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La musique pour l’enfant intérieur

tigronneOn naît tous avec des trésors en nous. Le premier étant la vie. Mais nous avons un héritage génétique qui nous fourni des outils extraordinaire pour grandir et être heureux.

La MUSIQUE est un trésor. C’est un outil de croissance, de créativité et de BONHEUR. Elle développe votre intelligence, votre motricité. On pourrait écrire tout un livre sur ses bienfaits. Elle crée un lien entre le réel et l’imaginaire. Elle nous transmet des message de notre subconscient. Il est essentiel à la survie de votre enfant intérieur, celui qui peut avoir du plaisir à l’infini sans faire de mal.

On peut devenir un virtuose extraordinaire sans souffrance. Pourtant beaucoup croient que la souffrance est le prix à payer. Je vous assure que NON. Le plaisir est le signe que l’apprentissage est positif. La souffrance…est signe que vous vous dirigez vers l’échec.

Oui on peut aller très loin en musique en ayant beaucoup enfantsde plaisir. Il y a tant de belle musique, de musique plaisante à jouer. Vous ne pourriez même pas tout jouer dans une vie.

On peut aussi apprendre à jouer du piano pour intégrer la musique à sa vie. Pour avoir une hygiène de vie psychologique. On peut jouer des pièces thérapeutique si on a prit des mauvais chemins et revenir dans un espace de vie positif et agréable. La musique peut apporter la joie.

La pratique créative de la musique permet une croissance saine de l’enfant qui sera en vous toute votre vie. Les gens autour de vous apprécieront cette facette de votre personnalité et ils rechercheront votre présence. Chez une personne âgée, la musique entretient la jeunesse intérieure, ce qui est essentiel à la santé et la jeunesse physique. Jouer Mozart (je conseille les pièces en La  et Mib majeur qui ouvrent à la confidence et les œuvres en tons mineurs chez la plupart des compositeurs)  ou Chopin (tout est bon mais ne faites pas d’«overdose». Quand une pièce a fait son travail, passez à une autre. C’est à dire, si vous êtes nostalgique, jouer une pièce nostalgique est bénéfique mais il vient un moment où on n’en a plus besoin. Variez selon votre humeur amis aussi selon ce que vous voulez. Jouez des pièces stimulantes, nourrissantes.

Le Jazz restaure et nourrit l’énergie intérieure. J’ai composé un blues très simple qui permet à mon avis de recharger vos batteries. Petits maux ou cancer, la musique est un gros PLUS. La catharsis, l’expression des émotions à travers la musique purifie nos organes et restaure l’intelligence intérieure.

Je sens quand un petit ou un adulte vit des choses difficiles. La connexion de ses émotions dans la musique a un effet extraordinaire. Ça peut faire une énorme différence.

À tout âge, le piano est bénéfique, pour le développement, la santé, l’équilibre et le bien-être. Pour en faire une carrière, il doit faire votre bonheur

Un prélude de Bach (qui devient «Ave Maria» pour beaucoup) ou la berceuse deBilly Joël   que vous ayez 6 ans ou 86 ans, vous sentirez l’effet. La perfection n’a rien a voir avec tout ça.  Plus on approche de la perfection plus on se brûle les ailes. Rappelez-vous Icare. Jouez, jouez et soyez imparfait, mais vivez.5699065ef9c5d4aa7758b28817347f32

Bien-sûr, l’approche créative est essentielle. Vous sentirez la bonté qui habite un professeur et évitez le professeur amer qui vous fera souffrir car la souffrance n’amène que la souffrance et est contagieuse.

Le BONHEUR aussi est contagieux

 

Jean Genest enseigne le piano et la clarinette depuis 1979 et enseigne toujours dans une optique jeune en restant ouvert aux nouvelles musiques et aux nouvelles technologies.

 

 

«Pianisme» et chamanisme

Devenir pianiste est l’affaire d’une vie.$_59 (5) Ça débute le jour où vous le rencontrez cet ami, ce confident, «l’instrument», qui code vos secrets pour les transmettre dans ce langage qui peut être compris seulement par l’âme et ceux qui nourrissent leur propre âme ou par les âmes affamées par la vie.

Être pianiste c’est être bâtisseur de ponts entre deux dimensions et entre les âme entres-elles.
Que l’on chante, joue du tambour ou du piano, un chant à la terre ou «You’ve got a friend», joue «Giant Steps» au saxo ou la Sonate de Franz Liszt au piano, c’est à l’univers qu’on s’adresse, l’univers en nous et en vous, autour et alentour.

C’est une base du chamanisme, nous faisons partie d’un TOUT, in/out et yin/yang, obscur/lumineux, physique/métaphysique. Le monde des «vivants» et celui des esprits.

Méta signifie «autour du» et cet autour est extérieur et intérieur (peut-être encore plus vaste mais peu connu voire interdit et contrôlé sévèrement par le civilisé).

C’est Gaïa, Pachamama et ce qui précède le monothéisme, la pensée unique, l’esprit sans l’âme. Comme les chamans depuis des millénaires (100,00 ans et plus et plutôt néandertalien que sapiens) les grands compositeurs connaissaient les fonctions physiques et métaphysiques des sons. Le cerveau de sapiens, le nôtre principalement est plus petit et moins équipé pour le voyage intérieur. Notre ADN occidental  mais aussi oriental recèle 2% à 4% d’héritage néandertalien. On le retrouve au niveau du système immunitaire, la cible des pharmaceutiques…

Les «NOTES» Il y a la terre G et le ciel C#.  = la rotation de la terre 24h et autour du soleil 365 jours. En quelque sorte le «triton» si agréable dans le «blues» et honni dans le classique (diabolus in musicae)

J’utilise les lettres qui datent de Pythagore sont utilisées en pachamamaanglais et en allemand et dans les pays de l’est encore aujourd’hui. Les notes en français sont celle adopté par le catholicisme en l’an mil pas Guido d’Arezzo

Moi je continue la tradition chamanique que Chopin (Mazur) et Liszt (Hun-grois) connaissaient. Beethoven probablement avec «Sonate à la lune» en C# et Ludwig à la croisée des chemins a révélé son «illumination». De là le pouvoir extraordinaire de leur musique.

Mais bien sûr si on ne veut faire  que de la diversion. Si oui, continuez à jouer des beaux morceaux dégriffés.

 

Lire: https://fr.wikipedia.org/wiki/Catharsis

 

La PIANOTHÉRAPIE

arthur-rubinstein-19501Rubinstein raconte sa tentative de suicide ratée. Pourquoi a-t’il eu à accrocher une corde au plafonnier de sa chambre d’hôtel pour se retrouver «sur le cul» après que tout aie cassé le laissant dans un fou rire, tournant dorénavant le dos à la mort.

On doit vivre ces moments…sans danger, mais il semble qu’on doit les vivre. À mon avis la musique est un des moyens les plus efficaces et c’est pourquoi en plus des cours de piano que j’offre depuis maintenant 40 ans (officiellement 30 ans), j’offre l’aspect Pianothérapie. Le piano est l’instrument le plus versatile afin de jouer des «pièces» thérapeutiques. Au fil des années, en développent une approche créative, les choses se sont mises en place.

Carolyn Kenny dont je souligne le 1er anniversaire de décès, était une grande musico thérapeute. Elle avait mit dans son livre «Mythic Artery» cette phrase «Une oeuvre réussit est une thérapie réussie». Cette phrase avait allumé chez moi une zone d’intérêt dans ma recherche à comprendre le «sens» de la musique. Composer une oeuvre musicale implique un cheminement débuté bien avant que l’oeuvre soit en scène. Elle est l’aboutissement de recherches et de l’expérience de vie du compositeur.

Pour vous, une simple personne ne connaissant rien à la musique et moins encore au piano, comment la musique peut-elle être une thérapie? Bien-sûr écouter une musique est bénéfique. Vous souvenez-vous cette chanson ou cet adagio que vous écoutiez 1000 fois en boucle, elle vous a peut-t-être sauvé la vie.  Ça pouvait être ces 5 minutes de «The dark side of the moon» de Pink Floyd à la voix (mieux encore, vous la chantez vous-même), ou  l’Adagio du concerto k 622 de Mozart. Ces musique ont sans doute eu un effet thérapeutique en vous aidant à traverser «processer» une crise dans votre vie. Mais vous pouvez jouer certaines œuvres même avec très peu de formation musicale. Tout dépend de l’habilité du professeur.

Jouer un pièce au piano apporte  un aspect supplémentaire dû au travail que vous y apporterez. Le 1er prélude du clavier bien tempéré ou celui de violoncelle (peut être joué au piano) sont des méditations. Dans une oeuvre musicale, il ne suffit pas d’apaiser ou de se sentir bien pour un moment mais de passer à l’étape suivante.

La «confort music» est un leurre. Elle est produite en masse et vend énormément. Ce «susucre» représente un risque. Une jolie musique exempte de «l’événement critique», de la crise et de la résolution,  comme il y en a tant aujourd’hui est comme un vallium, un anti-douleur. L’effet passé la douleur reviendra.

Une véritable oeuvre a cet épisode où des accords troublés viennent nous mettre en contact avec notre souffrance pour y trouver un «sens». Ce sens peut être abstrait et n’a pas à être rationalisé. L’«équation» émotive se résout naturellement. Par exemple, la partie finale de l’adagio du k 622 nous donne la solution. «Just feel it». Mais ça doit être joué et ça peut être joué au piano. Le k 622 est la dernière oeuvre achevée de Mozart. Comme pour «…à la lune» de Beethoven, elles contiennent «la formule de l’acceptation»

Le développement final du 1er mouvement de «La sonate à la lune» révèle la solution. Abstraite, oui, mais effective si vous avez joué toute la pièce suite à une pratique créative de la pièce.

La sonate «à la lune» est la trace musicale de ce qui a sauvé Beethoven du suicide. moimêmeComposé à la même époque que le  testament d’Heiligenstadt  Beethoven y  annonce son suicide mais la sonate révèle l’expérience qui l’a amené à vivre pour la musique malgré la souffrance tournant le dos à la mort. Il y transmet aussi la formule de sa survie.  Il y a le désespoir, la question sans réponse «pourquoi?», l’épisode à la croisée des chemins (Faust, DMT?, mauvais seigle…), retour avec un nouvel angle différent et conclusion. Que s’est il passé? Il n’y a qu’a jouer l’oeuvre avec ses trippes et vous saurez. Bien sûr expérience «crossroads» interdite par la religion car elle est ce que la même religion appelle «vendre son âme au diable». Mais tout ça n’a rien à voir avec le diable mais avec le rapport vie/mort dans les plus anciennes cultures, l’expérience de l’illumination sans l’aveuglement.

Si vous jouez l’oeuvre en la connectant avec votre expérience vous entrez dans le processus intérieur de créativité, vous pourrez peut-être transcender  la crise. Le cerveau comprend et enclenche le processus de vie qui continuera dans votre inconscient jusqu’à ce que le conscient réalise que le problème est résolu.

Les grandes œuvres contiennent une sagesse incroyable, encore faut-il prendre le temps de les «vivre»

Mais, de grâce, ne vous contentez-pas du piège de la «confort music». Vivez la vraie musique dans votre âme, dans vos trippes.

wavyandgreen

Mon Roman «Une Ballade pour Loulou»

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Mon Roman «Une Ballade pour Loulou» écrit de 1986 à 2000. Pour vous?

Qui est intéressé? En échange de Dons volontaires.

«Une Ballade pour Loulou» est aussi un essaie sur l’origine de la musique et la musique dans la vie d’une adolescente Gaspésienne. Il n’y avait pas d’idée préconçue au départ mais une simple page qui visait à illustrer l’expérience de l’Improvisation spontanée au piano. Une page en amenant une autre, je me suis retrouvé au fil des ans et de ma recherche en musique, en pédagogie, psychologie et ethnomusicologie avec un roman.

Mais quand on donne naissance et nom à un personnage, elle vit à son gré et nous amène dans l’aventure de sa vie. On n’a pas vraiment le choix de décider pour elle. Loulou vit sa vie comme le fait un enfant qui grandit et choisit bien malgré les choix des parents. Elles donnent bien des soucis à ses parents, mais pas ce que vous pensez.

Loulou est un esprit libre aimant jouer Chopin et jouer du piano à sa façon Elle rencontre Sophie, originaire de Pologne, bien-sûr, amoureuse de Chopin, de littérature. Leurs passions les rapprochent. Ensembles elle combinent poésie et musique avec la passion de l’adolescence et la découverte de la vie. Les drames inexplicables et surtout injustes de la vie les confrontent à la réalité, à l’amour, à la vie et à la mort.

L’Éros d’un est la Psyché de l’autre

Mes frères m’ont oublié, je suis tombé, je suis malade
Si vous n’me cueillez point, je vais mourir, quelle ballade ! «Le p’tit bonheur» F. Leclerc

On n’a pas idée des influences qu’auront les chansons les livres sur notre vie. La 1ère que j’ai apprise «Le p’tit bonheur». Le 1er Roman que j’ai lu «Le vieil home et la mer» d’Hemingway. Nos lectures choisissent pour nous, nous prédestinent.

La «ballade» est un genre du Moyen-âge en poésie et en musique

Le moyen-âge, nous y passerons un bon moment en 2e partie

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Le Père de ma pédagogie

André 2André Genest, mon père sera aussi celui qui donnerait l’envoie à ma passion pour la pédagogie. Dès l’école élémentaire, je n’ai que 7 ans mais, je fais partie de la classe «pilote» qui met à l’essaie l’approche pédagogique pensée par André Genest dans l’enseignement des sciences pour les enfants. Il croit que les sciences peuvent et doivent êtres accessibles aux enfants.

J’en suis un des premiers à en faire l’expérience et son approche est basée sur des expériences conçues pour être effectuées par de jeunes enfants. Je me souviens les soirées qu’il passait avec maman à créer le matériel pour ces expériences…le mètre cube, oh là là!

Les années ’60. seront le ferment de l’évolution du Québec et mon père André en sera un acteur. De la première à la 5e année j’effectue des expériences amusantes et formatrices visant à développer l’esprit scientifique. Cela s’arrête à la 5e année car Papa est contacté et recruté par Suzanne Tremblay, directrice du nouveau module des sciences de l’éducation de l’UQAR. Il enseignera dès lors la didactique des sciences de la nature aux futurs maîtres, plus souvent «maîtresses» qui envahiraient le monde de l’éducation dans l’est du Québec et ailleurs. J’espère que son influence continue à nourrir la curiosité scientifique dans les écoles.

Heureusement j’étais contaminé. Je bifurquerai du côté de la musique, un milieu plutôt rétrograde au point de vue de la pédagogie. C’est alors que j’entre au conservatoire. Je n’ai que 13 ans mais nous avons des conversations sur le conservatoire tout fraîchement inauguré et où je suis élève dès la 1ère année.

L’approche pédagogique d’André aura des effets à long terme chez moi. Je suis curieux, je questionne et ne suis pas toujours satisfait des réponses. Je cherche à comprendre le pourquoi de l’approche pédagogique classique qui ne correspond pas à la conception «ouverte» de la pédagogie auxquelles j’avais été habitué. De plus, la rencontre d’autres professeurs du module des sciences de l’éducation à l’UQAR (neuropsychologue, psychologues et professeur de musique), je cite Marcelle Beaupré pour l’éducation musicale à l’UQAR continuera à nourrir ma conception qui deviendra ma vision de l’enseignement.

Je suis infiniment reconnaissant à mon père André Genest d’avoir semé en moi le désir d’apprendre, de questionner et de comprendre. Il met dans mon vocabulaire le mot «créativité» Étonnant que ce soit venu des sciences et non de la musique. En fait, si on parle créativité en musique au niveau universitaire on est un «illuminé». Pourtant Einstein avait foulé les mêmes terres, la musique et les sciences. «L’imagination est plus importante que le savoir» (Einstein, un bon improvisateur au piano selon un de ses examinateurs).

Plus tard à l’université j’irais suivre les cours en pédagogie et psychologie en plus de ma matière numéro 1: l’interprétation au piano. J’étais lancé car, ne trouvant pas l’approche pédagogique correspondant à l’épanouissement de la créativité et de Jean Pierre Vetterl’intelligence dans la musique je vais voir ailleurs. «Libres enfants de Summerhill» , «Le violon intérieur» de Dominique Hoppenot ou «L’art du piano» d’Heinrich Neuhaus. Puis il y a Jean Pierre Vetter, Bruno Biot qui m’ont fait découvrir l’école suisse.

c Kenny_CAussi en ethnomusicologie et la psychologie de la musique avec Carolyn Kenny je découvre les dimension infini que représente l’immense champ que couvre les musiques. Et puis, le jazz, la musique traditionnelle et populaire viennent finir de m’arracher les œillères placées si soigneusement par les 1ères années de ma formation.

Aujourd’hui, pour moi une oeuvre tel que le Concerto pour clarinette k 622 de Mozart  est tellement plus qu’une magnifique oeuvre, elle a un sens «profondément» métaphysique.

Lancé définitivement dans une direction créative et basée sur l’épanouissement et le bien être de l’apprentis-artiste.

Je souligne aussi l’influence qu’a toujours un 1er professeur. C’est ce que me disait J P Vetter, on met rarement le nom de ses 1ers professeurs mais ceux qui sont prestigieux mais qui ont fini le travail qui avait déjà été fait. C’est vrai.

Lucien DaveluyJe ne sais pas comment il s’y est prit ou pourquoi mais mon 1er maître, Lucien Daveluy a su semer en moi l’amour de la musique et le plaisir de jouer. Je me souviens avoir reçu quelques coups de baguettes sur les doigts car à 6 ans j’étais indiscipliné. Ça n’était pas du tout traumatisant.

Alors je remercie infiniment tous ces maîtres qui ont semé les graines qui ont fait de moi celui que je suis devenu à travers les quelques 50 ans de mon apprentissage mais surtout mon mentor, André Genest, un père que je me compte chanceux d’avoir eu car souvent encore aujourd’hui 35 ans après son décès, c’est sa voix qui me dit de continuer car il m’a donné le désir d’avancer avec confiance.

C’est aussi tout ça qui m’a amené à créer «Les 12 Jeux d’Improvisation au Piano» (1996). Cette «méthode» est dans son fond l’application en musique de ce que j’ai appris avec mon père. Les séminaires que je donne sont profondément inspirés des nombreuses formation sur l’enseignement des sciences qu’André a donné aussi loin que les Îles de la Madeleine et l’Abitibi.

À ceux qui l’ont connu et le respectent comme maître, svp donnez vos commentaires, car je crois qu’il le mérite ainsi que mes autres maîtres.

Merci André

Jean Genest

 

La Nouvelle École de Piano

Dépliant 2019

CV Jean Genest Professeur

ou contactez-moi

Arthur

 

 

 

 

 

 

Il y a un génie en chacun de nous. C’est le rôle du professeur de le trouver

Je vous invite à  vivre l’expérience de la Nouvelle École de Piano. Un enseignement créatif et scientifique pouvant mener à un jeu encore plus virtuose sans tout le côté aride de l’apprentissage du piano «à la façon» traditionnelle. Avouons-le la façon traditionnelle est repoussante pour le vrai talent et surtout bon pour la discipline.

Un programme varié pour développer le cerveau et la virtuosité déjà très jeune

En 1er lieu, des pièces qui «branchent» l’oreille et l’intelligence des doigts tout en éveillant l’intérêt des plus jeunes. Il ne faut pas avoir peur de donner des pièces que les élèves aiment. Il y en a tellement des belles qui sont très formatrices. Tout le monde ou presque a «l’oreille absolue». Il s’agit que le professeur sache l’activer.

Pour les premières semaines de cours. Concert à l’Halloween, puis Noël, ensuite la St-Valentin. Il y aura ensuite concert de fin d’année. Chaque concert constitue une étape.

  • Bach «Toccata et fugue en ré mineur» pour l’Halloween
  • Inventions de Bach, Beethoven: 5e symph. et Pour Elise, «Hymne à la joie»
  • Pour l’impro: Pachelbel «Canon» et «Chaconne» mais aussi «La panthère rose» et «Le blues du chat» et bien plus. Le programme est illimité.
  • Un répertoire développant la lecture à vue des notes avec Mozart
  • Les jeux d’improvisation pour apprendre la théorie de la musique
  • Une pièce comme «super Mario» représente un défi de rythme et de coordination qui est un grand enrichissement pour un jeune. Il y bien-sûr les pièces qui sont toujours demandées. J’ai la capacité de les arranger et les enseigner en les rendant faciles sans les appauvrir.
  • Ensuite il y aura toute la collection «Conservatory of Toronto» et TOUT le répertoire de piano. J’ai tout le répertoire du piano en PDF pour vous.

Un programme pour les premiers concerts et apprendre à être à l’aise sur scène. Ce qui inclut un «entraînement» à l’assurance et la stabilité. L’élève apprend le partage de ce qu’il aime jouer

  • Chopin et Bach. Bach est omniprésent car ses compositions
  • Initiation au Jazz et au ragtime
  • Il y a aussi des musiques nouvelles et des musiques de film qu’ils demanderont à jouer de toute façon. Je peux les leurs montrer.
  • Au cours des années j’ai accumulé un recueil de pièces qui tous aiment et qui apporte beaucoup à l’élève. Vous pourrez l’acquérir dès le 1er cours.

Ce n’est qu’un petit échantillon, mais en 50 ans de musique j’en ai tellement joué et j’ai eu tellement de plaisir. J’ai aussi eu la chance que mes professeurs choisissent de bonnes pièces.

Un élève sera appelé à jouer devant ses pairs et sa famille environ 4 fois par année. Jouer de la musique pour la famille équilibre souvent les émotions de chacun.

L’anxiété et le tracJean Piano.png

Pour certains, penser à un concert crée déjà une grande anxiété. Papillons dans l’estomac, terreur même. «Jamais je ne jouerai devant les autres!» C’est votre droit alors vous n’avez pas à jouer. Seulement écouter les autres. Le trac, c’est là qu’on travaille. Pas dans la sécurité mais dans l’assurance. Il faut préparer, «s’auto programmer» à avoir une vision positive. Il y a un grand plaisir à partager une musique que l’on aime jouer. Il y a la partie principale du«concert» et le post-concert. Pendant le brunch qui suit le concert, les timides se retrouvent toujours entre eux au piano et jouent. Ce sont des joueurs excellents dans la musique d’ambiance, mais ils ne veulent pas être sous les «spots». C’est tout aussi valable.

Au bout de la ligne, vous savez, jouer c’est très excitant. Vaincre sa peur entouré d’amis qui vous respectent est une immense satisfaction.

Le programme famille

Ce programme permet de s’initier à la musique en famille. Il permet de 2 à 3 membres de la famille de suivre le cours en groupe pour le même tarif horaire. En jouant avec papa ou maman, les enfants (duos ou trio) ont leur 1er contact agréable avec le piano et la musique. D’autres instruments peuvent s’ajouter et créer votre petit orchestre familial. De cette façon les talents cachés vont se dévoiler.

  • La famille de J S Bach comptait 21 enfants. Tout un orchestre!
  • Une activité extraordinaire en famille et un atout pour le temps des fêtes.
  • Il y a 3 places sur un piano (clavier) pour des débutants

La musique comme intégration sociale

Le jeune qui apprend la musique devient populaire auprès de ses amis au lieu d’être considéré comme trop «straight». Ses amis lui demanderont de jouer pour eux. Voilà un des buts de la musique: mettre la joie autour de soi.

Un répertoire bien choisi apporte un développement psychologique sain et la gestion des émotions, l’équilibre dynamique. Jouer son morceau en périodes de stress ou de crise peut être déterminant pour toute personne.

Les objectifs de La Nouvelle École de piano

«La Nouvelle École de Piano» s’engage à offrir un apprentissage riche et sans limites du débutant au maître, dans l’épanouissement personnel et le plaisir de la musique». Une école où l’intérêt pour la musique remplace la discipline. Une école où l’élève doit être  sur scène comme un poisson dans l’eau, car jouer en concert c’est un partage, pas une épreuve. Rappelez-vous: pour le grand Glenn Gould, le concert était la «mise à mort» du pianiste. Pour cette raison il a quitté la scène. Il faut aborder la scène avec une pensée positive, une visualisation et un but.

Le répertoire de piano est le plus riche au monde. On n’a pas assez de toute une vie pour jouer seulement les plus belles et passionnantes pièces. Alors je suggère de laisser tomber les milliers de pièces ennuyantes qu’ont été concocté dans le but de développer la discipline.

La discipline c’est l’affaire des parents

Les parents demandent souvent «as-tu pratiqué ton piano?», «Va pratiquer ton piano». Ceci a un mauvais effet sur la motivation. Chez un débutant, il est nécessaire que le parent prenne le temps de se mettre au piano avec leur jeune. C’est aux parents d’avoir cette discipline. Bien sûr, vous être très occupés. Mais ne sous-estimez pas la qualité du temps que vous allez passer avec votre jeune.

Je vais vous enseigner des pièces à jouer en duo dès le début. Même dans le cas de très jeunes enfants, je suggérerai que vous soyez le 1er à prendre les leçons. Ainsi le petit apprendra encore plus vite et vous comprendrez ce qu’il fera par la suite. Pensez-y, pour un petit, une semaine c comme 1 mois pour vous. C’est là que vous devrez être discipliné. Mais vous en tirerai tellement de profit. Dans 20 ans il voudra rejouer ce morceau qu’il a joué avec vous quand il était tout petit.

Qu’est-ce qui fait la différence?

Des écoles, il y en a des tas. Mais des écoles avec une pensée, «une École de Pensée», c’est beaucoup plus rare. La plupart du temps, on se contente d’enseigner de la façon que l’on a appris. C’est souvent plus ou moins heureux selon le talent de professeur de l’enseignant qui est trop souvent un pianiste raté ou frustré. Il transmet trop souvent sa frustration

S’il aime les enfants c’est un gain. S’il est un bon musicien/pianiste, encore un gain. Mais un sans l’autre peut être épouvantable. Il faut à tout prix éviter un enseignement «toxique».

Faites une petite enquête auprès de jeunes adultes ou même d’aînés ayant appris le piano vous apprendrez beaucoup. Des belles histoires mais aussi des histoires d’horreur.

Allez-y.

Souvent un emballage nouveau pour passer le même vieux contenu. Des jolies images, mais les mêmes morceaux ennuyants.

Il y a tant de morceaux classiques ou autres qui sont très excitants. 

Créer une nouvelle école c’est avant tout créer «une ÉCOLE de PENSÉE» une façon de faire, de nouveaux outils

D’où vient cette pensée? À propos de moi et le piano

Depuis mes années d’études où j’ai étudié le piano jusqu’à ses extrêmes, de «À la turka» à Beethoven, Mozart, Chopin, et «Petrouchka» en passant par «Le sacre du printemps», «Fly me to the moon» ou »You are so beautiful»  j’ai été voir du côté pédagogique. Mon père enseignait en pédagogie à l’université. Normal que fiston soit allé y jeter un œil. Comme on dit «La pomme ne tombe jamais loin de l’arbre». J’ai appris de lui le plus grand respect de l’élève.

En pédagogie de la musique, j’ai appris des principes intéressants. En psychologie j’ai appris qu’il faut parler un langage pour l’élève. En ethnomusicologie et anthropologie, j’ai appris les racines les plus anciennes de la musique. Aussi l’expérience de «Summerhill» a été une grande porte ouverte pour moi. Les professeurs au conservatoire prenaient plaisir à dire «On n’a pas besoin de ça, la pédagogie». C’est ainsi qu’ils ont détruit des élèves de grand talent car, le talent va de pair avec la sensibilité. Aussi Jung (les archétypes), Campbell (Le parcours du Héro)

Avec tout ces pièces dans mon casse-tête, j’ai entrepris de repenser l’enseignement du piano dans ses racines. Je ne suis pas un pionnier, Bach, Mozart, Chopin et Liszt avaient des approches extraordinaires qui n’auraient rien à envier à nos professeurs actuels. Ils étaient sûrement moins ennuyant que beaucoup.

«Si vous voulez jouer comme moi, pratiquez comme moi»   J.S. Bach

Bach improvisait des fugues jusqu’à 6 voix. Il ne pratiquait pas des gammes. C’est venu plus tard, pour le meilleur et pour le pire.

On ignore le plus souvent le rôle de l’oreille et de l’improvisation musicale dans la formation des grands artistes pour se limiter à une approche mécanique d’un Czerny, un élève de Beethoven, bon élève? J’en doute Chopin disait de lui «Czerny a plus d’esprit que sa musique»

Les réflexes du pianiste sont essentiels. Je parle ici du débutant au maître et non après que le mal aura été fait. On ne rase pas la forêt pour y faire pousser des patates ou pour construire des autoroutes. La psyché est un vaste jardin rempli de richesses incroyables.

Pour commencer, on balaie la discipline et on enseigne la musique comme elle est: MERVEILLEUSE! Mais peut-être que vous ne l’aviez pas apprise comme ça. Moi si, et je vais tout faire pour accrocher l’intérêt de l’élève.

Je trouve aussi intéressant d’enseigner «Hit the road Jack» ou «Moanin’» que la «8e invention» de Bach ou la «Sonate facile» de Mozart. J’oublie la 5e symphonie de Beethoven pour le tout jeune débutant, version classique ou disco. Pour plusieurs la version disco a été la porte d’entrée pour découvrir Beethoven classique et romantique.

Créer le scénario

La partie la plus fondamentale du travail. Ça me vient de mes professeurs suisses (un pays qui a vu l’immigration de nombreux génies de l’Europe lors de la 2e guerre mondiale.

La pièce est ainsi mémorisée rapidement et du fond du cœur, pas cœur. Il faut savoir faire travailler l’élève jusqu’à son subconscient en parlant à sa «psyché». Là j’ai perdu beaucoup de professeurs mais pas les élèves car dès lors ils seront rivés au piano. J’aime bien lorsque le parent vient chercher l’enfant que celui-ci ne veulent plus lâcher le piano.

La rigueur

L’importance accordée à la rigueur résulte souvent en «rigidité» et dans la légendaire «rigidité psychologique»  du professeur de piano (psycho-rigide). Vous n’avez pas idée… Je préfère ne pas transmettre ce genre de problème qui ne m’a jamais «contaminé».

Le but d’enseigner la musique est d’ouvrir, d’épanouir l’intelligence, la personnalité de l’élève comme un grand arbre avec ses multiples ramifications. Plus il est jeune, plus c’est facile et plus on s’amuse.

«Il n’apprend pas, il s’amuse»

Erreur, un enfant qui s’amuse dans un contexte d’apprentissage apprend très vite. Il s’agit de voir le résultat après quelques mois. Un jeune qui joue avec plaisir et facilité. Aimeriez-vous mieux le voir jouer stressé et terrifier à l’idée de se tromper? Il se trompera encore plus.

Apprendre la confiance en soi

boyVous verrez souvent cette image du petit bonhomme jouant du piano car elle symbolise le bonheur de jouer. Voilà un élément important dans l’apprentissage.  La confiance en soi. L’élève ne devrait pas souffrir d’insomnie ou de maux de ventre à la veille d’un concert ou même d’un cours. Le professeur doit avoir une expérience saine de la «scène» pour pouvoir la transmettre à l’élève. Ça fait partie de l’apprentissage. Quand je parle à l’élève (petit ou adulte) à propos du «concert», je le questionne sur l’émotion qu’il ressent. On discute de la raison de faire ce concert. Il y a souvent, «montrer  que je sais bien mon morceau», «que je peux jouer sans me tromper» ou pire«parce qu’il le faut». L’expression «Il faut» est un grand perturbateur. J’essaie d’amener des motivations de partager, toucher le parent. Aussi apprendre à visualiser la réussite pour faire disparaître la vision stressante de l’échec. Ce dont l’élève a besoin avant un concert c’est de l’excitation, pas le stress ou le «trac». Certains disent qu’on ne peu pas ne pas avoir le trac et quoi qu’en dise la célèbre Sarah Bernard, le trac ne vient pas avec le talent mais avec l’insécurité.

Le plaisir de partager

Le jour de la fête des mères, j’avais organisé iStock_000002190479XSmallune petite fête musicale pour les élèves et leur maman. Chaque petit avait choisi un morceau spécifiquement pour sa maman. L’élève le moins motivé a manifesté la plus grande motivation. Résultats: Toutes les mamans ont pleuré de joie. J’avais aussi donné une rose à chacun et il l’a donné à la femme de sa vie. Il est bon de montrer aux garçon à exprimer leur amour. La motivation de toucher le cœur de maman deviendra celle de toucher «positivement» le public.

J’avais un élève, un camionneur dans la trentaine. C’était un dur! Quand je lui jouait du Elton John, il pleurait. Le cours était pour lui un espace privilégié.  J’ai appris avec lui comme avec tous mes élèves. Toujours vouloir faire mieux, ne jamais se considérer «arrivé». J’apprends toujours et j’ai toujours du plaisir et je crois que c’est le cas pour mes élèves. Certains ont connu «Frakenprofdepiano», des horreurs ou un vécu familial pénible. Le professeur doit le sentir et l’apprentissage aura un effet thérapeutique plutôt que traumatisant. C’est ce qui fera un virtuose heureux.Jean_Genest

Jean Genest, maître en musique depuis 1992  et fondateur.

La Nouvelle École de Piano.  Piedmont, Montréal, Québec

jbgenest@yahoo.ca                           (514) 434-9016

 

 

Le PIANO pour les petits

EnfantsL’apprentissage du piano dès un jeune âge aide un développement optimal du cerveau. Mais des fois, ça marche et des fois c’est la catastrophe. Il faut savoir «canaliser» cette énergie parfois similaire à un tsunami mais pas la réprimer.

Ça demande du doigté, le l’astuce et une créativité ultra rapide. Entrer dans le jeu de l’enfant pour l’amener à apprendre. On perd rapidement un enfant génial si ce qu’on a à lui offrir n’est que la discipline. Être professeur c’est être créatif à un niveau élevé.

J’ai développé les 12 jeux d’improvisation à cette fin. J’en invente de nouveaux à chaque fois que c’est nécéssaire.

Il faut avoir rapidement accès à un répertoire amusant ou sollicitant les émotions et l’imagination de l’élève.

Et, je vous le dis, la lecture ne doit pas précéder le plaisir musical. Et là c’est la question: Mais quand est-ce qu’il apprendra à lire la musique. Je répond: quand il sera prêt. Si vous commencez par la lecture, il DÉCROCHERA. Ça finira là. Parfois il fera ce qu’on lui demande plusieurs années, il aura des diplômes et à 20 ans il dira à maman «Brûle le piano maman». J’ai entendu ce genre de témoignage plus d’une fois. Tant d’énergie, de temps, de voyagement et d’argent perdu en plus d’une enfance créative perdue.

L’improvisation, l’oreille: les 2 racines de l’apprentissageboy

On doit aller chercher la musique là où elle est: dans la psyché de l’élève. Des images (ours, petit chat ou «monstre» habitent la psyché de votre enfant. Il a même des monstres sous son lit. Mettez-les dans le piano.

Depuis 30 ans c’est l’instinct que j’ai développé. On fait des ours, des rois-tritons ou des «choo-choo». On voyage, on s’amuse et on rigole beaucoup. Ça ne veux pas dire qu’il n’apprend pas, au contraire!

La virtuosité est accessible dès les 1ers morceaux ou improvisations. Les enfants sont étonnants quand on sait les suivre et mettre des éléments riches à leur portée.Résultat de recherche d'images pour "sempé piano"

Voilà ce que je ne veux pas voir. La tête inclinée, comme s’il était prêt à recevoir un coup. L’élève doit s’amuser. Peut-être que le professeur ne s’est jamais amusé lui-même au piano. Il avait les devoirs, les morceaux ennuyeux avec des cahiers où on avait parsemé des dessins afin que ça ait l’air amusant. C’est trop triste…

Les parents mettent leurs espoir et beaucoup d’argent pour en arriver à un jeune malheureux. La musique doit rendre heureux.

Il faut savoir qu’un débutant peut jouer la «toccate & fugue en ré» de Bach et «The pink panther» ou «Pour Élise» dans les premiers mois. Il faut choisir les morceaux avec un «hook» quelque chose qui l’accroche. La note bleue d’Élise, le vampire de la toccata et le savant fou de «la panthère rose». Un enfant qui rigole avec le professeur est un enfant qui apprend à la vitesse grand V. De plus ce sont des pièces excellentes pour Halloween. Image associéeLe premier concert de fiston qu’il fera avec le sourire

Je vous souhaite à vous et vos enfants de vivre l’expérience d’apprendre la musique «vivante».

Des soirées de plaisir et peut-être un jour le grand jour, le grand concert…avec le sourire au lèvres et les yeux brillants.

Jean Genest, Piedmont 2018

La Nouvelle École de Piano, Piedmont (514) 434-9016  jbgenest@yahoo.ca

Êtes vous Blues ou Dorien?

ATELIER D’IMPRO LIBRE AU PIANO SAMEDI LE 11 MARS 2017. Pour info contactez-moi Prochain atelier le 25 mars l’impro romantique à la Chopin

miles_davis_tutu_bPar expérience, j’ai constaté qu’il y avait 2 sortes de personnes en impro. Lorsqu’un élèves débutant aborde les touches noires (gamme pentatonique) la plupart vont jouer une touche blanche malgré la consigne de jouer les noires. Rappelons que la gamme pentatonique est répandue dans énormément de les musiques du monde. Alors après un moment, « l’erreur » se glisse. Est-ce vraiment une erreur? Le but de la consigne en impro est de voir où va l’improvisateur lorsqu’il en sort. Rester dans la consigne n’est pas encore d’improviser et on en sort sans le savoir.

Le plus grand nombre va jouer le « la » ou A ou alpha (l’usage des lettres pour les notes remonte à Pythagore donc ne nous vient pas des anglais). Alors ce « A », d’où vient-il? Et bien, c’est la note bleue. Je dirais que 80% des gens vont jouer la note bleue sans le savoir. En fait, l’oreille veut entendre cette note et la trouve. Pour le 20% qui reste c’est surtout le Do ou rarement le Fa.  Ces notes donnent la gamme « dorienne », la gamme qu’on retrouve dans « So what » de Miles Davis. D’autres notes sont rares.

La note bleue existe dans le blues, bien-sûr mais aussi dans
barde les musiques celtes (lydien)
et Tzigane/gypsy (cette dernière est très présente chez Chopin. Oui, Chopin avait le spleen les bleues, il l’admet lui-même) 

Dans l’impro libre et je dirais aussi dans le jeu du piano, il y a une énorme apport de l’inconscient que j’évaluerais à près de 90%.

Dans l’enseignement, je m’adresse beaucoup à l’inconscient car c’est lui qui joue et qui doit être libéré. Le conscient contrôle note-à-note et donne un jeu qui a peu de fluidité.Schtroumpf

L’inconscient est une source extraordinaire contrairement à l’idée reçue que l’inconscient est un grand bourbier de tous les danger. L’inconscient est une zone extraordinaire qui nous maintient en vie. Lorsqu’on y plonge par la musique l’effet est extraordinairement régénérateur .

J’appelle ça « brasser la marmite alchimique », se rebrancher sur la source

jbgenest

La musique « classique »; aristocrate??

600full-salvador-daliOn fait souvent le rapprochement entre la musique dite « classique » et la noblesse, la richesse, le luxe. C’est dommage car, la plupart des grands compositeurs n’étaient pas riches, voire même plutôt pauvre.Comme j’ai entendu sur certaines chaîne radio, la musique est encore plus belle au volant d’une voiture de luxe.

Mais voilà, ce qui est le 1% même à l’époque de Mozart ou Chopin, s’est approprié cette musique. La noblesse aime bien se mettre « en valeur » en agrémentant ses soirées de sonates ou de musique de chambre.

Libérons la musique et libérons-nous

La musique comme bien des choses, peut amener l’épanouissement autant que l’abrutissement.  La pédagogie noire utilise la musique pour le lavage de cerveau et pour sauver les humains d’eux-mêmes. Ces personnes croient que l’humain, s’il n’est pas « corrigé », redressé ou purifié sera laissé à l’état de bête qui est la nature même de l’humain. C’est bien triste car ça apporte le fascisme et le totalitarisme. La source de la pédagogie noir comme l’explique bien Alice Miller. Pour ceux qui voudrait la lire, ses livres sont disponibles en audio sur youtube.com

Par contre si on laisse la nature faire son oeuvre et qu’on permet à l’humain de développer ce qui est en lui, on trouve un être réalisé. Là on voit bien qu’on n’a pas affaire à une bête sanguinaire. Au contraire toute la beauté intérieure et la créativité s’exprime.

La musique est un médium extraordinaire

La musique avec ses défis de motricité fine et la complexité qu’elle nous fait expérimenter nous permet de développer nos capacités au maximum. La grande variété au niveau des accords nous permet d’articuler nos émotions et nos sentiments. Dans le jazz et la musique classique on peut explorer une infinité d’équations affectives et relationnelles.

Chez Mozart, par exemple nous voyageons dans une nature sublime habitée par les esprits de la forêt, nos esprits intérieurs. L’orchestration est riche et explore un grand spectre sonore. Sa musique rejoint nos archétypes et déclenche le travail « spirituel ». Spirituel non pas au sens religieux mais au sens dont Yung parlait. Nous avons tous un potentiel en devenir qui n’attend que les happy-birthday-mozart-1280x2-1024x576déclencheurs pour s’activer. On peut aussi le bloquer en travaillant d’une façon rigide (gamme), en cherchant la perfection plus que la vie et en sacrifiant ce qu’on est à l’autel de la pureté et du conformisme. Vous savez, beaucoup de musicien considère l’humanité, le biologique avec mépris car ils pensent êtres en possession de la perfection. Ils ont vécu le sacrifice de leur être et se croient malgré tout supérieur  alors qu’ils ont souvent manqué leur propre vie. Pourquoi??

C’est bien ce qui donne cette mauvaise réputation à la musique classique pour les personnes en quête de liberté et de bonheur. Un trop belle cage de perfection et de conformisme, un moule. Mozart aurait bien rigolé de nous voir jouer sa musique de façon stérile sans y prendre un plaisir fou comme lui-même en avait. Il s’agit de s’inspirer d’une approche « biologique ».

L’importance de se réapproprier la musique

La musique nous donne accès à une autre dimension de nous-même qui nous est presque inconnue. Cette dimension aide notre développement et notre guérison. Elle est libératrice et magnifiquement subversive. Bien abordée elle apporte le bonheur, mal abordée, c’est la tristesse et la déprime assurée. Vous en viendrez à vous demandé « mais, à quoi sert la vie? ». Bien abordée, cette question sera absurde, rien qu’une chose: MERCI à la VIE!!

Mon but comme professeur a toujours été l’épanouissement et le bonheur chez mes élèves. Ça va faire 50 ans cette année que je m’éclate au piano. Que ce soit classique, romantique contemporain ou jazz, pop, blues, j’ai toujours autant de plaisir à jouer.

Ma muse veille sur moi.

Jean Genest (514) 294-1241                jbgenest@yahoo.ca

muse

Les musiques de Chopin et Claude Léveillé:même ADN

513688-claude-leveillee-devant-piano-luiAvez-vous remarqué ces similitudes, ces ressemblances? Prenez par exemple la section finale de la 2e Ballade de Chopin. On y reconnait clairement la passion qui anime les 2 compositeurs. La cathartie est aussi totale. La même chose dans l’ouverture de la 4e Ballade (ici interprétée par moi) qui ressemble à l’introduction de Frédérique. On sait bien qu’il y est question de Frédérique Chopin. Léveillé n’a pas pris de cours de piano mais sa mère l’enseignait. Il avait sûrement les oreilles grandes ouvertes lorsque sa mère abordait ce répertoire (comme Nelligan).

Une grande similitude entre les 2 compositeurs (et auteur en ce qui concerne Léveillé): ils sont tout deux autodidactes.

Pas de gammes, pas de Czerny et pas de Hanon. Que la musique pure.frederic_chopin_photo-jpeg

L’oreille, la dimension musicale, tout ce qu’on n’enseigne pas à l’école de musique sauf encore rarement en jazz où les gammes (minimum 250 comparé à 24 en classique et des riffs). Les riffs sont des formules mélodiques que l’on pratique dans toutes les tonalités dans le but de les coller ensembles dans les improvisations. Sommes-nous vraiment dans l’improvisation?

Et encore: Chopin est possiblement un des plus grands improvisateurs de tous les temps. On connait bien ses compositions mais des témoignages du publique de l’époque disent que ses impros étaient encore plus belles que ses pièces. Ces pièces étant en fait des « work in progress » issues de ses improvisations.

Si vous aimez Léveillé, il est probable qui aimiez aussi Chopin. Tout deux vous amènent dans la dimension musicale, bien au delà des notes.

Il est vrai de dire: un doigt pointe la lune, l’idiot regarde le doigt.

Un débutant a accès à cet espace dès le 1er jour. les gammes l’en éloigneront.

Ici, je veux saluer tous les autodidactes et les encourager à le rester…même en apprenant avec un professeur. Ça vous semble absurde? Savez-vous que les plus grands « achievers » (grandes réalisateurs et découvreurs) sont souvent des autodidactes, parfois de asperger. Ils résident dans cette dimension. On peut très bien être autodidacte sans êtres autistes de haut niveau. Votre niveau en sera rehaussé.