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Un petit mot

Un des programmes musicaux que j’offre Musique thérapeutique

bio

muse

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L’improvisation LIBRE

boyJe me souviens, ça a commencé vers 12 ans, au début des ’70s. J’étais au piano au conservatoire et mes doigts ont commencé à courir sur le clavier. D’abord des accords simples mais, cette énergie, ce plaisir. C’était comme le printemps et la fonte des glaces, les rivières qui sortent de leur lit. C’était débordant!

D’abord des majeurs 7, puis des 7 avec leurs insolents tritons. Je ne savais pas ce que c’était, comment ça s’appelait. Le nom n’est pas la chose. Le plaisir, c’était comme «être possédé». Ça a été le début de la découverte qui ne finirait jamais. Je commençai dès lors à contaminer les Steinway, Baldwin et Heintzman à queue du conservatoire. Comme on dit, «ils en prenaient pour leur rhume» Ces pauvres étaient habitués au Bach, Mozart et Beethoven. J’avais le diable dans les doigts et, je le sais, je devenais une nuisance dans le conservatoire local où la rigidité était la règle.

On me chassait du piano, je revenais. C’était plus fort que moi. J’avoue que mes déchaînements ont dût en ennuyer plus d’un. Mon jeu était sauvage dans le temple de la raison musicale et d’une civilisation où la raison doit tout contrôler. Je suivais les courants en moi. J’allais où ils m’amenaient, sans demander de permission, sans préméditer. C’était probablement un peu infernal pour ceux et celles qui devait subir les sacrilèges dont mes doigts se rendaient coupables. Mais de la culpabilité je n’en ai jamais ressenti. Du plaisir sans fin voilà ce que je ressentais. Et du bonheur!

C’est comme ça que l’improvisation a pris sa place musedans ma vie. J’ai toujours aimé Bach, Mozart Chopin. Je n’ai jamais aimé Haydn. Ma vie musicale était cet entrelacement de 2 voies et plus tard, 3 voies qui se croiseraient souvent comme des contrepoints, une fugue dans la liberté.

Puis viendrait les ’80s, ’90s et 2000. Le nouvel ordre mondial: l’ordre.

 

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Pour moi jouer sur un piano a toujours constitué un grand bonheur. Depuis je me consacre à l’enseigner, le faire découvrir. C’est pour cette raison que que j’ai créé les 12 jeux d’improvisation.

Pour moi, il y a toujours une part d’improvisation, d’imprévu. Que j’interprète Chopin (un grand improvisateur) ou Stravinsky ou Ravel, jamais je ne décide comment il doit être joué. J’en comprend «l’organismique» et je me laisse porter. Je redécouvre l’oeuvre et ses nouvelles facettes à chaque fois. Je veux pas lui imposer ma dictature. C’est pour moi un enchantement sans fin.

Jean Genest, 2018

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ORAL vs ÉCRIT

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La pédagogie a traversé les époques depuis  la connaissance de la musique. Aujourd’hui encore, il existe plusieurs modes d’apprentissage de la musique: l’oral et l’écrit.

Depuis la nuit des temps, la musique était enseignée de bouche à oreille. Nos violoneux transmettaient leur musique à un apprenti face à face. Si le rythme ou la « façon », « l’esprit » n’était pas bonne, le maître y mettait une grande importance et corrigeait immédiatement. Dans l’apprentissage écrit, il y a un délai parfois de plusieurs années. J’ai souvent entendu dire par les professeurs de niveau « supérieur » « apprenez vos notes, vous apprendrez la musique « plus tard » quand vous serez parfait. cela fait beaucoup de jeune qui n’y auront jamais accès. Peut être même le professeur lui-même n’y a pas accédé.

 

Mais plus que tout, l’apprentissage par l’oral permet au débutant de développer une gestion interne du jeux sans être basée sur la vue. Est-il nécéssaire de souligner que la musique est affaire d’oreille. Depuis plus de 25 ans je réalise que les débutants apprennent plus vite par transmission directe du professeur. Leur jeu est plus fluide, plus facile et ils peuvent jouer des pièce bien plus complexes. La lecture comme la reconnaissance des notes doit être séparée pour les premiers temps. Sinon, ils joueront au rythme de leur lecture et les Schtroumpfstructures mentales ne se développent pas et l’élève « talentueux » décroche. C’est là que l’on perd les talents exceptionnels pour garder les enfants dociles. Ça ne prend pas beaucoup de temps mais demande une implication plus grande du professeur. C’est son travail n’est-ce pas?

Oui au début de mon enseignement j’avais un doute et je trouvai des trucs pour transmettre comme, des images mentales et comment décrire, les patterns. Ainsi le côté droit du cerveau, le coté artiste, est mis à profil. C’est ainsi qu’on apprend des formes, des patterns plutôt que des notes.

Développer l’oreille est assurément la priorité dans l’apprentissage de la musique. La lecture séparée au début peut alors apporter tout le bon qu’elle peut donner à l’apprentissage plutôt que de le bloquer.

Jean Genest, maître en pianomoimême

Écouter la lumière…

carcajou…une question de fréquence et de longueur d’onde

Der Wanderer ou le Survenant québécois

Après avoir parlé de Benjamin Franklin le vagabond et de Jean Valjean, Jack Kerouak parle de Beethoven…

« Beethoven fut un vagabond qui se mit à genoux et écouta la lumière, un vagabond sourd qui ne pouvait entendre les plaintes des autre vagabonds. » …Puis il parle de Einstein le vagabond

« Le vagabond américain en voie de disparition »,  Jack Kérouak. p 79

Ces choses ne peuvent êtres perçues par tout le monde. Le vagabond n’a rien entre lui et le soleil, entre lui et la lune. Par contre que ce soit Beethoven ou Mahler, tous ont fait un séjour en cellule pour « excès de liberté ». La contemplation véritable serait-elle un crime?

castafioreBeaucoup de grands artistes ont connu le vagabondage (Schubert, Mahler). Peu d’Universitaire y ont goûté. Connaître Beethoven par sa musique ne permet pas de connaître la vie de Beethoven, ses inspirations. On le réduit souvent à un bourgeois Classique à la face de bœuf en quelque sorte. Un vagabond vit dans le monde des vagabonds et peut comprendre cet autre vagabond. Le SURVENANT

J’ai moi-même vagabondé à ma façon, vélo en Gaspésie, sur la côte-nord. Un matin, après avoir dormi dans la forêt à quelques km de Port Cartier, au nord du 50e parallèle. À mon départ, je sens… comme une mouffette. Nous avons tous senti le parfum de la moufette. Elle pourrait rappeler… la chanteuse d’opéra. J’aime le parfum de la moufette et les chanteuses d’opéraaaAAHH JE RIS… Un autre soir, avant de quitter le bord de la mer, (Bic) Je sens lemustelidé je regarde à droite, voit un lièvre, puis, à gauche, un pékan » Pardon au pékan, je lui ai fait perdre son souper. L’odeur était différente de la moufette. L’odeur, celle de Port-Cartier, était plus forte, moins agréable… peut-être celle du carcajou. Ou d’une belette.

surveAvais-je dormi sur son territoire. Si oui j’étais chanceux d’être encore en vie…. Mes os auraient été broyés pas ses puissantes mâchoires. De mes restes, arrosés, pollués par le « parfum du mustélidé pour être incomestibles par tout autre prédateur. Quand on a vécu ces choses, ce n’est pas la peur, mais l’union cosmique que l’on garde en soi. La bête avait peut-être ressenti une harmonie ou un dégoût. Peut-être me rappelant la butte sous mon hamac, avais-je uriné toute la nuit sur sa tanière établissant sans le vouloir mon territoire. Je me rappelait la fierté ressenti ce matin là , en passant sur mon lourd vélo, la borne indiquant, 50e parallèle.

Tout ça pour dire que, le vagabond ne sent pas les mêmes choses que l’universitaire. Et si l’universitaire est vagabond et … musicien, quelle est la valeur de son lien et…qu’est-ce que ça apporte à l’expérience musicale.

Jean Genest 2017

Tous  vont immanquablement se rencontrer là où se retrouvent les grandes âmes: au grand party cosmique

Elle y est sûrement si vous cherchez, vous l’y trouverez.

c Kenny_C

Une de mes grande professeure et inspiration nous a quitté. Elle était si grande que je la croyais immortelle.

CAROLYN KENNY. Une GRANDE FEMME AUTOCHTONE.
Elle a enseigné à L’UQAM 1988-89. Une grande rencontre et une chance pour les élèves qui on reçu l’enseignement d’une grande pédagogue ,Musicienne, Musico-Thérapeute, Psychologue, Chercheure et Professeure et une femme extraordinaire.

(vidéo en bas de page)

André 2.jpgParfois l’âme est trop grande pour son enveloppe, pour cette dimension, pour la médiocrité. C’était pareil avec mon père ANDRÉ GENEST  (1930-1985) professeur en « éducation ».  Grâce à lui, mes petits amis de l’élémentaire et moi-même avons été initiés à l’esprit scientifique. Pas le par-cœur. Le goût de comprendre ce qui nous entoure.

Même si la tempête couvre les pas dans la neige, on arrive à retrouver leurs traces si on sait « sentir » 

 

 

Jean Pierre Vetter

Ces personnes sont mes plus grandes inspirations. Je cite aussi Jean Pierre Vetter, pianiste. Ce qui caractérise ces grandes âmes c’est la discrétion.  Ce qui compte c’est ce qu’ils font. Pas la célébrité. Ils sont souvent entourés de médiocrité et de « démon » mais le supporte comme un fardeau qui les usent ou les tuent prématurément. Ils partent en nous laissant un héritage précieux et tant mieux si nous savons le reconnaître. C’est la plus grande richesse!

 

Je me sens très privilégié d’avoir eu cette chance.casse-tete5 De l’autre côté, je me sens petit de continuer ce qu’ils m’ont transmit. J’ai exploré ces UNIVERS dont ils m’ont ouvert les portes et me suis engagé à continuer leur oeuvre en ouvrant les portes du grand casse-tête cosmique. On commence avec le petit casse-tête de 8 morceaux puis 100 morceaux et 5000 puis 100,000 et on passe au 3D et au 4D, 5 … car on sait qu’il y a plus que ce que l’on voit. C’est une queste (question) extraordinaire. La question est plus importante que la réponse

MERCI André, Carolyn, Jean Pierre et tout les autres et ceux qui sont passés et que je n’ai pas » reconnus ». Ils ne portaient pas de vêtements cérémonieux, ils n’étaient pas des gourous ni des vedettes et ils n’avaient pas d’enseigne au néon à leur porte. Jamais je n’oublierai la compassion dans leur yeux

Puissais-je être à la hauteur  et ouvrir les esprits à leur ÂME en commençant par la mienne.

… la 4e dimension, etc caetera?

 

 

Apprendre le piano « tigidou »

boyQu’est-ce que ça peut bien vouloir dire ‘apprendre le piano »?

On peut apprendre un air ou un ou quelques morceaux qu’on aime mais oubliez l’idée d’apprendre les règles ou la technique. Parfois connaître un morceau(ex: color my world) est un trésor qui vous apportera un grand plaisir. En rentrant du bureau ou de l’école vous voudrez vous précipiter au piano pour le jouer et cela fera une belle transition avec la réalité parfois ennuyante, le trafique sur l’autoroute ou des clients insupportables qui vous ont gâché la journée.

On ne peut pas aborder le piano avec l’objectif d’apprendre le piano mais d’en jouer, d’en jouir. Par contre vous pouvez avec de l’aide ou sans aide, vous asseoir devant un piano et essayer des choses. Trouver des airs, agencer des notes et trouver les accords. Vous arriverez toujours à quelque chose. Contrairement au violon ou à la clarinette, les 1ers contacts peuvent êtres assez « horrible » et rarement un débutants arrivera seul à en sortir un son « acceptable ». Personnellement, la 1ère chose que j’ai fait avec ma clarinette c’est de sortir sur le balcon et « caller l’orignal ». Il y avait plus de vaches que d’orignaux chez moi mais elles ont répondu. Le piano, lui donnera tout de suite un son potable. Il s’agit d’appuyer sur les touches. Les tout petits vont souvent, au départ, jouer 2 notes à la fois, ça chatouille dans leurs oreilles et ils aiment ça.

Schtroumpf

Il faut faire confiance à son instinct et essayer. N »écoutez pas le Schtroumph à lunettes, il vous fera perdre votre temps et votre plaisir. En plus, il est chiant ce mec.

Si vous achetez un piano ou un clavier et que vous attendez de prendre des cours pour jouer, vous faites déjà fausse route. Le piano n’est pas une bombe qui vous « pétera à la gueule » si vous faites les mauvaises notes. Allez, un peu de courage et d’audace. Bien sûr, il y a des professeurs explosifs et dangereux. Je vous suggère de les éviter et d’en choisir un nouveau si besoin est. Ne  croyez jamais que c’est vous l’idiot.

musePlusieurs vont tout de suite trouver une chanson, créer une mélodie. Vous trouverez toujours des choses. Il y a tellement de possibilités, vous ne perdrez jamais votre temps. Il y a tant à découvrir.

En 1er lieu arrêtez de croire que Do est la 1ère note à apprendre. Pythagore a établit « A » ou alpha comme la 1ère note de la gamme. Elle vous ouvrira toutes grandes les portes de la musique. Appuyez sur les pédales, amusez-vous!

J’ai eu d’innombrables heures de plaisir devant le piano. C’est fou tout ce qu’on peut en tirer. Si vous pouvez le professeur qui vous y aidera alors ce sera « tigidou »

C’est vraiment un grand bonheur que je vous souhaite.

jbgenest

 

 

L’imagination est-elle plus importante que le savoir?

EinsteinCette question semble si loin aujourd’hui. Le cursus scolaire est si  important qu’on pourrait se demander qu’est-il advenu de cette imagination. Même au niveau artistique on pourrait s’inquiéter de son absence.

Souvent, on m’a fait remarquer que mon imagination était débordante et ce, jusqu’à la fin de ma maîtrise. En fait, lorsqu’on me faisait remarquer cela on semblait dire que j’étais totalement dans la fantaisie. Pourtant, je ne peut pas « blairer » la fantaisie, le n’importe quoi.

J’ai beaucoup discuté avec mon père, mon 1er mentor. Il parlait beaucoup de la créativité et de son importance en science. Bien sûr, c’était les années 60-70, le monde a bien changé et pas toujours en mieux

La créativité se nourrit de nos archétypes, des milliers (centaines de d’années d’expérience et de la réalité. La créativité semble superposer le « plan global » et le présent et nous projette dans le futur. Nos rêves ne sont pas seulement du « divertissement » mais des expérimentations d’où nous mènerons nos actions. Il s’agit d’un miroir et le mot réflexion prend tout son sens ici.

Quelle est la place de la créativité dans l’enseignement des arts? J’ai bien peur qu’elle en a été « éjectée » dans les dernières années. Apprend tes notes tu feras de la musique plus tard. Combien de fois avons-nous entendu ça? L’esprit créatif s’apprend tout comme l’esprit scientifique. Einstein disait aussi que la créativité c’était le cerveau qui s’amusait. Mais ça fait partie du « travail »

Savoir et connaissance: 2 choses différentes

La connaissance est une intégration du savoir. Cette intégration signifie que le savoir est devenu une part de la personne. La connaissance est vivante et prend de l’expansion par l’expérience de vie de la personne.

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Faites un pas de plus vers la création de votre vie

Jean Genest. Maître en musique, pianiste