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De Bach à Moog à Aujourd’hui et demain

2+2 1980
(Mes frère Pierre (basse) et Daniel et moi 1980)
Quand j’étais petit, mon père m’a fait écouter ce disque.
J’ai joué sur des Steinway et toutes sortes de piano dès 12 ans (orgue Casavant à 7 ans (Toccate, Dubois) et les 1ers Synthés: Korg, Mono-poly, DX Yamaha)
Les montages sur ruban magnétiques et montages numériques (composition).
Aujourd’hui je suis autant familier sur un Fazioli ou un Steinway que sur un clavier 

boulez

numérique et les «stand alone» dont «Pianissimo» ou le piano de grand-maman
.
Ainsi je peux enseigner comme jouer sur toute la technologie depuis Bach (orgue) Synthé (Moog) que le grand piano à de concert.
Je peux vous préparer à ce monde du présent et du futur dans lequel vos enfants voyageront.
J’oubliais, j’ai refais un piano à queue «Kurtzman» 5pi10po, de A à Z.
Alors je sais très bien sur quoi je joue.
Un des 1er disque de musique par ordinateur
Ici au clavecin 1992 sous la direction de Pierre Boulez à la salle Claude Champagne.
Ci-dessous avec mon petit frère Daniel (aujourd’hui violoncelliste) au temps des cheveux long à la maison Lamontagne de Rimouski ( autour de 1980)
Daniel Jean Mais Lamont. 80
Jean Piano
Jean Genest Piedmont, novembre 2019
jbgenest@yahoo.ca

S’initier au piano avant le temps des fêtes

Résultat de recherche d'images pour "Noël"C’est le meilleur moment pour s’y mettre. On connait déjà la plupart de morceaux par cœur. «Sainte-Nuit», «Vive le vent», «Marie Noëlle» (Claude Gauthier), Les Noëls de Charlie Brown, «Noël blanc», «La promenade en traîneau», «Le sentier de neige», «Petit papa Noël», «War is over» (John Lennon), et toute la musique sacré pour ceux qui l’aime. Nommez-les et vous en oublierez.

Démarrer sans la difficulté de la lecture des note et l’aide essentielle de l’oreille permettra par la suite une lecture facile. Il faut mettre en place les fondements du jeux et quoi de mieux que ces morceaux qu’on a entendu dès la tendre enfance.

Vous n’avez-pas à apprendre «tout le piano» pour le faire. Ce sera un beau départ.

Quelle est la vôtre, cette chanson qui vient vous chercher et que vous pourriez jouer pour les vôtres.

Une méthode pour apprendre le piano avec le cœur, l’oreille, les doigts et pourquoi pas, les yeux. Avec un professeur d’expérience qui l’a fait des centaines de fois avec des élèves de tous âges: 8 ans, 14 ans, 44 ans ou 84 ans, il n’est jamais trop tard.

Mais au jour de l’an il sera trop tard pour cette année. On préparera la Saint-Valentin

Alors si vous vous demandez quoi faire avec votre piano, clavier ou orgue, venez me voir avant qu’il y aie trop de neige.

Vraiment apprendre le piano ça commence ici et pas avec la gamme de do

Jean Genest, pianiste et professeur d’expérience depuis 30 ans. Piedmont.

jbgenest@yahoo.ca           jbgenest.ca

La souffrance ordinaire du côté obscur de la musique

Si vous n’avez pas N Y 1ère partie cliquez ici

Affiche Zorra 2019 no clar

Si vous n’avez pas N Y  2e partie cliquez ici

«L’Odyssea de ZORRA» par Jean Genest

(Suite: Le 1er cours de Zorra avec «Doktor» Burton)

Je travaillais très fort afin de ne pas décevoir Docteure Burton. Luigi était toujours à côté de moi dans mon esprit. Elle n’en savait rien. Il m’encourageait. Elle me décourageait. Je rejouais avec plaisir les extraits des symphonies de Beethoven qu’il m’avait apprise. Pour notre première leçon, je décidai de jouer la modestie. J’essayais d’être bien en ordre. Le rythme bien précis, une intonation impeccable. Pas de débordements, pas d’émotions…

Elle ne trouverait rien à redire. Être fugitive vous entraîne à être un caméléon.

J’arrivai au cours bien préparée mais quand je jouais tout semblait mauvais. Elle avait à redire sur tout, absolument tout.

– Reprenez ce passage, fit-elle

Je repris le passage puis, encore

– Reprenez! Non, ce n’est pas assez précis, c’est mou.

Je repris plus «chirurgical»

– Non, vous ne faite aucun effort.

Je n’arrivais pas à voir ce qu’elle cherchait et ça continua comme ça, sur un seul passage, presque toute l’heure. J’étais à bout, j’éclatai en larme. Puis je sentis de la satisfaction dans sa voix. Alors je compris. Ce n’étais pas la musique qui l’intéressait mais moi. Elle voulait me briser pour me reconstruire.

Elle avait ses règlements stricts : pas de Jazz, pas de garçons, pas de sorties.

Ça a continué pendant des semaines. Je pleurais plus rapidement, lui donnant satisfaction. Au début je sortais de don bureau l’esprit vide. Puis ma motivation s’étiolait. Mon jeu devint parfait, comme un animal mort et empaillé. Et c’est là le pire: Luigi a disparu de mon esprit. Docteure Burton l’avait tué une deuxième fois.

Presque 3 ans se sont écoulées sous ce régime. J’obtenais des engagements à l’orchestre. J’arrivais au bout de ma formation, au bout de ma torture. Mais je n’avais qu’un seul désir : tout laisser tomber à deux pas de la fin.

Un jour, dans un bar, je fis la rencontre de ce vieux pianiste alcoolique, il s’appelait Janvier. Il jouait là depuis toujours et parlait de tout et de rien.

Si son jeu au piano semblait décousu comme son discours, j’adorait sa façon de jouer. C’étaient des images qui sortaient de sa bouche. Il me redonnait cette étincelle de vie que j’avais perdue. Son discours était semblable aux sons de la forêt ce qu’Elizabeth appelait le chaos. Les singes hurleurs ici, les perroquets là et des insectes bruyants partout. Puis le son de la rivière et derrière celui de la cascade, son rire. Le vent dans les feuilles et plus haut dans la canopée. Je me laissait bercer par cette symphonie de n’importe quoi. C’était…la vie comme la forêt quand j’étais petite. Tout ce bruit coulait sur moi comme une fraîche douche sous une chute d’eau.

Il ranimait en moi l’enfant curieuse que j’étais et ramenait la vie en moi après le langage glacial et méthodique de ma professeure, Fräulein Burton.

Je lui faisait part de mon désarroi, mon enfer universitaire de 3 ans.  

Ça le faisait bien rigoler. Il me parlait de ses professeurs, de pédagogie noire et d’une psychanalyste célèbre qui avait analysé cette triste méthode «d’éducation». Jamais on n’avait réussit à tuer en lui le plaisir de la musique. 

Il mit sa main sous la mienne et me regarda droit dans les yeux.

«Zorra, Zorra, n’oublie-pas qui tu es et vas au bout de tes rêves, SANS CONCESSIONS. Si tu y va à moitié, ils te détruiront, ils auront gagné.»

Tout ça avait tellement de sens. Soudain Luigi revint dans mon esprit. Là j’ai pleurer toutes les larmes de mon corps

On pourrait croire qu’il disait n’importe quoi tant dans son discours que dans sa musique mais c’était faux. Tout se tenait, tout avait une signification, tout était dans tout.

Je lui remis l’invitation pour mon récital final et il me répondit qu’il serait là

Je le remerciai et rentra chez-moi décidée. Tout mes doutes avaient disparu. J’étais décidé à aller au bout de ma quête et je me sentais prête, chargée à bloc pour mon récital final.

Fräuhlein coconut était soudain passée de géante à minuscule.

Le jour de mon récital, je me rendis au bar pour remercier Mr Janvier. En arrivant au bar, je le demandai mais personne ne le connaissait. Le piano avait même disparu. Il n’y avait jamais eu de piano dans cet endroit me dit-on.

Mais, avait-il vraiment existé? Était-il un esprit messager? Et là j’entendis rire en moi Monsieur Luigi, Mr Janvier et le bossu de Houston qui, quelque part en dehors du temps, prenaient sans doute un verre à ma santé.

La cour des miracles m’entourait à nouveau et ne m’avait jamais quitté.

 

à suivre «Le grand concert final de la maîtrise de Zorra, reçue ou renvoyée?»

herbe la musique pelouse vert agriculture Bible club de golf clarinette

Réflexion sur «l’éducation»

 

NOTRE PSYCHÉ était comme une forêt vierge projetant ses cîmes vers le ciel et ses racines dans la terre.
C’était avant qu’on y trace des routes, construise des villes, des usines, des clôtures, des autoroutes.
L’ART L’EXPLORAIT avant que la civilisation la détruise.
Faisons en sorte que l’éducation lui redonne la place qu’elle mérite.

Sans clôture, libre, vibrante et sans limites

J’écris ceci en me questionnant sur le rôle de l’éducation dans la société. L’éducation a vécu une courte révolution pour permettre l’épanouissement et la croissance de l’enfant.  C’était dans les années soixante et soixante-dix pour ensuite se transformer. Les années ’80 on vu la montée du néolibéralisme et la mutation du système d’éducation pour fournir la main d’oeuvre et la technologie nécéssaire au développement des industries. L’humain a été remplacé par l’industrie. La recherche du bonheur par le profit.

Nous avons «numérisé» le monde, les personnes. Maintenant nos raisonnement sont comme des chemins de fer sur lesquels circulent des trains de marchandise transportant les bien de consommation dont «dépend» notre bonheur.

J’ai vécu le boom créatif-libre des années 60-’70. Le boom néolibéral des ’80 et le boom numérique de 2000. La peur du bogue de l’an 2000.

Peut-être celui-ci s’est il réalisé et dure depuis 20 ans ramenant tout au nombre. Le cycle dure 20 ans. Le temps d’une génération. Une génération qui regarde devant mais jamais derrière. Une culture qui «écœurée» qu’on lui impose des traditions est emporté dans une fuite en avant des idées jetables après usage.

Les fils n’apprennent plus de leur pères. Par contre je crois que les filles apprennent tout de même encore de leurs mères. Profitez-en avant que la maternelle à 6 mois vienne prendre en charge vos enfants pour être sûr qu’ils n’aille pas faire du vélo sans casque ou faire de l’art abstrait. Ainsi viendra le jour où on décrétera qu’une mère n’a pas la compétence «d’élever» des enfants pour être remplacée par une maman-robot parfaitement programmée dans une usine à bébé.

La qualité remplacée par la quantité…le côté gauche du cerveau imposant sa souveraineté sur tout le cerveau et le corps et la planète

Quel sera le boom de 2020?

pachamama1

 

Miss Burton ma professeure du côté obscur de la pédagogie

Résultat de recherche d'images pour "darth vader"

Je poursuis le récit.

Zorra est à New-York pour devenir maître de clarinette avec Dr Burton

La pédagogie noire, le côté obscur

– Bonjour madame, commençai-je…

– Appelez-moi docteure, m’interrompit-elle immédiatement.

– Euh…docteure, repris-je embarrassée.

Sa voix avait le froid de l’acier. Je compris que l’on n’étaient pas là pour une conversation amicale. Elle avait un accent british et hautain.

– Asseyez-vous fit-elle

Je m’assis. Elle ouvrit un dossier sur son bureau impeccable et dans un ordre parfait.

– Je n’irai pas par quatre chemins commença-telle. J’ai été très impressionnée et je dirais même surprise à votre audition. Compte tenu de votre origine… Bogota, c’est ça. Les gens jouent de la clarinette là-bas?

– Oui docteure.

– Vous n’avez-pas de lien de parenté avec…vous savez…

– Avec?

– Oubliez-ça, fit-elle.

Et c’est à ce moment que je remarquai son tic de renifler sans cesse. Je comprenais son allusion. Elle aimait la coco. Elle n’était pas la première à faire un lien avec un baron de la drogue. C’est presque inévitable quand on vient de Colombie. Quel cliché! Quel mépris…

– C’est sans importance, fit-elle. Qui vous a appris à jouer de la clarinette ainsi?

Je bredouillai…je l’avais appelé que monsieur Luigi, mais subitement son nom me revint à cause de l’article du journal de Bogota annonça son meurtre.

«Luigi Bellego, le clarinettiste Italien de la montagne a été assassiné par son élève pour sa clarinette et quelques pesos»

J’étais muette et je sentais les émotions m’envahir accompagnés de souvenirs de mon amie et maître monsieur Luigi. Je ne pouvais pas révéler son véritable nom sans me trahir. J’étais toujours recherchée pour meurtre sur des preuves accablantes.

Je devais inventer un nom fictif

– Et alors, fit elle. Vous devez bien connaître le nom de votre professeur, fit elle , impatiente.

– Edmundo Ramirez fis-je soudainement. Je retenais les larmes qui me montaient aux yeux.

– Je ne le connais pas. Et elle est sensible en plus cette petite, fit-elle, condescendante. Bon, continua-t’elle, j’ai vu de belles qualités dans votre jeu et une grande musicalité.

– Merci, fis-je. Luigi m’avait préparé: le miel sera suivit du vinaigre disait-il.

– Ne m’interrompez-pas. Je crois qu’on peut faire quelque chose avec vous mais ça prendra beaucoup de travail. Avant de faire de la musique, il faudra apprendre vos notes et jouer dans un rythme plus rigoureux. Vous jouez n’importe comment, comme une vache qui entre dans le potager pour se goinfrer.

Il faut faire table-rase de tout ce chaos. Vous devez faire de l’ordre dans cette «jungle» ce… bordel. Il faudra vous endurcir, il n’y a pas de place pour les faibles dans ce monde.

L’émotion, l’amour et les images de Luigi et de chez-moi, ma maman,mon papa m’enveloppaient me protégeant des flèches empoisonnées qui volaient dans ma direction. Je faisais mine d’écouter mais j’étais ailleurs. Les pointent traversaient mon cœur liquéfié comme autant de coups d’épée dans l’eau.

– Vous m’écoutez?

– Eh…oui mad, … docteure, apprendre mes notes et un rythme plus rigoureux. Pas de place pour les faibles, répétais-je d’un ton presque militaire. Je jouerais son petit soldat fanatique.

Mon oreille avait tout retenu «comme une vache qui entre dans le potager» mais je choisis d’ignorer ce détail.

– Parfait alors les leçons commenceront jeudi dans trois jours 2 heures pm. Vous me jouerez Saint-Saëns, une étude de rythme et les extraits de la 5e et 7e de Beethoven.

Merci c’est tout.

Je compris que c’était terminé. Je me levai et la remercia avant de m’éclipser. Pas de réponse.

à suivre…

 

copyright Jean Genest 2019

 

New York, Miss, oups… Doktor Elizabeth Burton, Mr Janvier et la coco

™™™À New-York, je travaillais dans un restaurant où j’étais plongeure puis je passai à la cuisine où j’épluchais des oignons et des piments forts pleurant toute les larmes de mon corps. Cinq années étaient passées depuis ma fuite de la Colombie. J’avais fais le deuil de Luigi et de mon ancienne vie. Je regardais vers le futur, l’est «Bochica», le fils du soleil.

Je trouvais toujours du temps jouer de la clarinote. Je pu aller dans un collège où j’ai beaucoup apprise. Bogota n’avait pas tant à envier à New-York car il y avait des bons musiciens d’où je venais.

Et puis, j’ai reçu une bourse et j’ai été acceptée dans une Université. Cela allait de pair. Sans bourse qui pouvait se payer les frais énormes que coûte l’université ici.

Le jour où je me rendais pour rencontrer ma nouvelle professeure de clarinette à l’université j’arrivais à mon rendez-vous quand un jeune homme très beau sorti du bureau de Mme Burton où j’allais entrer.

«Ahhhh, that nazi bitch»

Ce sont les premiers mots que j’ai entendu à mon arrivée à l’université. Le garçon s’éloigna précipitamment, la clarinette sous le bras et les mains pleines pour allé se réfugier dans un studio au bout de l’étage. Je ne le connaissais pas mais j’entrai et m’approcha de lui. Il cessa immédiatement de sangloter et me fixa d’un regard furieux.

– Est-ce que ça va, dis-je?Affiche Zorra 2019 no clar

– Tout va très bien.

– Mais j’ai entendu …

Il me coupa net.

– Tu n’as rien entendu et il se leva pour disparaître brusquement avec tout son bardat.

J’étais stupéfaite mais j’avais un rendez-vous important avec ma nouvelle professeur. Une nouvelle étape dans ma vie. Je commençais une maîtrise et j’étais impatiente de me mettre au travail. J’avais tout de même une certaine crainte maintenant mais je remerciais la chance qui m’accompagnait dans chaque malheur.

Sur la porte il était inscrit «Elizabeth Burton , Ph D music»

Après une profonde respiration, je frappai à la porte. J’entendis des pas venir à la porte qui s’ouvrit sur une femme extrêmement belle et sans âge. Une beauté parfaite, de cheveux d’un blond lumineux parfaitement coiffés et un élégant tailleur noir qui mettait en valeur le corps d’une femme qui prenait soin d’elle. On pourrait croire voir une panthère noire si elle n’avait pas été si blanche et sa chevelure si blonde.

– Bonjour madame, commençai-je…

– Appelez-moi docteure, m’interrompit-elle immédiatement.

– Euh…docteure, repris-je embarrassée.

à suivre………………

copyright Jean Genest 2019

Houston, Rouler sa bosse & la cour des miracles

 

À l’arrêt de Houston après un «snack» qui aurait pu nourrir toute une famille j’entendis cette musique. Je l’écoutai avec attention. Après être plus que rassasiée je fis emballer les restes pour le voyage.  J’avais encore une heure avant que le grand chien ne reprenne sa course. Je cherchai une endroit  pour jouer.

Un grand champ avec des  dizaines d’épaves de bus abandonnés me sembla propice. Je m’assis sur une boîte de bois en retrait et jouai l’air entendu. Après quelques minutes un esprit messager qui avait prit la forme d’un vieux bossu s’approcha et s’assit sur le sol non loin de moi accompagné d’autres hommes et femmes vêtus de haillons. La cour des miracles, pensais-je.

 

Il m’écoutaient, me regardant gentiment. Je voyais leurs visages baigné de larmes de bonheur car il souriaient tous. Lorsque j’eut fini et après un long silence, le vieil homme parla. Il commença

«I am Bob» et le chœur des mendiants lui fit écho, Lisa, Jim, Rosario, Charlie, Katty…

Bob continuait.

Cette musique me rappelle le long voyage de ma vie. L’errance, le bonheur, la tristesse. Malgré mon âge et ma misère elle me donne le goût de vivre encore 100 ans. Elle s’appelle «Rouler sa bosse»

Autour de lui, d’autres hommes et femmes vêtus de guenilles reprenait dans leurs mots, leur langue. Il me demandèrent s’ils pouvaient manger mes restes. Je souris et ils le prirent. La rencontre était «intemporelle», irréelle. Après un moment, je devait repartir vers ma destination, New-York.

Bob se leva et dit: tu dois partir maintenant, un long voyage t’attend. Tout ira bien et il me dit de toucher sa bosse, que ça me porterait chance, ce que je fit et reparti accompagnée de leurs souhaits de bonheur. Je retournai vers le grand chien à la fois triste et heureuse ma clarinote en bandoulière.

Dans 3 jours je serai à New-York.

copyright Jean Genest 2019