La beauté absolue et l’esthétique

couverture_improDans la vie de tout les jours, nous sommes confronté avec des réalités. Ces réalités peuvent êtres belles ou laides. Le béton, l’asphalte sont souvent ces réalités. Les fleurs, les rose, ce ‘est pas tout les jours. Dans ma recherche comme artiste, je suis confronté à toutes ces réalités. Être artiste, ce n’est pas monter sur scène et produire le beau, le laid, comme ça sans l’avoir vécu.

Être artiste c’est un travail à temps plein. Entrer en soi, y voir le beau et la souffrance universelle, la boire et la goûter pour la comprendre sans la juger. L’être humain est complexe et il souffre souvent, trop souvent.

Comme le «Wanderer» de Friedrich qu’on pourrait associer au «Survenant» de Geneviève Guèvremont, le musicien créatif et encore plus le compositeur vit des instants de contemplation comme des instants d’horreur. L’idée est d’en ressortir avec une compréhension intense, globale dans un premier temps mais avec  avec le recul et une perspective historique. Ça prend toute une vie pour y arriver. Ce n’est pas comme jouer l’étude révolutionnaire à 14 ans.

C’est trop universitaire vous direz mais ne vous en faites pas. Espérez seulement que l’artiste a fait ses devoirs, qu’il vous révèle quelques chose et non qu’il détourne seulement votre attention. Peut-être que non, en fait. N’oubliez-pas: dans une Symphonie, il y a une clé.

Aujourd’hui, on attend qu’un artiste joue les notes sans fautes mais on se soucie peu deRésultat de recherche d'images pour "Catherine Dorion" sa perspective. Hier, je regardais le discours Catherine Dorion à l’assemblée nationale. C’était la première fois que j’entendais une artiste et qui plus est une député, s’adresser à la population avec une compréhension et une perspective qui devrait être celle de l’artiste. Articulée, Catherine Dorion, présente ses idées de façon poétique mais claire et surtout, les pieds sur terre. Je suis sûr qu’elle eu ses moment de contemplation comme ses moments de désespoir car, Québec, tu es quelquefois désespérant.

. Le «Wanderer» contemplant le monde du sommet est l’image de l’artiste qui regarde le monde avec le recul de la connaissances de l’histoire et de «l’humanitude». Rien de cela aujourd’hui. Pourtant, il y en a . Mais où sont ils?  On n’attend d’eux que divertissement, diversion. On attend qu’ils nous rendent fier de notre culture, sans commentaire.

Quand StravinskyRésultat de recherche d'images pour "le sacre du printemps" composait le Sacre du printemps il était un des 1ers compositeur avant Bartok et Kodaly à regarder du côté «anthropologique» et «ethnomusicologique» dans un monde ethnocentriste. Dans ce monde il y avait les civilisés et les sauvages, presque des animaux dans la vision de l’époque.  Bien-sûr c’était une ouverture de vision naissante mais il tentait de jeter un regard avec son «téléscope» temporel sur la culture Russe pré-chrétienne. La vision ethno-ouverte peut aider à se définir au niveau culturel. Rappelez-vous votre 1er voyage en Europe. Au retour, comme il avait changé le monde, à vos yeux. Les chinois avaient coutume de dire «On doit voir sa maison de loin régulièrement». Oui c’est nécéssaire et pas dans un «resort» ou en cherchant le «Wendy’s» ou le «MacDo» de Cologne ou paris ou même Shanghai.

Jouer une oeuvre c’est beaucoup plus que jouer les notes. C’est jouer la «psyché collective», la projeter, l’éveiller, la réveiller. Les compositeurs on en général une immense culture.

Nous sommes tous humains, sensibles, parfois créatifs. Nous vivons des «nœuds» dans notre croissance et souvent, nous vivons presque tous les mêmes. Certains s’en sortent mieux que d’autres. La musique est d’une aide à ce niveau car elle brasse la marmite alchimique, cette soupe d’émotions mélangées parfois de façon douteuse et malsaine. Des fois ça va trop vite et le fil de notre vie s’emmêle et il faut «détricoter» pour reprendre, mais pas le temps. Parfois il faut s’arrêter, les dénouer, le stress les aura resserré . Souvent on ne s’en rend pas compte et on en fait plus encore. Nœud sur nœud, à moins d’être expert en tricot ou en macramé, on n’arrive pas à en sortir.

La musique desserre les fils. En écouter oui mais, la faire encore plus. Je dirais qu’improviser est une façon extraordinaire d’y arriver. La musique, le concert peut être une thérapie ou une hygiène «esthétique»  de aisthêtikós (« qui perçoit par les sens, perceptible ») mais aussi «de ce qui est senti». Pas seulement la beauté mais TOUT ce qui est senti incluant douleur, tendresse, amour, dégoût, haine, névrose…

L’hygiène esthétique c’est de séparer le bon du mauvais, en nous. C’est la le rôle auquel échappent aujourd’hui les artistes dans leurs connaissance/ignorance super spécialisée.

Image associéeReste toujours les psy qui regardent l’heure, les pilules, la mari et autres évasions éphémère qui usent notre véritable émerveillement pour arriver à se «sentir» bien, un peu, de temps en temps, jamais assez longtemps.

Excusez-là. Des fois on écrit des article qui sorte de la marge pour s’y maintenir, un moment peut-être un instant pour voir l’autour du monde, la métaphysique

Jean Genest, 7 décembre 2018… tempus fugitis

Piedmont, Québec

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