’on ne l’ouvre. La technique n’est pas un truc fragile et fermé duquel on ne doit pas sortir. Les meilleurs pianistes on une technique naturelle et n’ont jamais souffert de jouer des morceaux amusants. Par contre il y a des professeurs ambitieux qui donnent des pièces pour lesquelles les mains de l’enfant ne sont pas prête mais on veut épater la galerie dans les concours.

Si on voulait s’éloigner de la compétition dans les années ’70 («Les vrais perdants» d’André Mélançon) on y est bien replongé aujourd’hui pour le meilleurs et pour le pire. Mais il y a toujours 99% qui ne seront pas gagnants et pour qui la musique aura été une mauvaise expérience dans trop de cas. Il y aura des jeunes adultes pour dire à maman «brûle le piano» et pour regarder le piano comme ce qui leur a volé leur enfance.

Dans tous les cas, la musique doit enrichir, divertir, développer les habilités et la personne elle même dans la joie et le bonheur. Les termes «il faut»,  «je dois» n’ont pas leur place ici. La joie et le vrai bonheur de faire de la musique sont les moteurs de la réussite.

C’est pour cette raison que j’ai créé le projet famille afin de dépister celui ou celle qui a du talent et qui est fait(e) pour la musique et que tous aient du plaisir. Parfois, c’est ne sera pas le plus vieux, mais souvent un  plus jeune qui aura vu son aîné jouer et qui l’imitera avec plus de facilité. C’est cher des cours de piano alors il vaut mieux maximiser en «contaminant» et en augmentant l’efficacité comme en jouant avec son enfant, comme un jeu  au départ et celui-ci deviendra plus sérieux s’il est mordu par le piano (ouch!) C’est aussi une façon de se rapprocher de son enfant. Bien sûr, le parent est souvent moins «bon» que le petit mais sa mémoire retient des notions différentes que celles que l’enfant retiendra. Les mémoires se compléteront. Par la suite il pourra reprendre avec un plus jeune en jouant. La musique fera partie de la famille et remontera le moral ou calmera toute la maison lorsque les nerfs sont à vif.

Jean Genest (514) 294-1241

Et plus tard quand il reviendra à la maison pour Noël, c’est lui qui vous demandera de jouer votre duo et qui jouera des pièces qu’il aime sans que «matante Georgette» le harcèle. Il fera plutôt plaisir à Georgette en lui jouant ses morceaux avec plaisir. Ce sera peut-être «Smoke on the water» mais aussi peut-être la sonate ou le prélude qu’il aime. S’ils ne veulent pas jouer devant la famille c’est peut-être un peu parce qu’ils n’aiment pas leurs morceaux

VIVEZ, soyez donc heureux. LA MUSIQUE C’EST FAIT POUR ÇA. 

En tout cas, pas pour être enfermé dans un bocal alors que tout les autres nagent, libres dans l’océan

bocal

Le côté droit de votre cerveau

univers

http://www.hypnose-yvelines78.com/cerveau-gauche-cerveau-droit/

Comment aborder une oeuvre ou une simple pièce musicale

Voici une façon agréable et efficace de débuter la découverte d’une œuvre de piano

Prendre le temps de le faire élimine la plupart des difficultés d’apprentissage et maximise votre talent. Sauter cette étape revient à dépouiller la musique de tout son intérêt et rend le travail pénible. Si vous aimez souffrir…

 

La lune de miel

La plupart des gens croient encore qu’il faut répéter des dizaine ou des centaine de fois un trait difficile afin qu’il « rentre dans les doigts ou la tête ». C’est encore une erreur courante.

La répétition désensibilise et elle vous rendra de plus en plus imperméable à la musique. Personnellement, je sais que toutes les fois où j’ai appliqué cette façon de travailler, sur une cinquantaine d’année, j’ai perdu mon temps.

Répéter est une corvée inutile.

3-4 répétitions c’est le maximum pour une session de travail.

L’école Suisse

Il faut savoir que l’école suisse s’est grandement enrichi des plus grands pianistes d’Europe (mais aussi des artistes et scientifiques)  pendant l’exode de la 2e guerre mondiale.

J’ai eu 2 professeurs suisses et ils furent vraiment mes meilleurs maîtres.

Un autre maître  est Chopin à travers le livre « Chopin vu par ses élèves ».

 

Lune de miel

La 1ère phase de travail est la lune de miel. Elle est essentielle et permet à l’œuvre d’avoir sa « propre croissance » en vous. Elle permet de mémoriser l’œuvre sans que vous vous rendiez compte. Vous savez, quand on veut apprendre par cœur consciemment ça ne marche jamais. Mon professeur Bruno Biot me disait de ne jamais pratiquer l’œuvre tant que je ne la savais pas par cœur…??? Alors, que faire?

Jean Pierre Vetter qui était un professeur extraordinaire m’a appris à lire la partition. Vraiment lire, au-delà des notes. Ces noms ne sont pas très connus car ils ont consacré leur vie à enseigner, pas à parler d’eux-même et à se faire connaître.

 

Phase 1 : questionner l’œuvre. Ici on se joue la pièce sans se soucier de la performance. Il faut créer des liens, des racines entre vous et l’œuvre. Entre votre psyché et celle du compositeur. L’œuvre vous nourrira et se nourrira de vous.

  1. On écoute, on se joue l’œuvre assis confortablement.
  2. quel est la caractère de l’œuvre (triste, gaie, dramatique, mélancolique, etc)
  3. Faite votre scénario cela donnera de la cohérence à votre interprétation.
  4. Recueillir des informations sur l’œuvre. Par ex : une rhapsodie (Rhapsody in blue, Rhapsodie hongroise et même Bohemian Rhapsody). Le rhapsode était quelqu’un qui relatait les hauts fait de combats, des grandes batailles. Il contait souvent en chantant. Dans « Rhapsody in blue » de Gershwin on peut voir le combat d’un jeune immigrant pour faire sa nouvelle vie (professionnelle et amoureuse) et les obstacles rencontrés. L’œuvre se termine par la rixe et la victoire.
  5. Les sonates suivent le model narratif de l’opéra. Personnage principal et secondaire (souvent plus « smart » que le principal. Il peut jouer le rôle de mentor ou de destructeur. Souvent une femme possédant des pouvoir magiques ou un pouvoir de séduction chez Carmen. 2e mouvement : nocturne, processus spirituel. 3e mouvement : combat final et victoire, réappropriation de sa vie.
  6. Rechercher les « icônes ». Cloches* donnant l’heure ou annonçant un événement, Cors de chasse (situant l’action en forêt) ou cors du postillon**
  7. Essayez de respecter l’époque, l’histoire et le pays
  8. La pièce vous répondra, apportera de nouvelles idées
  9. Bien-sûr, votre scénario ne représente pas une vérité.

 

Après cette phase, vous réaliserez que vous connaissez l’œuvre « par cœur ». Les oreilles ont enregistré les sons en synchronisation avec votre proprioception (perception interne des mouvements). Vous pouvez commencer à pratiquer.

La lune de miel est la phase la plus agréable du travail (après le concert bien-sûr) mais la plupart de pianistes occulte. On a coutume de dire qu’un pianiste qui a du plaisir ne travaille pas vraiment. Dommage!

 

Prochain article : Pratiquer les vraies choses « Ne pas s’enfarger dans les fleurs du tapis »

 

* Cloches : à la fin du nocturne en mib de Chopin , il y a 4 coups de cloches à l’horloge du village indiquant l’heure et l’aube, l’heure où les amants doivent se séparer.

 

** cors du postillon : avant d’entrer dans une ville ou un village,le postillon en diligence s’annonçait au moyen d’une sonnerie de cors afin que les chevaux soit prêts à son arrivée et que l’arrêt soit le plus bref possible (comme en formule un « l’arrêt au puits »). Les villageois y entendent la possibilité de nouvelles d’un proche aimé, d’un fiancé au loin

Session d’été pour les petits et pour tous

Toute l’année, je reçois les petits et les adultes et, vous savez quoi? Ils sont fatigués. L’école demande énormément aux enfants. Pour cette raison, j’aime bien recevoir les petits en été. Ils ont la tête dans les nuages et les poumons pleins d’air frais. Je peux ainsi leur apprendre la musique plus facilement, et non une corvée sur une autre corvée.

En été j’offre l’intensif, soit 2 fois 1h par semaine sur 2, 3 ou 4 semaines 2semaines  par mois. Un projet,un morceau, une pièce jazz,  impro ou une chanson apprise et finie en quelques cours. Pas de niaisage et plus de plaisir et un apprentissage réel.

Tarif spécial de 35$ plutôt que 42$. En final, 4 cours en 2 semaines pour 140$ au lieu de 168$ en apprenant plus.

Apprendre plus? Comment? Pas de procrastination. le prochain cours est après demain alors pas de temps à perdre. Et, la semaine prochaine on fait le CD pour papa maman et les grands parents. C’est ça l’intensif et c’est plaisant en plus…dans un cerveau ouvert.

Jouer avec l’instinct réveillé par le soleil, le dehors et la maturation accélérée de la vie estivale et de la vraie expérience de vie.Image

Inscrivez-vous pendant qu’il y a encore de la place.

Disponible aussi dans le programme famille

La session intensive: cet été, surfez sur « l’état de grâce »

TouchingWater (1)La session intensive pour débutant permet d’apprendre un maximum sans se casser la tête. Ça demande du doigté au professeur et beaucoup d’astuces (que je prend souvent dans la traditions des arts martiaux). On peut apprendre plus en 1 seul mois  que dans une longue période diluée dans la procrastination, la culpabilité (je n’ai pas pratiqué..) la peur du prof et l’oublie. Ce programme permet aussi aux pianistes en « burn out » de restaurer leur amour de jouer ou souvent de découvrir le plaisir de créer, même devant une partition.

  • Intuition, instinct musical
  • l’oreille (le sens #1 en musique)
  • créer l’oreille virtuelle
  • éveiller réflexe musicale
  • accès à la dimension musicale, « universal mind » chez Bill Evans
  • proprioception (perception interne des mouvements) la clé de la virtuosité
  • l’intelligence globale
  • la mémoire (la vraie mémoire)
  • savoir revenir au bon côté du cerveau

Si on a atteint ces buts, « sky is the limit »

Dans tout apprentissage il y a un moment où tout est possible, c’est « la chance du débutant », l’innocence du arthur-rubinstein-19501débutant. Pour moi, en tant que professeur depuis + de 30 ans c’est la période qui permet d’activer les ressources innées de votre cerveau.  Pendant toutes ces années je me suis posé la question: pourquoi c’est facile pour moi alors que pour d’autre cela semble si difficile? Je me suis posé la question toute ma vie. Pour moi, tout était facile en musique alors j’ai cherché des réponses plutôt que de me dire « fuck them ». Je ne me permet jamais de dire qu’un élève n’a pas de talent ou que c’est un con. C’est mon défi, en tant qu’enseignant de trouver le talent et de l’activer. Le professeur qui met la faute sur l’élève n’a pas de talent pour l’enseignement. Il vous détruira ou détruira votre enfant.

Comme professeur, j’essaie de faire durer et de rendre cet état de grâce, la norme.

L’innocence du débutant, c’est ce que l’on retrouve dans tous les jeux que l’on aborde pour la 1ère fois quand le mental est totalement dépassé. L’intuition est une intelligence globale qui prend en compte un grand nombre de variables de façon efficace et ce, inconsciemment. L’intuition fait des synthèses instantanées et agit.

Malheureusement, le modèle éducatif traditionnel ne considère pas cet aspect. Il coupe tout en petits cubes, même ce qui est sphérique. C’est le côté gauche du cerveau alors que la musique est un fait du côté droit: l’artiste. Pourtant, plus tard, quand vous commencerez la méditation, après avoir piétiné pendant des années, c’est ce que vous retrouverez…en partie. Revenez au « programme original »

Imaginez revenir du travail et vous mettre au piano pour jouer votre pièce préférée  et retrouver votre sérénité…. Imaginez jouer une pièce en duo avec votre fils, votre fille, votre amoureux(se).

Le début d’un apprentissage d’une vie. Apprendre la musique est une grande aventure. Certains y plongeront pour la vie. Ne débutez pas en économisant des bouts de chandelles. Vous le regretterez. Quand on commence tout croche, en acceptant qu’il faut jouer un tas de choses hyper ennuyantes pendant des années avant d’avoir « le permis » de jouer ce que vous aimez, la déception ne peut qu’être énorme. Jamais vous n’y arriverez. Combien arrivent à l’écœurement total après 10-15 ans de pratique,  incapable de sortir des cahiers. Quel gaspillage de personne et d’argent. J’en ai vu beaucoup.

Arthur R

Le secret de la « grande main »

Pour certaines personnes, connaître un seul morceau peut être un grand
plaisir. Donnez-vous la permission. Ce que vous avez toujours voulu jouer sans oser le demander? Le bon professeur sait rendre facile ce qui semblait impossible.

…Et tout ça , dans le plaisir, sauf pour ceux qui veulent souffrir. Pour ceux là, ce n’est pas le choix qui manque.  Ne m’appelez-pas si vous voulez un « brain wash ».

La musique dans la quarantaine

Souvent, après la vie de famille, on se retrouve déconnecté de soi. Pendant longtemps on était absorbé par les responsabilités familiales et soudain, les enfants partent pour les études, pour leur propre vie et le parent se retrouve seul et plus souvent seule. C’est alors souvent la crise de la quarantaine. On s’est donné, on s’est parfois perdu. Vous avez parfois même l’impression d’être comme le vieux sofa qu’on va remplacer bientôt.  Comme disent les anglais « Heeeeeeeeeee! »

C’est à ce moment que la musique peut devenir une alliée précieuse. Elle permet de renouer avec la créativité et la sensibilité qui était présente dans l’enfance et la vie de jeune adulte. En d’autres mots, elle permet de
se retrouver.

On ne parle pas ici de préparer une carrière mais de se ressourcer. Oubliez donc les gammes et pensez à la musique que vous aimez. Vous écriviez des poèmes étant jeune (vous l’êtes toujours). Retrouvez-les et mettez
les en musique avec l’aide d’un professeur ouvert d’esprit et non quelqu’un qui est prisonnier des règle de la composition classique.
60 ans de musiques pop et plus encore jazz représentent une banque extraordinaire de vocabulaire harmonique,
rythmique et mélodique. Bien sûr le langage classique et romantique sont riches aussi. « Sky is the limit ».

Vous adorez le jazz? Alors plongez-y!
Chopin et Mozart vous fascinent, n’hésitez plus!

Retrouvez ce que vous avez toujours rêvé de jouer sans même oser y penser

Ainsi vous aurez la chance de faire une introspection dans le plaisir de créer sans tomber dans la dépression de la quarantaine. Alors, allez fouiller dans vos tiroirs pour trouver vos futures compositions.

Faites-vous donc plaisir! …et donnez-moi un coup-de-fil

Jean Genest (514) 294-1241

 

Le grand amour ou la créativité, la phényléthylamine

baiséPhényléthylamine: alcaloïde produit par le cerveau chez l’amoureux et l’amoureuse. Rappelez-vous cette impression de bonheur absolu ressenti lorsqu’on est vraiment amoureux.

Que ce soit en amour, au piano, dans l’écriture, la danse, la peinture, la créativité semble être présente, ainsi que l’euphorie quasi amoureuse.

Comme artiste, je ressent la même émotion lors des périodes créatives que lorsque je suis amoureux. Serait-ce que la créativité stimule la production de la phényléthylamine par le cerveau? Lorsque j’écris ou que je joue du piano, je ressent ce bonheur absolu.  Ici je parle de créativité et non de jouer en essayant de ne pas faire d’erreurs, de fausses notes.

Comment être créatif au piano?

Pourtant, la créativité est totalement absente dans la plupart des approches pédagogiques. J’ai reçu de mes professeurs d’origine suisse cet

Neuhaus.jpg

enseignement qui venait en fait des pianistes allemands réfugiés en Suisse pendant la 2e guerre mondiale. C’est très très simple. On doit esquisser

 

richetr.jpgun scénario basé sur les « images esthétiques » (Heinrich Neuhaus, L’art du piano). Heinrich Neuhaus a été le professeur de Sviatoslav Richter. La base del’enseignement  est celui-ci: on ne doit pas pratiquer une pièce avant de la connaître « par coeur ». Par coeur et pas de mémoire??? Oups, c’est quoi la différence? Par coeur veut dire qu’il y a une histoire d’amour entre vous et la pièce musicale. D’abord, laissez tomber Czerny. Choisissez des morceaux que vous aimez pour une personne que vous aimez: VOUS.

Jouer sans pratiquer? Là je suis dans la totale hérésie. Les professeurs interdisent de jouer. En général, un élève qui a du plaisir à jouer devient suspect. Neuhaus disait que l’élève talentueux joue fort. Il s’amuse, il ne pratique pas. Pourtant, il n’a pas de blanc de mémoire lui. Oublions un peu la pédagogie noire pour un moment. La pratique vient en son temps. Voici la méthode pour entrer dans l’univers de Schnabel ou Fisher et tout les grands artistes créatifs.

Cette approche est accessible autant pour les débutants et les pianistes avancés (plus difficile pour ces derniers étant donné une éducation anti-créative bien enracinée)

  1. Je commence une pièce, que faire?
  2. quel est le sentiment que je ressens à l’écoute de la pièce. Il faut d’abord la jouer mais sans se soucier du produit fini. Plutôt entrevoir ce que le compositeur veux nous faire voir
  3. Est-ce triste ou gai?
  4. Quelle sorte de tristesse ou gaieté? Ou les 2 en même temps?
  5. quelle action imaginez-vous?
  6. à quel moment du jour, de la nuit, à quelle saison, dans quel environnement se déroule l’action
  7. observez les transformations, de couleurs, de température  Une pièce peut évoquer l’hivers ou le printemps, écoutez biens « Le tilleul » de Schubert. arbre sans feuilles; hiver, arbre avec feuilles; printemps ou été.
  8. Quelle hérésie! direz-vous peut-être. Comment un élève peut-il se permettre de mettre ses propres idées sur la musique d’un Beethoven ou d’un Chopin?
  9. Déjà un professeur pourra dévaloriser votre façon de sentir et vous faire douter de vos sentiments et de vos émotions. Qui suis-je pour exprimer mon sentiment dans l’oeuvre d’un grand compositeur élevé au niveau presque d’un DIeu ou d’un extra-terrestre. Ne l’écoutez pas. Beethoven avait le même nombre de neurones que vous dans le même type de cerveau que vous.
  10. Dites-vous « So what » et gardez confiance en vous-même.
  11. Créez un scénario, votre scénario, de l’histoire musicale que vous explorez.
  12. et voilà, c’est parti! la créativité est un processus difficile à tuer quand il est déclenché, comme le coup de foudre. Mais là, vous êtes maître de votre destin à travers l’oeuvre en restant intègre au texte et à l’époque. Mozart ne roulait pas en Ferrari mais, le cheval était un moyen de transport qui excitait beaucoup l’imagination depuis toujours. C’est la même chose pour la plupart des moyens de transport. La musique est un moyen de transport.
  13. Maintenant l’oeuvre a sa vie propre. Elle vous parlera. Vous rêverez peut-être même que vous rencontrez le compositeur et discutez avec lui.
  14. Je suis un homme et ça marche pour moi. Les femmes ont une prédisposition pour tout ça. Faites-vous confiance.
  15. Enfin, à la toute fin, confirmez vos intuitions par une recherche historique, une psychanalyse, une étude de l’esprit (spirituelle) et une analyse formelle de l’oeuvre.
  16. Ne faites jamais une analyse au début de l’exploration de l’oeuvre. L’analyse tue la créativité! Un de mes maître disait « l’analyse paralyse ».
  17. À la phase suivante, la pratique, l’analyse consolidera votre interprétation.

Jean Pierre Vetter

Mais, j’en reviens au sujet de l’article.

Cette approche créative vous fera vivre une belle et grande histoire d’amour, sans douleur et la phényléthylamine vous fera planer au 7e ciel

Merci à mon maître Jean Pierre Vetter