C’est quoi un artiste? D’après Marguerite Yourcenar

Comment Wang Fo fut sauvé

Margerite Yourcenar nous fait une admirable démonstration du regard de l’artiste. Elle peint dans ces pages une fresque du monde à travers les yeux d’un véritable artiste. Elle fait aussi la démonstration de la jalousie qui ronge celui qui n’a pas la «vision». Celui qui ne peut voir la beauté du monde dans une écorce rugueuse, celui qui achète l’art comme il achète un vin ou…une personne. Celui qui connait la quantité mais pas la qualité. Wang Fo paierait de sa vie son impertinence. Pourtant le vieil homme est libre et son esprit comme celui qui a la vision, peut s’évader dans ces mondes, où il le veut.

Vous pouvez trouver le volume ici

Voilà une description d’un artiste par une artiste. J’ai toujours admiré Margerite Résultats de recherche d'images pour « yourcenar comment wang fo fut sauvé pdf »Yourcenar et j’adore cette nouvelle. Je vous met un vidéo Youtube qui vous permettra d’en prendre connaissance. Il ne s’agit pas du texte original et je vous suggère fortement de lire ce texte afin de voir par vous même ces images, cette vision que le génie de Yourcenar vous envoie presqu’en Wi-fi. Vous verrez, le wi-fi cosmique de l’artiste, la connection.

Apprendre à voir, apprendre à écouter, voir,  sentir, goûter, aimer voilà bien des façons de rendre les couleurs à la vie.  Et puis, il y a le «comprendre». Mais être artiste est encore plus complexe et signifie aussi lire entre les lignes, les gestes, entre le passé et le futur.

Écoutez Bill Evans dans les nuances, Jackson Pollock dans le geste ou Margie Gillis dans sa lumière. Être artiste est bien plus que maîtriser la technique c’est transcender l’art.

Bien sûr, le vidéo donne une idée mais, il faut plutôt la lire pour la voir.  La vision de la Chine y est trop stéréotypé et mélange esthétique japonais et chinois un peu comme un «riz frit» du buffet gong fu mais je vous souhaite ce plaisir. Et ensuite, au travail. Créez!

 

20 minutes pour sauter le mur

Résultats de recherche d'images pour « the wall »La «BULLE D’APPRENTISSAGE», la session d’apprentissage commence après 20 minutes. Ce qui a été fait pendant ces 20 minutes est superficiel. Cette bulle ne se crée pas par la volonté mais souvent par une forme de diversion du «vouloir» par l’imagerie. Chaque minute après ces 20  minutes est 3 à 4 fois plus fructueuse que ce qui précède. De plus, dans cette bulle, le temps n’existe-plus. L’apprentissage est à son maximum, à son apogée.  En sortant, vous flotterez sur un nuage signe que votre «travail» vous a fait du bien.

Regarder l’heure est le pire moyen d’y entrer. Il faut pratiquer un genre d’auto-hypnose. Par exemple, mettez votre métronome à 60 battements/minutes. Le mental adore ça et quand le mental est parti, les souris dansent. Ne vous en occupez-pas, ignorez le métronome, la «bibitte à beat».

Avec les pianos numériques, les écouteurs peuvent êtres un allié. Les écouteurs sur les oreilles une enfant peut être absorbé par le piano et rester plus longtemps sachant que vous ne l’entendez pas jouer. La surveillance, lorsqu’elle est sentie par l’enfant peut être une entrave à sa liberté. Parfois il va refuser de jouer sachant qu’on l’écoute. Il aime faire l’exercice de sa liberté. La musique est un outil de liberté.

Je ferai bientôt un petit article sur les commentaires et comportements toxiques chez les parents et les professeurs. Les 1ers problèmes pédagogique viennent souvent des parents et des professeurs. L’enfant lui, n’a pas de problèmes au départ. Le parent «investi» le professeur doit rentabiliser l’investissement à très court terme trop court. Même problème en agriculture conventionele versus biologique.

Ça s’applique autant au jeune et moins jeune adulte.

Improviser baroque ou jouer à l’oreille est une bonne façon de traverser ces 20 minutes et sauter le mur. La concentration se glisse en douceur et le conscient de retire, fatigué pour laisser la place au vrai travail qui se fait tout seul. L’attention et la vraie conscience s’éveille et chaque mouvement, chaque son est senti, assimilé et intégré à l’infini banque de réflexes, de stimuli(s) et d’images qui feront de votre jeu une expérience extraordinaire qui captivera bien des auditeurs, vous le premier. Il faut séduire votre propre cerveau, votre «Psyché».

Le vrai, la pleine croissance de la pièce prend racine en vous, est une partie de vous.  NB Ne jouez pas de choses stupides

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Par expérience je pense que 20 minutes est le temps nécessaire à atteindre la véritable concentration. Dans ces 1 ères minutes la personne survole dans une concentration superficielle qui donnera peu de résultats. Le cerveau se prépare, il concocte un cocktail neurochimique.

En pédagogie j’ai appris que le jeune enfant ne peut pas être concentré plus de 20 minutes. C’est faux.  En observant les très jeunes enfants qui jouent dans leur petit/grand monde, on peut constater que c’est beaucoup plus. Chez certains, une heure, chez un autre parfois bien plus. Un jeune enfant peut être en concentration profonde 1 heure. À 20 minutes il entre en concentration profonde. Bien sûr, il faut lui donner du matériel intéressant pas des niaiserie.

Bien sûr, on peut tenir un enfant par la discipline voire même une sorte d’intimidation «écoute bien ton professeur». Le professeur est beaucoup plus grand et parfois autoritaire avec une grosse voix ou une petite voix pointue. Pensez à la reine de la nuit, cette mère qui torture psychologiquement sa fille. Ça ne fait pas d’une leçon de piano un moment d’épanouissement au contraire du travail pour le «psy».

Dans l’expérience de l’enseignement j’ai constaté qu’un enfant tend presque toujours à décrocher à 20 minutes. Si je pousse un peu (par diversion créative) il entre en concentration profonde pour un total d’une heure complète. Il faut même le «décoller» du piano lorsque les parents viennent le chercher pour rentrer à la maison. C’est d’ailleurs, je crois le maximum réel de sa concentration. Ensuite il va se fatiguer et sa concentration devient «négative» et le résultat n’est pas bon pour l’élève. Il faut aussi savoir s’arrêter. On  sait ce que c’est quand on répète, et j’ai souvent répété 5 à 6 heures par jours (ce que Chopin le professeur interdisait…). On en vient à s’escrimer avec un ragetrait, et à s’enrager et je vous fais grâce de la suite. Bref, rien ne s’arrange. On se dit «si je le fait 50 fois, ça va renter!  …erreur…»

Vous savez ce que c’est: les enfants s’amusent un bout de temps et on n’entend pas grand bruit.  Soudain le ton monte et maman dit «ça va mal finir» et souvent ça fini par des larmes. Il faut savoir où s’arrêter et aller jouer dehors.

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Le même phénomène se produit chez les adultes. En méditation le cerveau a besoin de 20 minutes afin d’être dans l’état méditatif. C’est le temps requis pour que le cerveau produisent le cocktail nécessaire à la concentration profonde. C’est même légèrement désagréable. On voit le même phénomène encore dans les exercices soutenus. Le 20 minutes, le 1er MUR.

Alors je suggère d’entrer en douceur dans une «bulle d’apprentissage». J’évite le terme répétition ou pratique. C’est comme pour s’endormir. Plus on veut dormir plus on souffre d’insomnie.

Le VOULOIR est néfaste pour tout ce qui touche le travail intérieur, la créativité artistique et quelque chose d’aussi extraordinaire que l’apprentissage de la musique.

Oubliez la discipline, entrez dans le monde parallèle de votre propre cerveau. La concentration est une ouverture de la conscience, pas une diminution de l’ouverture d’esprit.

Et surtout! Si votre jeune semble absorbé par le piano, restez en retrait, observez avec intérêt mais n’intervenez pas. La question «est-ce que tu pratiques ce que ton professeur t’as demandé?» est vraiment inappropriée. Les mythes en musique ont la peau dure…

Émerveillez-vous devant son émerveillement

Se libérer de l’emprise du mental en abordant une nouvelle façon d’apprendre

Résultats de recherche d'images pour « franz liszt chopin »Dans le travail traditionnel du piano on met beaucoup l’accent sur le contrôle conscient. Le résultat est un jeu hésitant et un plafond de verre  limitant la virtuosité. Ce contrôle conscient ne peut jamais atteindre la vague visée.

Rappelez-vous les ordinateurs avec une mémoire vive limitée. On attendais parfois très longtemps pour une opération simple. Les données venaient du disque (floppy) ou du disque dur  pour «embouteiller» la mémoire RAM. Parfois, le simple fonctionnement d’applications en arrière venait tout bloquer. Il y avait toujours des «glitch».

Rappelons-nous aussi des virtuoses comme Horowitz ou Rubenstein. Tout semblait se faire sans effort. Puis il y a eu Glenn Gould et jeu un très «control freak» où chaque note était contrôlée. Les yeux étaient fixés sur le clavier.

Il faut dire que Glenn Gould était la réponse nécéssaire aux abus des pianistes à la mode comme Liberace. Il a remit les horloges à l’heure. À mon avis Gould était un autiste de haut niveau, très probablement  Asperger comme Einstein mais ce n’est probablement pas votre cas bien qu’on en voit des petits pianistes qui se mettent au piano et jouent comme si ils en avaient joué toute leur vie «antérieure». J’ai eu une élève comme ça. Elle était extraordinaire dans son monde.

Les pianistes connaissent ce phénomène où plus on répète plus ça se gâte. On en perd toute spontanéité et on fait des erreurs qu’on ne faisaient pas auparavant. On se retrouve dans un labyrinthe pour certains infernal où on perd toute motivation et au fil des années, le goût de jouer disparaît laissant place à un réel «burn-out» musical. Ceux qui éclatent en sanglot en s’asseyant au piano le savent bien.

Pour aller dans l’autre direction ce que je suggère avant qu’il ne soit trop tard:

  • faire une rotation des pièces de votre programme et pas plus de 5 à 6 sessions de travail sur une oeuvre. Pas plus d’une heure dans une «pratique». Lisez d’autres œuvres, improvisez. Bach, Chopin et Liszt le faisait. Ils jouaient aussi beaucoup «à l’oreille» pourquoi pas VOUS? Vous n’en avez pas besoin, vous? Pourtant dans l’approche traditionnelle j’ai souvent entendu «pas capable» de jouer à l’oreille.
  • revenir après quelques jours alors que la poussière de l’agitation du mental se soit déposée. Comme un redémarrage de l’ordi pour faire oublier les fichiers «installation» après avoir installé un logiciel.
  • Le jeu de virtuosité vient de L’inconscient qui gère des milliers d’éléments
  • Jouer l’oeuvre avec cœur et expression. Beaucoup de professeurs vous mettent en garde contre le plaisir de jouer. JOUEZ! Prenez votre pied. 30% du temps de pratique. Vous ne «briserez» pas vos morceaux.
  • Développez le côté créatif car vous découvrirez qu’un dialogue s’établit avec l’oeuvre
  • Les parties techniquement difficiles voire même impossible doivent êtres travaillées par petites périodes mais fréquemment. Travaillez et laissez le travail du cerveau se faire en arrière plan. Le solutions vous apparaîtrons parfois entre les pratiques.
  • Gardez du recul.
  • Lorsque vous jouez, ayez une vision poétique des choses, des images, des impressions. Tout ce qui est rationnel provoquera un désastre.
  • Après un mois de travail, amorcez un nouveau projet et prenez un mois de recul. Quand vous y reviendrez, beaucoup de choses difficiles e feront avec facilité.  Pour certaines…cherchez un meilleurs maître.
  • Quand j’ai joué «Petrouchka» mon professeur de maîtrise n’a même pas regardé la partition de son côté pour prévoir des solutions. Pourtant chaque ligne de «Petrouchka» est impossible et on doit littéralement réinventer la technique pianistique. J’y suis arrivé seul, par mes propres moyens.
  • Certain professeurs comme par exemple Nathalie Pépin à l’université de Montréal, rouvrait une partition pourtant enseignée depuis des années s afin de se rafraîchir la mémoire quand aux solution à des traits problématiques. Certains ne se donnent pas cette peine. Mme Pépin a formé un grand nombre de pianiste au Québec pendant une longue carrière.
  • Jouez beaucoup de mémoire en laissant faire avec «laisser aller» Ce que les «bons» vous reprocheront.
  • Ne regardez pas vos doigts. Afin de se situer sur le clavier vous n’avez qu’à entrevoir les touches noires (que vous essayez peut-être de ne pas voir) Toutes les touches blanche sont identiques.
  • Faites diversion en chantant ou parlant en jouant. Franz Liszt lisait des œuvres littéraires en «pratiquant». Il faut que Liszt répétait parfois 10 heures dans une journée.
  • Chopin qui a eu une carrière très active dans l’enseignement interdisait de travailler plus de 2 heures. Chopin/Liszt des amis très proches mais très différents. La pédagogie de Liszt a connu un rayonnement mondial tandis que Chopin formait aussi beaucoup de virtuoses mais, ses élèves étaient de las noblesse et ne devaient pas mener pas une carrière professionnelle.
  • la répétition mécanique tend à abrutir et désensibilise
  • Écoutez des bonnes versions. Choisissez car il y a des horreurs sur youtube mais aussi des chefs-d’œuvres. Faites votre choix. Les versions orchestrales vous donneront de la perspective.
  • Si vous répétez, faites le comme si vous dégustiez quelques chose délicieux, un grand cru par exemple. Pour mieux goûter.
  • La relation du pianiste avec une oeuvre est très proche d’un grand amour. Un travail créatif et artistique fait produire de la «phénylethylamine», le neuro chimique responsable du coup de foudre et du début du grand amour. Celui qui rend «gaga». Durée de 6 mois à 2 ans. Mais je dirais 2 mois en musique.
  • Les endorphines, aussi produite dans le jeu du pianiste en font un amour durable.

boyOn est bien loin du «burn-out» musical, du sacrifice de sueur et de sang et du désespoir de l’artiste si fascinant et poétique pour la plupart des amateurs de musique classique. J’espère que ce n’est pas ce que vous voulez pour votre enfant. Faites votre choix

Bien sûr, il serait plus facile pour vous d’y arriver en venant me voir pour des leçons, car il n’y a pas beaucoup de professeurs qui naviguent comme ça, à contre courant.

 

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Jean Genest, maître (U de M, 1992)

Piedmont, 2019

 

GYMNOPÉDIE: Une «pratique» intelligente.

chatJ’ai déjà abordé la phase initiale de l’apprentissage d’une pièce voir LA CRÉATIVITÉ. Il est essentiel de passer par là. C’est la lune de miel. Ça peut sauver votre mariage, avec le piano. Dans le couple c’est autre chose. Prévoyez souvent des lunes de miel, c’est toujours à recommencer, heureusement.

Dans ce Bach (devant le chat) la main gauche répète ce que la main droite à fait. Ensuite il y a variations, heureusement. On est pas des machines.

Si vous avez fait la lune de miel passez à la Gymnopédie plus bas dans l’article

  • Vous avez lu une pièce, vous l’aimez?
  • Quel est la caractère de la pièce? Message? Esprit, votre vision? Elle vous parle, sur quel ton? Elle deviendra votre ami(e)
  • Vous avez posé des questions, elle a répondue
  • Écoutez-la, beaucoup par de vrais interprètes, pas des robots. Écoutez-la à vous en saouler. Piano mais aussi orchestre.
  • ça fait du bien, n’est-ce pas. Mais quand la magie n’y est plus passez à autre chose. Je l’utilise parfois en cas d’insomnie en me concentrant sur l’air dans ma tête et en ralentissant le tempo, jusqu’à la ligne horizontale, le moment où les acouphènes disparaissent. Vous dormez…Surtout évitez les «ragtime» avant d’aller au lit.

Vous êtes prêt pour le travail. Avez vous appris à lire intelligemment? 

En regardant une partition, il faut voir ce qui la rend simple. Vous découvrirez bien assez tôt les complications…ou pas. Tant mieux

Apprenez à distinguer la mélodie de l’accompagnement et de la basse. Sinon vous apprenez la pièce en zig-zag qui n’a pas ou peu de sens.

Prenez-ça un peu comme un sandwich. Il y a le dessus (mélodie) et le dessous  (basse). Ensuite le contenue, la farce, la laitue. Ça on regarde ça après.

Gymnopédie 1 de Éric Satie, un exemple ultra simple

  • Mélodie ultra simple: Apprenez-la par cœur à l’oreille. Il est facile de perdre l’écoute. C’est le problème le plus fréquent dans la «pratique», répétition mécanique en croyant que ça va rentrer, conne on gave une oie. Source principale d’écœurement
  • Basse encore plus simple Apprenez-la par cœur
  • Accords (moins simples). Jouez la seules et rapide
  • Ainsi votre cerveau gérera 3 voies (de «tracks» en anglais et en jargon de studio) et ne s’étourdira pas  à penser en zig-zags et en perdant l’essentiel de vue
  • Trouvez toujours la simplicité, la clé, ce qui se répète.
  • Vous passerez bien-sûr plus de temps sur la 2e partie (2e thème) plus changeant. Là la pratique par «track» est encore plus importante pour garder la «vue d’ensemble» de la mélodie

Résultats de recherche d'images pour « gymnopedie »Quand je parle de «vue d’ensemble» il y a du «3e œil». De la glande «pinéale». Cette petite cocotte qu’on voit dans les sculpture du sacré…Sans la glande pinéale votre vie n’aura aucun sens, métro, boulot et, peut-être dodo.

Lorsqu’un bon pianiste joue, il regarde rarement le clavier. C’est pour ça qu’il joue bien . Il regarde la musique. C’est une fusion de l’imagination, l’image visuelle mais SURTOUT sonore du morceau. Un «MAPPING». Une mémoire infaillible et simple.

À ce stade, le travail est le même que ce soit pour une fugue, une sonate et même la musique contemporaine ou même une pièce jazz.

Malheureusement, l’usage de fluor inhibe l’action de la glande pinéale…. Mangez de la coriandre, ça nettoie l’imagination. Tout de même c’est pour ça qu’on joue de la musique.

Vous voulez apprendre à jouer du piano sans vous casser la tête? Vous voulez en savoir plus? Contactez-moi pour un cours, une conférence ou un atelier

Jean Genest, maître en musique (514) 434-9016 jbgenest@yahoo.ca

Piedmont 2019

Résultats de recherche d'images pour « glande pinéale »Résultats de recherche d'images pour « pomme de pin sculpture »

La glande pinéale e est impliqué tant dans l’imagination, la créativité, mais aussi dans le rêve, la vision ou même «les visions» comme celles de Hildegarde Von Bingen, (abesse, compositeure et herboriste, XXII siècle) et les grands mystiques et des praticiens avancés de méditation.

 

Cœur «Insoumis» qui soupir sera ce qu’il désire

Résultats de recherche d'images pour « guerrière »Combinés ensembles, la créativité (écriture), la musique (improvisation et jeu du piano), les taiji et qigong sont des outils exceptionnels pour recommencer à grandir et régner sur VOTRE VIE

Cours et sessions disponibles en tout temps pour Piedmont et Laurentides

Ce que mes longs apprentissage de vie m’ont appris: Pour changer votre vie et changer le monde, il faut commencer par les petites choses comme: mettre le levier à la bonne place

Résultats de recherche d'images pour « levier archimède »Le temps des fêtes est presque passé. Les bonnes résolution commencent parfois à faiblir.  Vous n’avez pas couru votre…3 km aujourd’hui. Vous en avez déjà marre? Peut-être que si la qualité de votre détente était meilleure vous seriez plus motivé à l’action. Peut-être feriez-vous de meilleurs choix? Peut-être que vous placerez mieux votre…levier?

Une résolution simple pourrait avoir un effet exponentiel sur votre vie. Respirer, Soupirer au besoin.

Il, elle a enfin quitté mon bureau…Oups, vous avez soupiré! Vite, voir si quelqu’un l’a remarqué. Vous vous attendez à entendre un commentaire du genre «cœur qui soupire n’a pas ce qu’il désire» ou« ah! tu me trouves ennuyant» Ou qu’il expose votre exaspération, votre émotion. Vous ne voulez pas que vos émotions vous trahissent. Pourtant votre soupir vous libère. Il peut vous libérer d’une pensée ou d’un sentiment qui vous obsède et vous limite au cercle vicieux.

Une simple pensée non résolu peut gâcher votre qualité de sommeil et limiter votre fonctionnement pendant le jour. Fonctionnement, que dis-je? Votre marche vers votre épanouissement total, la votre réalisation. Oui, un simple soupir. Pourtant ils sont si importants. Le soupir est un mécanisme qui permet à votre système de se rééquilibrer. Soupirer est une hygiène de vie.

Il y a 5 soupirs de base. Ça a l’air idiot mais en les réactivant vous aurez une réaction en chaîne. C’est si simple que vous ne perdrez pas votre temps avec quelque chose d’aussi stupide… Bien sûr. Mais une suggestion, c’est gratuit! Vous avez soupiré?…Arrêtez-vous instant et puis refaite encore ce soupir, le même et encore…Ça peut être un «Haaa» ou un «Heee» ou encore un «Oufff» ou «Pouff».

…On parlait de quoi? … J’ai perdu le fil, le fil…  des pensées inutiles qui m’empêchaient d’avancer … ou de m’arrêter … Il s’est fait …un vide……………

2 ou 3 soupirs voire 5. Ne bougez-pas. Profitez de l’instant. Le temps s’est arrêté…. mes cellules ont reprise leur régénération… le stress est tombé. Vous avez approché l’immortalité, la profondeur de l’instant qui devient instant d’éternité. Cet instant qui rappelle que la vie vaut la peine d’être vécue. Personne ne regarde? Restez comme ça un moment…

Vous avez quitté le cercle vicieux de la quantité, vous venez d’entrer dans la dimension infinie de la qualité. Qualité de vivre! «VIVRE»!

Vous entrez dans «L’ART de VIVRE» ViVRe, avec un  «R» majuscule, la Rage de vivRe, de mordre dans la pomme de VIE. Votre «QÌ» l’énergie de VIE, cette délicieuse rage de vivRe. C’est si simple, c’est SI BON!

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Vous avez envie de rire? RIEZ

Vous avez envie de pleurer? PLEUREZ laissez tomber ce poids qui vous accable

Vous avez envie de grogner? GROGNEZ (le grognement a un effet extraordinaire sur votre système immunitaire)

Vous avez envie de siffler? SIFFLEZ

Vous avez envie d’aimer? AIMEZ

L’art du soupir est une des bases du Qigong tout comme la respiration. Il y a ainsi des centaines d’outils que vous donne le Qigong fruit de milliers d’années de connaissance de soi et de l’ÊTRE.

Mais ATTENTION! Vous pourriez prendre goût à la VIE et perdre celui de la SOUMISSION de vous conformer. Ça peut très bien se faire sans tout foutre en l’air, TRANQUILLEMENT. Vous pourriez avoir une féroce envie d’explorer de connaître. Vous en avez marre d’avoir le dos, les reins brisés à force de courbettes, Faites comme je l’ai fait il y a 25 ans, quand j’ai choisi l’art martial de la douce liberté le Qigong et le Taiji: ENTREZ dans la DIMENSION ÊTRE. La LIBERTÉ de ViVVVRE! VIVRE en guerrier ou GUERRIÈRE PACIFIQUE.

Combinés, la cRéativité (écrituRe) , la musique (impRovisation et jeu du piano), les taiji et qigong sont des outils exceptionnels pour Recommencer à GRandiR et à Régner sur VotRe VIE

Jean Genest, maître en musique, Coach de Vie, Qigong, Taiji et Créativité

jbgenest@yahoo.ca         (514) 434-9016

 

 

Marie Noël pour Noël

Portait de Marie NOËLQuelle belle chanson: paroles de Claude Gauthier musique de Robert Charlebois.

Dans la version de Gauthier (aussi «Le plus beau voyage») on est en fa majeur. 

Écoutez bien, la mélodie se construit sur l’accord de FA. Sur les notes fa-la-do «renversé» donc

Do-fa-la-ré do-do#-ré mi    fa fa,     fa-fa

Quand décembre revient…

(le ré est une belle échappée qui donne la beauté d’une mélodie si simple la suite est assez simple et le do# vient faire une belle surprise).

Maintenant que vous êtes sur la piste, cherchez. Écoutez comme si vous regardiez un objet que vous voulez dessiner, c’est si simple…

à l’accompagnement on descend la gamme de fa majeur

Fa_quand décembre revient/mi____ré_____do____Sib____la____sol____do et reprise identique jusqu’à la Sol_do_fa_la 2 notes ajoutées pour passer au refrain.

marie Noël Réb marie Noël C petite fille B joujou fragile Sib 

Je vous laisse trouver le reste.. quand même, vous êtes pas des bébés

Je vous donne le minimum en vous indiquant la ligne mélodique et la ligne de basse.

Maintenant, comme pour le coloriage, mettez les couleurs entre les lignes.

N’ayez pas peur vous pouvez dépasser les lignes

Ici vous verrez si vous êtes prêt pour la liberté. Sautez du nid.

Si vous aimez ce que vous faite, ça a beaucoup de chances d’être bon

Description de cette image, également commentée ci-après

D’une grande simplicité, cette chanson très intime est aussi chantée par Charlebois et Isabelle Boulay.

La chanson fait-elle allusion à Marie Noël (Marie Rouget)?

Marie a composée beaucoup de poèmes. Allez les lires, ils sont très beau et touchants. Ça vaut la peine d’aller voir qui est cette Marie Noël décédée en 1967

Écrire ce petit article m’a amené à connaître Marie Rouget, un poétesse prolifique et pleine d’amour, je ne fais que commencer à la découvrir. Vous pouvez lire ICI ses correspondances où on découvre son attachement tourmenté à la religion.

QUELLE BELLE FEMME !

…et il est si agréable de se saouler de cette chanson avec ou sans petit «drink» en sachant se qui se cache peut-être derrière une chanson si simple

Joyeux Noël et PAIX sur TERRE

 

Retour vers Noël et vers vous

Résultats de recherche d'images pour « Christmas piano »La plupart des gens croient que pour jour du piano il faut «apprendre» ou «prendre des cours». En attendant, ils n’osent pas toucher au piano ou au clavier qu’ils ont à la maison. C’est l’erreur la plus répandue. C’est perdu d’avance, vous avez programmé l’échec futur. Autre erreur, «suivre la méthode» ou aller sur des tutoriaux….Servez-vous de vos oreilles. Et j’entend «oui mais, c’est pas la vraie façon…gna gna». La musique ça se fait entre les oreilles et les doigts. Lâchez-moi les basket avec vos mythes et vos clichés. Je suis tombé dedans quand j’étais petit

Pour commencer, la musique c’est une affaire entre vous et votre piano. Si vous avez envie de jouer du piano, n’attendez pas une seconde de plus, allez au piano, commencez dès maintenant. Vous ne vous blesserez pas et vous ne prendrez pas de faux plis qui détruiront à jamais vos espoirs de créer cette précieuse relation d’intimité avec cet instrument, cet icône des l’art, au contraire. N’idéalisez pas le piano, idéalisez plutôt VOS possibilités, elles sont infinies.

Vous êtes seul(e) et toute la famille et la belle famille sont partis à la messe de minuit ou Image associéepartis en raquette. Premièrement, chassez votre alter ego destructeur (rappelez-vous «Black swann») en lui disant un paquet de bêtise et des gros mots. Insultez-le! Et dites «je m’en fou» 3 fois. (vous ne le ferez pas, vous êtes trop bien pour ça)

Alors vous êtes là assis devant le clavier. Première chose: sans vous, le piano n’est qu’un tas de bois de métal et de…laine. C’est le pianiste qui fait la musique, pas le piano.

Et, pourquoi ne pas prendre un petit verre, pendant que vous y êtes. Faites de ce moment »votre moment» célébrez ça.  Tout de même un conseil: déposez votre verre à l’écart du piano, mais pas trop loin. «Cheers» ou «santé» ou «干杯 »

Alors les 2 ingrédients sont là, prêts à se «déchaîner», vous et le piano. N’attendez pas plus, enfoncez une note, n’importe laquelle puis, laissez vos doigts en enfoncer une autre puis une autre. Un air vous vient à l’oreille. C’est noël, la saison des «ver d’oreille».

Ne cherchez pas la note suivante de l’air qui vous chatouille l’oreille votre doigt l’a déjà trouvée et il frémit laissez-le jouer. Cessez de le retenir, il sait mieux que vous. Souvent les gens me font penser à un démineur hésitant entre couper le fil bleu ou le rouge. Ils n’osent pas. La plupart du temps, c’était la bonne notes…

christmas-piano-KVW0jO-clipart-300x204Chez certains, tout se passe très vite. L’air arrive passe dans le piano et voilà. Encore la semaine dernière une petite fille de 6 ans. Elle commence et ne s’arrête plus avant la fin (pour Élise).

Chaque élève est différent. Chez certain l’instant de grâce est installé. Chez d’autre, il est là mais se gâche rapidement en voulant faire mieux ou un professeur, un frère ou une sœur ou maman…intervient avec un commentaire maladroit et bloque une mécanique conçue par 1 million d’années d’évolution, le cerveau. On joue 4 notes qui s’avèrent être les bonnes mais là… on s’arrête pour reprendre et…faire mieux. Voilà la gâchis. On paralyse.

Le jeu du piano comme beaucoup de sports extrêmes, implique beaucoup d’inconscient et nécessite de l’inconscience. Voilà ce que bien des professeurs ne comprendront jamais. Pour LIBÉRER votre TALENT, le professeur devrait faire diversion car c’est là que ça va tout seul. Aussi regardez en haut, à droite, c’est là qu’on voit la musique. VRAI!

Alors, vous avez trouvé le début de «Vive le vent» ou «Sainte nuit» ou même «White Christmas» et là vous perdez soudain votre nouveau «pouvoir». C’est normal, prenez une petite gorgée, soupirez en faisant «fffffff» et reprenez ou essayez en un autre. Le premier geste est crucial, quand vous arrêtez pour reprendre vous gâchez tout. «Oui mais…j’ai pas fait exprès, j’ai pas fais attention…gna gna» direz-vous, «il faut répéter, gna gna, comme vous l’avez entendu si souvent». CLICHÉ. Quand j’étais petit je jouais «Les anges dans nos campagnes» avec les mains croisées, mélodie en bas. Je m’amusais bien. Je faisais des expériences. J’essayais toute sortes de choses. SANS DEMANDER LA PERMISSION.

Rappelez-vous: après 2 répétitions, vous allez perdre votre «pouvoir». Le «conscient» va s’en mêler et tout gâcher. «Oui mais…» Passez à la suite. Laissez aller votre main gauche là où elle veut. Ce sera souvent la bonne note. Allez-y à l’aveugle. Si vous raisonnez, du genre «si c’est «sol» à droite ça doit être «sol» à la main gauche» vous n’irez nulle-part. Soyez votre instinct. J’entend déjà «oui mais, chu pas capable» et vous n’avez même pas commencé…La plupart arrive sans le savoir sur la bonne basse. Le conscient ne sait pas mais l’inconscient le sait bien.

Pour que ça marche, il ne faut pas s’arrêter. C’est comme le vélo. La 1 ère fois que j’ai fais du vélo, je devais avoir…8 ans, mon père me tient en équilibre sur le vélo et soudain me pousse et me laisse aller.  Je m’énerve et regarde derrière «pourquoi tu me lâches?» et boum, sur la tête. Voyez où ça mène» diront les mauvaises langues…

Pourtant à 57 ans je fais toujours du vélo.

Vous savez, ce «pouvoir» fait peur, après 600 ans de répression de nos capacités cérébrales obstruées par une éducation qui voulait nous purifier de ce qui était mauvais en nous pour nous sauver. Ça date de l’inquisition. Avant l’inquistion, Sainte Hildegarde Von Bingen, créait des jeux musicaux pour ses nonnes.Ça devait vraiment être cool à Bingen en ce temps là. L’inquisition arrive peu après sa mort et on brûle les guérisseuses traditionelles (dont elle était) et on les nomme «sorcière». Dîtes-moi donc, aujourd’hui avec les connaissances sur notre cerveau et le connaissances de l’univers: de quoi devions-nous être sauvés?

Maintenant que vous avez commencez, ça ne s’arrêtera plus. Sauf bien sûr si un professeur maladroit viens vous remettre sur e droit chemin. Vous savez, après 50 ans et de plaisir au piano du «Menuet»en sol (faussement attribué à Bach mais de Christian Petzold en réalité)  à «Pétrouchka», pas un seul professeur n’a réussit à me remettre sur le droit chemin.

Tout le temps où vous jouerez ou apprendrez  des pièces vous devrez jouer avec votre inconscient. Vous devez jouer à «la cachette» avec votre mental. Je l’appellerai le «schtroumpf à lunettes». Un sacré emmerdeur.  Vous aurez ce professeur imaginaire qui répétera dans votre tête «comme ceci, comme cela, pas comme ça non non non»

Le soupir en «FFFFF» permettra d’embrumer ses lunettes. Ah, vous vous dites, c’est pas sérieux et vous ne le ferez pas. Tant pis pour vous. Vous faites sûrement bien meilleurs que moi. Je dirai plutôt, le «schtroumpf à lunettes» vous a déjà bouffé.

Oui, je l’avoue, il y a des cas désespérés mais, il y en a que j’ai bien eu quand même et ils ont réussi à jouer. Pour les pianistes de formation, c’est très difficile voire même impossible de sortir de vos conditionnements qui se sont consolidé pendant des années. Tout de même, vous pouvez essayer. Si vous le voulez vraiment, vous pourrez y arriver mais, en général vous n’essaierez pas vraiment plus que quelques minutes. Vous êtes peut-être définitivement perdus. Le confort de votre «prison» l’emportera probablement.Résultats de recherche d'images pour « Christmas cocktail » De toute façon, vous n’avez jamais choisi de jouer du piano et encore moins de la musique. Les autres ont choisi pour vous. Ça vous choque de lire ça? J’espère même que ça vous mettra assez en colère pour que cette colère vous libère mais…j’en doute. On vous a condamné au conformisme classique-rigide et psycho-rigide. La liberté est terrifiante pour vous. Tout de même, je vous la souhaite, cette liberté inconditionnelle, que vous ayez 30 ans ou 86 ans. Je prend un verre à votre santé.

En fait le chemin de la vie et de la musique est constitué d’une infinité de courbes

Joyeux  temps des fêtes et même si ce ne sont vos fêtes,  je vous souhaites de la joie.

Vous souhaitez faire cette expérience accompagné(e) n’hésitez pas à me contacter, c’est ma spécialité (pas le drink, le piano).

Noel A