Débuter au piano de 5 à 85 ans (&+; )

maxresdefaultPar où débuter? Le Do?

C’est souvent ce qu’on fait. C’est comme entrer dans l’univers riche, infini et merveilleux de la musique par le trou d’une aiguille. C’est la raison pour laquelle les meilleurs talents décrochent. Ils sont souvent y allergiques à la discipline qui est la base de cette vieille méthode. Le taux de «rétention» est extrêmement bas.

Heureusement parfois, ils sont autodidactes.

D’ailleurs, le DO est la 2e note la plus ennuyante de la gamme la plus ennuyante des 12 notes du  piano. Pour cette raison on doit lui ajouter un # (dièse/sharp)  pour lui donner du…zest, de piquant.

La note la plus ennuyante est en fait le FA. Par contre si on fait la gamme à partir de Fa sur les notes blanches on trouve la gamme des magicien de Merlin et Elitsin son ami BARDE. Cette gamme a la note bleue (blue note) «SI» (la note la plus excitante, trop excitante) Le «SI» (B) était interdite et s’appelait «H».  (on doit lui mettre un «b» (bémol/flat) Elle nous allume et donne immédiatement le plaisir musical. La note bleue se trouve aussi dans le blues. Gamme formée des touches noires + «LA». La 1ère note à apprendre «A» de A B C D E F G, la 1ère gamme depuis Pythagore. FA & SI ensembles (triton), la fête est commencée.

Mais tout ça c’est du blabla, il faut l’essayer pour le «feeling»

Venez découvrir le grand conte de la musique et acquérir une technique virtuose, découvrir le vrai sens de «à la turka» ou «Pour Élise» les messages que nous envoient les grand compositeurs tout en devenant un(e) virtuose de la musique avec un maître qui a voyagé dans ce monde fabuleux. Explorez Bach ou «Color my world»

Venez me voir et plonger dans cet univers passionnant. Et, si vous faites des gammes, faites les bonnes, celle qui sont intéressantes.kOKO

C’est ce que j’enseigne depuis plus de 30 ans et ça marche

Je vous offre d’entrer par la grande porte du merveilleux!

 

Jean Genest août 2018

Piedmont, Québec

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RECHERCHE ZORRA

L’Odyssea de ZORRA

5699065ef9c5d4aa7758b28817347f32Je cherche actuellement une clarinettiste virtuose professionnelle pour incarner «Zorra la Bogotanina» que joue de la clarinette. Elle jouait même de la «cLArInOTe» avant même de naître. Zorra traverse le monde à travers les épreuves. Tout comme Ulysse  ou Odysseus.

Je cherche cette perle dans la région de la FRANCE. Vous pouvez me contacter

Et, c’est à travers les musiques de L.Bernstein, Poulenc, Debussy, Piazolla et des musiques traditionnelles et au fil de ma narration, Ce sont vingt années qu’elle traversera vers sa réalisation et, elle vaincra. Ce sont pourtant les épreuves que tous nous seront appelés à relever…si nous avons le courage de relever le défi de vivre. Les cyclopes, nymphes et ondins…

Un musicien, comme un peintre ou un photographe, doit présenter son «oeuvre» lorsque le travail est achevé. Pour moi, cette présentation inclue souvent une narration ou de la poésie. Tout comme le peintre fait encadrer sa toile, le musicien doit faire de même.

Le cadre ne limite pas l’image mais la projette vers le témoin afin d’absorber kOKOl’observateur dans l’espace de l’oeuvre. «Beethoven se mettait à genoux pour entendre la lumière ». Le créateur (au sens d’artiste créatif) perçoit d’un autre monde, d’ une autre dimension un message qu’il le traduit ou convertit , parfois transmet directement sur son média.

C’est un peu comme les astronomes qui écoutent les étoiles pour entendre l’écho de la création du monde.

En passant, Kokopelli est une mouche. Une mouche avec une trompe énorme qui pollènise les fleurs en Amérique du sud. Tous les fruits merveilleux sont dût à son intervention.

Pour moi, cette image représente tellement bien l’esprit de Zorra, qui pollènise les cœurs avec sa clarinote.

Koko signifie aussi divinité

Jean Genest, juillet 2018. Piedmont.

jbgenest@yahoo.ca

 

Jean et les géants

Mon Kit STEINWAY (à suivre)

SteinwayO1908_3Il y a 30 ans je vendais mon piano à queue six pieds pour acheter un piano numérique. Je magasinais longuement essayant toute les grandes marques et j’achetais un piano qui n’étais pas  dans ces marques. J’arrête mon choix sur un  » Technics » malgré mes préjugés au départ. Après l’avoir essayé il me plait. 30 ans plus il ne m’a jamais déçu. CD classique et beaucoup de Concerts. Pauvre clavier! Il a subit Petrouchka, Liszt et tous mes élèves, petits et grands. Croyez-moi les petits sont les plus durs. En 2 minutes ils trouvent la façon de jouer pour le détruire. Peut-être ne veulent pas jouer du piano mais, tout de même ils finissent par prendre plaisir au piano. Son défaut,  il n’était pas portatif et le déménager était une corvée. Mais, j’ai déménagé des pianos droits et mon piano à queue constituait un défi de déménagement. Beaucoup moins portatifs.

Aujourd’hui je renouvelle l’expérience. La technologie a fait des grands pas. J’ai choisis un clavier facile à transporter, léger mais avec une action qui répond à mes critères mécaniques: un jouet.

Maintenant, je cherche les sons. Il y a sur le marché des giga banques de sons: Steinway, (Stoneway ; ) Bösendorfer, Fazioli, le piano de Abbey Road. J’aurai bientôt achevé mes choix et j’aurai mon kit Steinway. J’espère trouver la façon de passer d’un tempérament à l’autre pour jouer dans le tempérament d’origine utilisé par le compositeur à son diapason.

Je me rappelle quand j’avais 11 ans et que je rentrais au conservatoire. Je me glissais dans la salle ou dans un studio avec un Steinway 7′ tout neuf ou un Baldwin 6′. Je jouais, je m’éclatais et immanquablement je me faisais expulser. Mais quel plaisir j’avais à  »tapocher » ces géants.

Mais je n’oublie pas la chose la plus importante est de jouer AVEC  les géants et pas contre.

 

Un petit mot

Un des programmes musicaux que j’offre Musique thérapeutique

bio

muse

L’improvisation LIBRE

boyJe me souviens, ça a commencé vers 12 ans, au début des ’70s. J’étais au piano au conservatoire et mes doigts ont commencé à courir sur le clavier. D’abord des accords simples mais, cette énergie, ce plaisir. C’était comme le printemps et la fonte des glaces, les rivières qui sortent de leur lit. C’était débordant!

D’abord des majeurs 7, puis des 7 avec leurs insolents tritons. Je ne savais pas ce que c’était, comment ça s’appelait. Le nom n’est pas la chose. Le plaisir, c’était comme «être possédé». Ça a été le début de la découverte qui ne finirait jamais. Je commençai dès lors à contaminer les Steinway, Baldwin et Heintzman à queue du conservatoire. Comme on dit, «ils en prenaient pour leur rhume» Ces pauvres étaient habitués au Bach, Mozart et Beethoven. J’avais le diable dans les doigts et, je le sais, je devenais une nuisance dans le conservatoire local où la rigidité était la règle.

On me chassait du piano, je revenais. C’était plus fort que moi. J’avoue que mes déchaînements ont dût en ennuyer plus d’un. Mon jeu était sauvage dans le temple de la raison musicale et d’une civilisation où la raison doit tout contrôler. Je suivais les courants en moi. J’allais où ils m’amenaient, sans demander de permission, sans préméditer. C’était probablement un peu infernal pour ceux et celles qui devait subir les sacrilèges dont mes doigts se rendaient coupables. Mais de la culpabilité je n’en ai jamais ressenti. Du plaisir sans fin voilà ce que je ressentais. Et du bonheur!

C’est comme ça que l’improvisation a pris sa place musedans ma vie. J’ai toujours aimé Bach, Mozart Chopin. Je n’ai jamais aimé Haydn. Ma vie musicale était cet entrelacement de 2 voies et plus tard, 3 voies qui se croiseraient souvent comme des contrepoints, une fugue dans la liberté.

Puis viendrait les ’80s, ’90s et 2000. Le nouvel ordre mondial: l’ordre.

 

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Pour moi jouer sur un piano a toujours constitué un grand bonheur. Depuis je me consacre à l’enseigner, le faire découvrir. C’est pour cette raison que que j’ai créé les 12 jeux d’improvisation.

Pour moi, il y a toujours une part d’improvisation, d’imprévu. Que j’interprète Chopin (un grand improvisateur) ou Stravinsky ou Ravel, jamais je ne décide comment il doit être joué. J’en comprend «l’organismique» et je me laisse porter. Je redécouvre l’oeuvre et ses nouvelles facettes à chaque fois. Je veux pas lui imposer ma dictature. C’est pour moi un enchantement sans fin.

Jean Genest, 2018

Jean_Genest

ORAL vs ÉCRIT

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La pédagogie a traversé les époques depuis  la connaissance de la musique. Aujourd’hui encore, il existe plusieurs modes d’apprentissage de la musique: l’oral et l’écrit.

Depuis la nuit des temps, la musique était enseignée de bouche à oreille. Nos violoneux transmettaient leur musique à un apprenti face à face. Si le rythme ou la « façon », « l’esprit » n’était pas bonne, le maître y mettait une grande importance et corrigeait immédiatement. Dans l’apprentissage écrit, il y a un délai parfois de plusieurs années. J’ai souvent entendu dire par les professeurs de niveau « supérieur » « apprenez vos notes, vous apprendrez la musique « plus tard » quand vous serez parfait. cela fait beaucoup de jeune qui n’y auront jamais accès. Peut être même le professeur lui-même n’y a pas accédé.

 

Mais plus que tout, l’apprentissage par l’oral permet au débutant de développer une gestion interne du jeux sans être basée sur la vue. Est-il nécéssaire de souligner que la musique est affaire d’oreille. Depuis plus de 25 ans je réalise que les débutants apprennent plus vite par transmission directe du professeur. Leur jeu est plus fluide, plus facile et ils peuvent jouer des pièce bien plus complexes. La lecture comme la reconnaissance des notes doit être séparée pour les premiers temps. Sinon, ils joueront au rythme de leur lecture et les Schtroumpfstructures mentales ne se développent pas et l’élève « talentueux » décroche. C’est là que l’on perd les talents exceptionnels pour garder les enfants dociles. Ça ne prend pas beaucoup de temps mais demande une implication plus grande du professeur. C’est son travail n’est-ce pas?

Oui au début de mon enseignement j’avais un doute et je trouvai des trucs pour transmettre comme, des images mentales et comment décrire, les patterns. Ainsi le côté droit du cerveau, le coté artiste, est mis à profil. C’est ainsi qu’on apprend des formes, des patterns plutôt que des notes.

Développer l’oreille est assurément la priorité dans l’apprentissage de la musique. La lecture séparée au début peut alors apporter tout le bon qu’elle peut donner à l’apprentissage plutôt que de le bloquer.

Jean Genest, maître en pianomoimême

Écouter la lumière…

carcajou…une question de fréquence et de longueur d’onde

Der Wanderer ou le Survenant québécois

Après avoir parlé de Benjamin Franklin le vagabond et de Jean Valjean, Jack Kerouak parle de Beethoven…

« Beethoven fut un vagabond qui se mit à genoux et écouta la lumière, un vagabond sourd qui ne pouvait entendre les plaintes des autre vagabonds. » …Puis il parle de Einstein le vagabond

« Le vagabond américain en voie de disparition »,  Jack Kérouak. p 79

Ces choses ne peuvent êtres perçues par tout le monde. Le vagabond n’a rien entre lui et le soleil, entre lui et la lune. Par contre que ce soit Beethoven ou Mahler, tous ont fait un séjour en cellule pour « excès de liberté ». La contemplation véritable serait-elle un crime?

castafioreBeaucoup de grands artistes ont connu le vagabondage (Schubert, Mahler). Peu d’Universitaire y ont goûté. Connaître Beethoven par sa musique ne permet pas de connaître la vie de Beethoven, ses inspirations. On le réduit souvent à un bourgeois Classique à la face de bœuf en quelque sorte. Un vagabond vit dans le monde des vagabonds et peut comprendre cet autre vagabond. Le SURVENANT

J’ai moi-même vagabondé à ma façon, vélo en Gaspésie, sur la côte-nord. Un matin, après avoir dormi dans la forêt à quelques km de Port Cartier, au nord du 50e parallèle. À mon départ, je sens… comme une mouffette. Nous avons tous senti le parfum de la moufette. Elle pourrait rappeler… la chanteuse d’opéra. J’aime le parfum de la moufette et les chanteuses d’opéraaaAAHH JE RIS… Un autre soir, avant de quitter le bord de la mer, (Bic) Je sens lemustelidé je regarde à droite, voit un lièvre, puis, à gauche, un pékan » Pardon au pékan, je lui ai fait perdre son souper. L’odeur était différente de la moufette. L’odeur, celle de Port-Cartier, était plus forte, moins agréable… peut-être celle du carcajou. Ou d’une belette.

surveAvais-je dormi sur son territoire. Si oui j’étais chanceux d’être encore en vie…. Mes os auraient été broyés pas ses puissantes mâchoires. De mes restes, arrosés, pollués par le « parfum du mustélidé pour être incomestibles par tout autre prédateur. Quand on a vécu ces choses, ce n’est pas la peur, mais l’union cosmique que l’on garde en soi. La bête avait peut-être ressenti une harmonie ou un dégoût. Peut-être me rappelant la butte sous mon hamac, avais-je uriné toute la nuit sur sa tanière établissant sans le vouloir mon territoire. Je me rappelait la fierté ressenti ce matin là , en passant sur mon lourd vélo, la borne indiquant, 50e parallèle.

Tout ça pour dire que, le vagabond ne sent pas les mêmes choses que l’universitaire. Et si l’universitaire est vagabond et … musicien, quelle est la valeur de son lien et…qu’est-ce que ça apporte à l’expérience musicale.

Jean Genest 2017