Écouter la lumière…

carcajou…une question de fréquence et de longueur d’onde

Der Wanderer ou le Survenant québécois

Après avoir parlé de Benjamin Franklin le vagabond et de Jean Valjean, Jack Kerouak parle de Beethoven…

« Beethoven fut un vagabond qui se mit à genoux et écouta la lumière, un vagabond sourd qui ne pouvait entendre les plaintes des autre vagabonds. » …Puis il parle de Einstein le vagabond

« Le vagabond américain en voie de disparition »,  Jack Kérouak. p 79

Ces choses ne peuvent êtres perçues par tout le monde. Le vagabond n’a rien entre lui et le soleil, entre lui et la lune. Par contre que ce soit Beethoven ou Mahler, tous ont fait un séjour en cellule pour « excès de liberté ». La contemplation véritable serait-elle un crime?

castafioreBeaucoup de grands artistes ont connu le vagabondage (Schubert, Mahler). Peu d’Universitaire y ont goûté. Connaître Beethoven par sa musique ne permet pas de connaître la vie de Beethoven, ses inspirations. On le réduit souvent à un bourgeois Classique à la face de bœuf en quelque sorte. Un vagabond vit dans le monde des vagabonds et peut comprendre cet autre vagabond. Le SURVENANT

J’ai moi-même vagabondé à ma façon, vélo en Gaspésie, sur la côte-nord. Un matin, après avoir dormi dans la forêt à quelques km de Port Cartier, au nord du 50e parallèle. À mon départ, je sens… comme une mouffette. Nous avons tous senti le parfum de la moufette. Elle pourrait rappeler… la chanteuse d’opéra. J’aime le parfum de la moufette et les chanteuses d’opéraaaAAHH JE RIS… Un autre soir, avant de quitter le bord de la mer, (Bic) Je sens lemustelidé je regarde à droite, voit un lièvre, puis, à gauche, un pékan » Pardon au pékan, je lui ai fait perdre son souper. L’odeur était différente de la moufette. L’odeur, celle de Port-Cartier, était plus forte, moins agréable… peut-être celle du carcajou. Ou d’une belette.

surveAvais-je dormi sur son territoire. Si oui j’étais chanceux d’être encore en vie…. Mes os auraient été broyés pas ses puissantes mâchoires. De mes restes, arrosés, pollués par le « parfum du mustélidé pour être incomestibles par tout autre prédateur. Quand on a vécu ces choses, ce n’est pas la peur, mais l’union cosmique que l’on garde en soi. La bête avait peut-être ressenti une harmonie ou un dégoût. Peut-être me rappelant la butte sous mon hamac, avais-je uriné toute la nuit sur sa tanière établissant sans le vouloir mon territoire. Je me rappelait la fierté ressenti ce matin là , en passant sur mon lourd vélo, la borne indiquant, 50e parallèle.

Tout ça pour dire que, le vagabond ne sent pas les mêmes choses que l’universitaire. Et si l’universitaire est vagabond et … musicien, quelle est la valeur de son lien et…qu’est-ce que ça apporte à l’expérience musicale.

Jean Genest 2017

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