«The Great gig in the Sky» L’impro totale et parfaite

Image associéeIl y a quelque chose de parfait dans l’impro, dans le moment, l’instant d’éternité capté. Un moment où le cerveau produit une masse incroyable de neurochimiques naturels qui vous font planer comme vous ne pourrez jamais planer.

Légende ou réalité? «The great gig in the sky»   une impro par Clare Torry pas préparée créée dans l’instant,  improvisée crée l’instant d’éternité.  Elle en reparle en entrevue. Pourtant aussi «great» que l’impro était Clare, elle va toujours être présente sur les disques mais pas très visible. Le disque de Pink floyd ne lui rapportera que quelques centaines de livres alors qu’il  a rapporté une somme astronomique

«The great gig in the sky»,  du disque «The dark side of the moon» un moment que peut-êtreImage associée nous ne revivront peut-être jamais parce que les ’70 sont passées. La libération a été faite et les barreau se sont refermés. Des formations musicales standardisées, visant «l’exécution» parfaite ont remplacé l’expression totale  de la vie. Trop de gammes, trop de métronome. La recherche de la perfection. Mais, l’impro est parfaite, elle l’est.

On demande aux jeunes musiciens d’arriver au but sans faire le voyage, en restant enfermé dans un «cubicule» insonorisé pour préparer un examen. J’y ai goûté dans mon adolescence. Ce n’est pas là qu’on vit «L’Extase Musicale».

Bien sûr, on peut jouer, chanter «the great gig in the sky». On peut répéter, pratiquer et arriver au même résultat aujourd’hui mais, c’est tout faux. L’instant ne sera plus jamais là car on reproduit au lieux de recréer.

Oui, mais c’est frustrant. On répète un Chopin, un Liszt et les gens remarque l’impro. Je l’ai vécu. Au mixage de «Scarbo»  (ici par Martha Argerich) de «Gaspard de la nuit» que j’avait enregistré en concert (1993) un technicien fait intrusion dans la salle de mixage en entendant une Impro que j’avait faite en concert en demandant «C’est quoi ça? C’est génial!» Tellement de travail sur «Scarbo» et mon impro non préparée, totalement spontanée vient chercher ce mec, dans l’autre studio…. C’était une impro sur «La légende de Yakou» que j’avais écrit quelques années plus tôt. J’en fais comme ça tous les jours et j’enseigne l’art de laisser couler la musique.

Merci à  Clare Torry pour ce  miracle que les improvisateurs, les vrais, vivent chaques jours. Vous savez, ça peut se vivre chez Chopin, Keith Jarret ou Liszt (tous grands improvisateurs)…

….et ça dure ensuite pour… des heures d’extase. Croyez-moi. Sinon la vie de musicien serait trop dure pour être vécue.

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